OPINION : Non, Je ne suis pas arabe et je ne pourrais être que kabyle.

Par | |
T

« To be or not to be, that's the question ». Cette question existentielle posée par Shakespeare, il y a déjà des siècles, revient au devant de la scène médiatique algérienne sous forme de « Sommes-nous, ou pas, arabes ». Suite à la terrible escalade de violence, physique et verbale, médiatique et politique, qui a émaillé le « Match » Algérie/Égypte du 18 Novembre dernier, des voix se lèvent pour décréter, comme par désenchantement, «la fin de la communauté arabo-musulmane»(1) à l'image de l'ancien ministre français, délégué à la promotion de l'égalité des chances, Azouz Begag et d'autres, plus modérés, pour appeler à revoir, comprendre remettre en cause, l'identité algérienne qui serait finalement pas arabe, et par ricochet, peut être aussi pas musulmane. Kamel Daoud, du Quotidien d'Oran, repris par Le Matin.dz, appelle cela «la décolonisation horizontale» (2).

Écartant Azouz Begag, citoyen français, ex-ministre de la république française de surcroit, et déniant lui la parole. Malgré son statut de chercheur au CNRS, il n'aurait pas le droit de s'exprimer sur son pays d'origine ni d'y émettre un avis, même savant, car ce serait de «l'ingérence étrangère», devise chère aux gouverneurs algériens mais reprise en boucle, dans un nationalisme désuet et aveugle par tout algérien «jaloux de son pays» et penchons-nous sur la contribution, brillante a priori, du journaliste algérien «et fière de l'être» Kamel Daoud qui a subjugué les internautes, et certainement ses lecteurs, et a collectionné les congratulations. Une contribution qui ne caresse pas dans le sens du poil, du politiquement correct, mais qui ne va pas, non plus, dans le sens de l'histoire. Une contribution «limpide» et «courageuse» mais pleine d'implicite et de« cens caché »(3).

C'est moins une déclaration de guerre contre l'arabité, mais ce n'est pas une déclaration d'amour à la Kabylie. Bien au contraire, c'est un pamphlet contre la «berberité», comprendre la Kabylie qui, selon l'auteur, est la cause de tous les maux de l'Algérie et surtout de son désaroi identitaire, preuve à l'appui :Il a fallu une rencontre sportive entre deux pays «frères», suivie d'un déluge d'insultes et de coups mutuels, pour que le journaliste, et à travers lui les autres, se pose la question de l'identité algérienne en remettant en cause son arabité qui n'est, finalement, qu'«alimentaire». Autrement dit opportuniste et rentière. Effectivement l'arabité n'a servi que les successifs dictateurs algériens, de Ben Bella, son chantre par excellence, qui décréta, déjà, à l'aube de l'indépendance par le fameux triptyque que «nous sommes arabes» et affirmer ainsi sa soumission totale au parrain et Grand frère égyptien, à Bouteflika, son serviteur le plus servile, qui jura, aussi, en pleine décomposition, baptisée à l'occasion «réconciliation», nationale et face à des millions de kabyles, qui attendaient un geste d'apaisement et de reconnaissance de ce messie autoproclamé et qui flirte aussi bien avec la langue de voltaire qu'avec celle d'El jahidh, que Tamazight ne sera jamais langue officielle, insistant ainsi sur le déni commis par ses prédécesseurs et confirmant son inféodation à ses Émirs lointains dans l'Arabie, ses protecteurs dans sa traversée du DESERT.

La politique économique de celui-ci atteste de l'arabisme zélé du personnage en offrant les marchés juteux de la téléphonie mobile et du bâtiment aux égyptiens, au détriment des opérateurs nationaux, pendant que les braconniers émiratis et saoudiens chassaient les dernières gazelles du Sahara algérien. Le tout couronné par des méga concerts, animés par Majda, Raghib et autre Nawel, célébrant de la sorte l'arabité au grand dam de l'Égypte. Tous les algériens et surtout les algériennes connaissent leur chansons au même titre qu'ils vénèrent Mahmoud Yacine et Yamina rizk, dieux sacrés de la télévision, non égyptienne mais, algérienne.

Entre les deux il y avait Boumedienne, poulain du premier et parrain du dernier, architecte et défenseur de cette arabité, tant décriée, en arabisant l'école avec toujours la bénédiction de l'Egypte qui envoyait des milliers de coopérants pour apprendre aux potaches algériens l'Alif Baa en ramenant aussi dans leurs valises les fetwas de Qotb et autre El ghazali, des fetwas qui déboucheront, des années plus tard, sur un génocide humain, culturel, intellectuel et économique. Tout cela a échappé à notre respectable journaliste qui, à aucun moment de sa «brillante» contribution, n'y fait, au moins allusion. Je peux comprendre qu'il ne se mêle pas de la politique mais il doit savoir que l'identité est avant tout politique. Notons au passage que ces trois vautours de la politique, complexés de l'identité qu'ils sont et éternels inféodés à l'Egypte sont oranais. Ils viennent de l'ouest algérien, probablement du même patelin que l'auteur de l'article, ce qui justifie son esquive et son passage sous silence. Nommer les choses et mettre des mots sur les maux, afin de mieux comprendre, peut rendre mal à l'aise pour un certain temps mais le salut ne peut venir de la feinte et de tartufferie, voire de la complicité et de l'omission.

M. Daoud, au lieu de se pencher sur la Genèse de cette maladie, qu'il découvre «guérissable», et déceler le microbe, ou les microbes, qui gangrène le corps algérien, afin de l'éradiquer, découvre aussi, par la même occasion, que «Nous avons ressenti le besoin d'être nous-même » et que «Nous n'avons pas besoin d'être arabes pour être musulmans ni d'être musulmans pour être algériens». Quelle superbe découverte! Fait-il sciemment ou pas? Je ne peux le savoir, mais oublie-t-il que, depuis l'indépendance, un grand nombre de ces algériens disent exactement la même chose, sans qu'une oreille daigne les écouter. Ces algériens qui n'ont jamais renoncé à leur algérianité mais qui ont refusé l'arabité, sans pour autant contester l'arabité des autres. Ces algériens qui ont beaucoup donné pour que l'Algérie ne serait qu'algérienne. Personne ne les a entendu ou plutôt personne n'a voulu les entendre. Un rappel des faits pourrait rafraichir la mémoire aux amnésiques et éventuellement la remplir aux ignorants.

C'est dans le silence complice que Abane Ramdane a été exécuté en 1957, c'est dans le silence complice que les militants du FFS ont été liquidés en 1963. C'est dans le silence complice que les militants du MCB ont été emprisonnés et torturés dans les années 80. Idem pour les fondateurs de la Ligue Algérienne des droits de l'Homme en 1985. C'est dans le silence complice qu'un million d'écoliers kabyles a boycotté l'école algérienne en 1994. C'est dans le silence complice que Matoub Lounès a été assassiné en 1998. C'est dans le même silence complice que 127 jeunes kabyles ont été lâchement abattus par les gendarmes algériens. Ces algériens « de seconde zone », à défaut d'être « des amazighs de première zone », n'ont pas attendu un match de football pour clamer que « Nous n'avons pas besoin d'être arabes pour être algériens » et plus clairement pour les sourds « Nous ne sommes pas arabes ». Donc la question, oh combien importante, de l'identité algérienne ne date pas d'hier. Des fleuves de sangs ont été versés, Monsieur Daoud. Ce volet de l'histoire contemporaine de l'Algérie a été aussi occulté par le journaliste qui pose naïvement, et malheureusement, très tardivement, la lancinante question de « qui sommes-nous ?». Occulté mais pas ignoré, en tous cas, puisque Kamel Daoud , dans sa quête identitaire, refuse d'être « une brebis capturée par un chant de sirène non comestible » car dans lequel cas il ne serait qu'un « Berbère? Berberiste? Autonomiste? Culturaliste? Curieusement les quatre qualificatifs choisis font référence uniquement, et exclusivement, à la Kabylie. Berbère et culturalise viennent des années 80. Ils qualifiaient les militants du MCB (Mouvement Culturelle Berbère). Berberiste vient de très loin, de 1949 lors de la crise Anti-berberiste où l'on a exclu et même exécuté des militants de PPA-MTLD, (comme Imache Amar, Mbarek at Menguellet et Amar Ould Hamouda pour ne citer que ceux là) pour la simple raison qu'ils s'opposaient au choix exclusif de l'arabité comme idéologie du futur Etat Algérien en latence, et affirmaient ainsi que l'amazighité aussi fait, et fera, partie de l'identité nationale. Autonomiste fait allusion, explicitement, au MAK ( Mouvement pour l'Autonomie de la Kabylie).

Ainsi M. Daoud refuse, dans sa fuite de l'arabité, aussi d'être ou d'être assimilé, pas au berbère/amazigh, ce qui n'est pas une exclusivité de la Kabylie, mais surtout pas au kabyle tout court, ce qui n'est pas facile à dire, et même à écrire sous la plume du journaliste du Quotidien d'Oran applaudi. Il lui préfère, par une incroyable parabole, le signifier, le montrer et l'indexer par une magique formule «...des maquis de l'identité poussés vers la montagne et le radicalisme, prompts à l'exclusion et fascinés par des retours impossibles vers des origines privatisées, folklorisées » et tout cela n'est que l'autre mal dérivé de l'obsessionnel refus de l'arabité de Kamel Daoud. Bravo l'artiste (plutôt que le journaliste), incroyable raisonnement: Si la kabylie s'arabise elle tombera dans le délire identitaire qui s'est emparé subitement de vous et de vos semblables, de vos compatriote j'allais dire, et si elle s'entête à ne pas perdre son âme, en s'attachant à sa langue, ses us et se valeurs, universelles par ailleurs, c'est qu'«elle est radicaliste, prompte à l'exclusion» . Je ne connais pas meilleure manière de tuer son chien en l'accusant de rage. Il faut attendre le passage suivant pour comprendre réellement le propos de l'auteur et à travers lequel on peut, sans peine, se rendre compte que ce qui dérange, après l'arabité, le porte parole des Lost identitaires, c'est la kabylité.

Avec la question:« Pourquoi lorsqu'on parle de l'amazighité des algériens on tourne le regard automatiquement vers la Kabylie et pas vers le sud ou l'ouest ou le reste du pays et des algériens?» l'interrogateur confirme ses intentions et «le masque» tombe. Dans la fièvre existentielle qui s'est emparé de l'auteur, et pour apaiser ses douleurs et soulager ses souffrances, la kabylie reste l'ultime sacrifice. Comme le pigeon blanc égorgé pour les femmes enceintes, chez nous, et qui emporterait avec lui tous les maux du foyer et toutes les malédictions.

Tout le monde, et notamment l'algérien, connait la signification du maquis. Depuis la guerre d'indépendance jusqu'au terrorisme islamiste le maquis signifie prendre les armes et défendre sa «cause » et cela ne peut se faire que dans le maquis, autrement dit la montagne (adrar). Depuis quand la Kabylie, car c'est bien d'elle qu'il s'agit, contrairement aux autres, a pris les armes pour défendre sa «cause» ou même pour se défendre ? Cela ne s'est pas vu même lorsque le régime algérien abattait, de sang froid, ses enfants. Depuis quand la Kabylie est prompte à exclure, une personne, une religion ou même une culture quand ils ne sont pas conquérants ? Depuis quand la Kabylie a «privatisé ou folklorisé ses origines» alors qu'elle ne cessait de réclamer l'amazighité pour tous les algériens, jusqu'au point de renier sa kabylité ( car une grande nuance existe entre les deux concepts, l'un est général et générique, l'autre pertinent et spécifique) et la démocratie pour toute L'Algérie. Cette Kabylie qui depuis un demi siècle ne cesse de donner ses enfants comme chair à canon pour la libération, la réappropriation puis à la démocratisation de l'Algérie. Cette Kabylie qui ne veut pas sombrer dans le sommeil identitaire car sachant pertinemment que celui qui ne connait pas son histoire est condamné à la revivre.

Cette Kabylie qui a offert les meilleurs de ses enfants pour l'Algérie car, pour elle, être kabyle c'est nécessairement être algérien et être algérien suffit humblement pour être kabyle. Cette Kabylie qui ne voulait pas d'une Algérie arabe et encore moins berbère, mais simplement d'une Algérie algérienne, c'était le rêve de Abane et de Didouche. A ce stade d'intox et de désinformation «La peau »n'est plus noire mais arabe et « le masque » n'est plus blanc mais algérien.

Pour ma part, et pour des millions d'algériens comme moi, la question qui vous chagrine et qui vous met dans ce pitoyable état, cette fameuse question ne m'effleure même pas l'esprit. Je sais qui je suis. Je le savais le jour ou ma mère m'a mis au monde, quand je commençais à balbutier: « yemma, vava, dadda, yaya » et je prononçais mes premiers mots, car mes anges me parlait kabyle comme disait Takfarinas. Je le savais le jour ou je reçus une gifle du directeur de l'école primaire de mon village parce que je parlait kabyle dans la cour de recréation, ce que l'institution m'interdisait. Je le savais en écoutant ferhat chanter aattar, nekkini id nnigh et tahia barzidane; Matoub chanter lwed-aissi et aghourrou, ce que la télévision algérienne ne diffusait pas. je le savais, lycéen, en lisant les chemins qui montent de Feraoun et la colline oubliée de Mammeri, ce que l'école algérienne ne m'enseignait pas. Je le savais quand des jeunes kabyles tombaient sous les balles explosives des gendarmes algériens, exécutant les ordres de leur sinistre tuteur, ministre de l'interieur, sieur Zerhouni, bizarrement originaire de l'Ouest aussi. Je le savais, étudiant, un certain 19 Mai 2001, à la cité universitaire de Hydra, à Alger, quand d'autres étudiants algériens de différentes provenance, et devant notre tristesse et notre désaroi face au carnage en kabylie, jouissaient de fêter la journée de l'étudiant, et de tabasser, avec le soutien des habitants des bidonvilles avoisinants et devant le regard du directeur de la résidence, les étudiants kabyles qui n'avaient pas le cœur à la fête. Voici ce que représente pour moi l'algérianité et ces pour ces raisons que je la rejette. Comme vous ne voulez pas être amazigh de seconde zone je ne veux pas être, et je ne serai jamais, un algérien de seconde zone. Je suis amazigh au même titre que les français, les espagnols et les italiens sont latins. Cela ne les a pas empeché de s'émanciper chacun dans sa langue et sa culture. Je suis kabyle, ma langue maternelle est le kabyle,je suis né et j'ai grandi en Kabylie, je ne pourrais être autre chose. Je n'ai pas attendu le MATCH pour savoir qui suis-je. Toutes les injustices et tout le déni que j'ai subi, moi et les miens, m'ont apporté la réponse . Libre à vous d'être arabe de seconde zone ou algérien de première. Concernant le MAK( Mouvement pour l'Autonomie de la Kabylie) auquel il est fait, insidieusement allusion, journaliste que vous êtes, vous devriez savoir qu'il n'est ni un mouvement séparatiste, ni extrémiste et encore moins raciste(4). C'est un mouvement qui a vu le jour dans le sang et les larmes, pendant le printemps noir de Kabylie, quand des jeunes kabyles désarmés, manifestant encore une fois pour plus de liberté et de démocratie en Algérie, tombaient sous les balles explosives du pouvoir algérien sans qu'une voix, de l'Est ou de l'Ouest, s'élève pour dire « arrêtez, ces jeunes sont les nôtres et ce qu'ils revendiquent est le nôtre ». C'est la cristallisation de tous les combats, et de toutes les revendications portées par la Kabylie, revendications qui sont, finalement, aussi « mal partagées ». L'autonomie de la Kabylie, dans un cadre national, est seule garante à même de protéger ses enfants, de promouvoir sa langue et sa culture, de réaliser ses aspirations de progrès, de laïcité et de modernité(5). Ces aspirations qui font peur au pouvoir algérien qui interdit au président du MAK, Ferhat Mehenni, de rentrer dans son pays, pays auquel son père s'est sacrifié et, à travers ses sous-traitants tunisiens(6), de l'empêcher même de voir sa famille, le tout dans un silence absurde de la presse algérienne « indépendante »!

Vous ne devriez pas avoir honte, de ne pas être kabyle, M. Daoud. Car à défaut d'être « une brebis capturée, par un chant de sirène non comestible » vous ne seriez qu'une brebis galeuse reniée par le troupeau et abandonnée par le berger. Et au lieu de défouler sur la Kabylie, éternel cauchemar des déracinés de l'idéologie et des oubliés de l'histoire cherchez remède à vos maux du coté de la psychologie et « Sentez-vous bien quand vous vous dites arabe ». Vous n'avez pas trop le choix car comme le dit le grand Lounis :« laslik izeglik win tebghid yugik mliyid wi ikilan » Je traduit, car apparemment cette langue kabyle qui me vient des fins fonds de l'antiquité, malgré les aléas de l'histoire, jalousement protégée par mes ancêtres contre les envahisseurs du Nord et d'Orient, et soigneusement transmise par mes grand-parents malgré le déni et l'oppression, est « mal partagée », comme si , au final, c'est aux kabyles d'aller « kabyliser » des gens qui ont, depuis longtemps troqué leur amazighité, de gré ou de force, contre des honneurs éphémères et des identités empruntées:« Ton origine t'a renié, celui que tu veux t'a refoulé, dis moi qui est-tu ?»

Cette kabylie orgueilleuse, comme une grande dame qu'on ne peut atteindre, aux heures des combats qu'elle mène n'inspire, dans le meilleure des cas, que la jalousie et l'envie de la conquérir, et au pire la méfiance et l'envie de la détruire. Et si elle tient à son identité, et la dessus elle ne se pose pas de question, ce n'est pas un retour impossible aux origines incertaines mais une implantation dans le cœur de l'histoire qui la projette dans l'avenir. Un avenir de paix et de tranquillité. Un avenir de progrès et de développement. Un avenir de reconnaissance et d'ouverture. Un avenir meilleur que l'ensemble algérien ne peut pas lui offrir. Contrairement à l'algérianité bien décrite par le journaliste « Dedans, il n'y a encore ni palmiers, ni oliviers, ni contes, ni traces, ni cimetières d'ancêtres, ni signes exhumés » un vide en gros, un grand vide, la Kabylie a ses oliviers et figuiers( tizemrine akw tnaqline), ses contes et ses légendes (tiqsidine akw tmuchouha), ses traces et ses racines(izourane) et c'est exactement ce que l'algerianité, à défaut de ne pouvoir le lui prendre, a voulu détruire. L'algerianeté ne serait pas aussi vide si elle a pu conjuguer, et réunir en symbiose, la Kabylie et ses oliviers, le Sahara et ses palmiers (et son pétrole), l'Algérois et ses orangers, l'Oranie et ses vignes, le Constantinois et ses chênes. Cela s'appelle la Terre M. Daoud et ce n'est pas dénué de sens. C'est en fin de texte que le chercheur d'os découvre qu'« en voulant savoir qui nous sommes, nous sommes remontés à plus loin que la colonisation française, pour retomber dans les travers d'une colonisation plus ancienne et que nous avons confondu avec notre portrait que renvoie notre terre ». Chassez le naturel, il revient au galop dit le proverbe. A force d'ignorer son aliénation on retombe dans sa défense. Il n'y a pas de décolonisation verticale ni oblique ni horizontale. Il y a une seule et unique décolonisation, elle est symbolique, historique, idéologique et culturelle. C'est une décolonisation politique. Le jour ou les intellectuels algériens, les journalistes et les écrivains commencent à bannir l'incartade et à dire ce qu'elles sont les chose, réellement, à montrer la voix aux populations et à traduire leurs aspirations, à cesser d'invectiver les autres en se remettant en cause, à prendre le pari de l'intelligence et non celui de l'allégeance, à nommer le totalitarisme et descendre les fossoyeurs des identités, ce jour la les colonisateurs, tous les colonisateurs tomberont et l'oranais, l'algerois, le kabyle, le chaoui, le targui retrouveront leurs identités et vivront pleinement leurs spécificités. Ce n'est que de la sorte que tout un chacun, en s'émancipant des tutelles choisies ou imposées fera partie intégrante de la communauté nationale, communauté à la fois diverse et unie, ce jour là l'Algérie ne sera pas vide. Elle ne sera pas non plus assassine et corrompue. Elle donnera une place à ces peuples qui la composent, elle saura honorer ces hommes et ses femmes qui l'ont libéré ( ma pensée va à Djamila Bouhired (7) qui se plaint de sa misère à la présidence au moment au les joueurs algériens gagnent des sommes hallucinantes pour la qualification en coupe du monde(8) ), à connaître son histoire pour, enfin envisager l'avenir.

L'identité des peuples ne peut être l'effet d'improvisation forcenée au gré d'une victoire, sportive soit-elle ou autre. C'est un héritage inconditionnel, perpétué et protégé par des générations qui se succèdent. En attendant la Kabylie a tracé son chemin, celui de l'autonomie, son seul espoir et son seul salut sur la terre de ses ancêtres. Les retardataires suivront ou à défaut, périront dans le sommeil identitaire et rejoindront les poubelles de l'histoire.

H. Mekdam, département jeunesse et université, MAK-France

Notes:

(1) Azouz Begag et C. Delorme, La fin de la communauté arabo-musulmane, lemonde.fr, 04/12/09.

(2) Kamel Daoud, L'inévitable décolonisation horizontale, lematindz.net , 21/12/09.

(3) Daniel Gaxie, Le cens caché, editions du Seuil, Paris 1978.

(4) PAK, projet pour l'autonomie de la Kabylie, mak.makabylie.info

(5) H. Mekdam, Pourquoi l'autonomie de la kabylie, afrique-du-nord.com, 23/04/09

(6) Ferhat mehenni refoulé, tsa-algerie.com, 11/12/09.

(7) Djamila Bouhired, je vous demande de ne plus nous humilier, lematindz.net , 13/12/09.

(8) Cadeau de qualification au Mondial, tsa-algerie.com, 22/12/09.

2.00

S'inscrire aux flux rss des commentaires Commentaires (159 posté(s))

avatar
khaled 22/08/2010 14:56:05
visitez le site du Haut commissariat à l'amazighité pour soutenir la rehabilitation de l'ecriture latine du barbere en algerie ....voici le lien pour participer au sondage .
http://hcamazighite.org/
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
Daamghar 22/01/2010 06:36:17
@Nat Mẓab.
Je ne sais pas si le journal publiera ce mot mais je vous ai lu en retard et je tenais à vous dire: BRAVO ET MERCI.
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
Shemsy-Madrid 18/01/2010 08:03:24
Droit de reponse:@Sonia.J'aurais bien aime que tu me pointe du doigt et tu profere tes critiques et tes insultes, mais puisque t'as pas l'audace d'etre franche et loyale tu as use du suberfuge qu'emplois generalement les laches et les minables pour t'attaquer a moi et a Marie Choni (je ne prends pas ca defense, elle est assez grande pour le faire). Tu dis a ton idol Hadj-Fanfaron: "...Ces opposants qui portent des noms Chretiens, Athee et patati...patata". dis-toi, bien cervelle de moineau, que le prenom SONIA est un derive du prenom Latin SOPHIA, et il est apparente au prenom Sophie. Mais, comme tu es une has-been qui essaie de s'afficher, je sais que tu l'ignore, et tu pense peut-etre que c'est le prenom d'origine arabe. Pour finir, un petit conseil, n'accompagne plus ton prenom avec le titre pompeux "ETUDIANTE", car tu porte un grand prejudice a l'universite Algerienne, qui est deja dans de beaux draps. Avec ou sans rancunes, a toi de faire le choix.
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
Layadjouz 17/01/2010 18:33:43
Etre Kabyle n'est pas un privilège en Algérie.Le clan d'Oudjda a fait de nous des parias montes à la vindict des autres régions du pays comme des intrus alors que nous sommes chez nous.C'est plutôt à ceux qui se disent descendants des envahisseurs d'avoir des complèxes mais ici c'est les descendants des autochtones qu'on veut à tout prix complèxer au nom de je ne sais quelle logique.On nous traite de juifs, de chrètiens et les plus indulgents nous disnt venant du Yemen et même de la...Scandinavie.Tout est fait pour nous faire venir d'ailleurs pour des buts innavouables.Mais comment se fait-il que les Kabyles, les chaouis, les mosabites, les Touaregs, les habitants du Chenoua, de l'Atlas bidéen, de l'Ouarsenis, du Zaccar, de monts de Tlemcen etc...parlent à peu prés la même langue?
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
Razik 17/01/2010 09:41:58
Chére Sonia, d'abord pourquoi tu te présentes comme étudiante Universitaire, si c'est pour impréssionnè les internutes c'est ratè.Les personnes humbles comme moi ne prèsente jamais leur cursus scolaire par modestie.Je vais me donner de la peine pour corriger tes fautes.1° Lycéen.Trés fort pour niveau frachement :cela ne veut rien dire.Qu'il ne peut s'argumenter plutôt qu'ils ne peuvent argumenter "au pluriel".D'ailleur je ne suis ni chrétien ni athée, mais je suis consciens des difficultès des Algeriens et je le dénonce avec force que cela te plaise où non.On peu être musulman, démocrate et Kabyle et se battre pour que la véritè triumphe, Car l'ALGERIE par son histoire est Amazigh, les Egyptiens vous l'on rappelez, toi et hadj toz toz vous le savez trés bien.Tu sais ma petite Sonia elli fatek ab lila fatek ebhila.Avec où sans rancune.PS:ta personnalitè est sous influence de se hadj, dont tu es esclave, et c'est grave!....
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
Sonia Etudiante Universitaire 16/01/2010 21:25:52

Bonsoir Si Hadj Messar .
Sincèrement bravo pour vos commentaires ils sont si enrichessants pour nos autres Etudiantes et si j'ose dire aussi Etudiants .vos reponses reposent toujours sur LA sagesse, La Vérité, La Paix, la Prospérité et la réconciliation pour le bien de notre Pays. J'ai même lu vos débats avec les opposants du journal MatinDZ en l'occurence ces Opposant qui porte le Nom des Chrétiens et des Athée .
Nous sommes plusieurs Etudiantes la a lirent tous ce qui est commenté sur ce journal qui est devenu notre journal préferé grace a sa transparence et a vos commentaires pour vous encourager de suivre votre bonne marche en faveur de notre Pays notre Peuple et notre President.
Très bonne reponse a celui qui veulent cautionner les juifs .nous savons qu'il ne peuvent s'argumenter pour vous répondre .
Bonne chance et bon Avenir .Razik du 15 tu es vraiment jaloux des commentaires respectables de Hadj Messar, tu es très faible pour lui faire des remarques, un conseil trouves toi autre chose a ton niveau d'un Lycien de 1ere Année Arabisée pour te distraire c'est .
trèrs fort pour niveau frachement .
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
Madih 16/01/2010 21:21:02
@Nat Mẓab.Votre contribution est remarquable. une preuve évidente qu'un vrai musulman, connaisseur des arcanes de cette religion, n'est jamais contre Tamazight! C'est important de le souligner à tous les négationnistes amazighoaraboislamistes. A propos de la difficulté de prononciation des toponymes amazigh, à l'origine de leur transformations phonétiques et sémantiques qui les ont intégré dans le glossaire des mots arabes, j'ajouterai, également, la substitution toponymique d'un mot amazigh par un mot arabe tel que le nom "Oued" qui précède quasiment tous les noms amazigh des rivières et fleuves algériens, mais qui a survécu, bizarrement, dans le toponyme de "Oued Souf"dont le sens littéral donne Oued: rivière en arabe et Souf: rivière en tamazight!? Deux mots d'origine linguistiques différents mis l'un à côté de l'autre et qui renvoient au même signifiant!? Notons que le mot "souf" désignant rivière/fleuve est toujours utilisé dans les langues amazigh du sud et qu'en Kabyle, la rivière s'appelle "assif". Je vous remercies Monsieur Nat Mzab pour cette contribution de qualité, qui ne manquera pas, sans aucun doute, d'éclairer ceux que l'on a trompé! Quant "aux professionnels de la démagogie", comme vous les avez justement désignés, tel que sidcheikh, et bien, ils sont mis face à leurs tribulations mystiques, leurs mensonges!
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
Razik 15/01/2010 21:25:38
Hadj TOZ-TOZ, c'est l'hopital qui se fout de la charitè.Il serait prèférable de t'appliquer la tolérance et respectè la libertè des autres.Tu es d'une hipocrisie innimaginable, à se rytme, tu finira dans un hopital psychiatrique.Tu te rend même pas compte des diatribes que tu as et continue à déverser sur se site.Tu es au moins conscient que tu es la risè sur se site.Ta qualitè principale, c'est de te faire detestè par la majoritè des internautes.La palme te revient de droit quand tu encenses ton minus d'El-Mouradia, par son "exellence", là tu m'épate "ouahdeq yal cavi" du khortè de haute facture.Cela serai interressant que le matin-dz te propose un article "comment devenir bouffon";on va rigoler.On tout cas pour le moment tu nous fait bien marrer mais quand même c'est bien triste pour toi...!.Allez je te laisse méditer sur ton sort dans l'espoire que tu trouves une issue à ta maladie.Avec où sans rancune
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
Soustara 15/01/2010 10:53:39
Bonsoir,
je tiens à apporter une précision que mon pseudonyme "Soutara" n'est pas le même que celui qui à répondu à @rak, pour évitè toute confusion.Merci
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
--HADJ – MESSAR -- _ « ESPAGNE » _ --- 15/01/2010 10:53:39
@>>>--X.Y.Z ils sont très bien connus sur ce site. La liberté de la Presse est l'un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques qui reposent sur la liberté d'opinion et d’expression. Qui dit Liberté de la Presse dit indépendance.Une presse indépendante comme le Matin dz se doit de surveiller et les contraindre à rendre des comptes a la Population, mettre en lumière les questions auxquelles il importe de prêter attention, éduquer le Publique qui n’est pas sur la bonne voie pour lui permettre de faire des choix politiques raisonnables pour la bonne marche de notre Pays sensés et à maintenir des rapports sociaux qui unissent une société civile dans le respect mutuel de tous les Algériens uni sans exception. Presse écrite ou Presse parlée ? Sérieuse ou légère? Nationale ou Régionale. Il existe d’innombrables crises qui défavorisent en sourdine, parfois en clair, la relation arabo-arabe, Kabyles. Les Opposants comme le M.A.K et ses semblables en sont pratiquement à toutes les sauces de cette mauvaise cuisine Algerienne sur ce site .
. « SANS RANCUNE _
« rassem054@yahoo.fr »
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
sawles 15/01/2010 10:53:39
milles fois bravo a mr mmekdam, ton qu'il ya des femmes kabyles qui mettent au monde des homes de votre trompe, je garde éspoir, izem idrebâ thsedâ, quand jai connu le racisme des arabes oranais javais 6 ans, je ne comprener cette haine envers moi, c'etait dur de parler en kabyle dans les rue d'oran dans les annee 70, alors que cette ville elle porte le nome berbere (ihrane) deux lionne, meme dans leurs langue arabe qui parlent ya trop de mots qui utilisent alors qu'ils sont berbere, savez vous quand en dis ouahed tabsi loubia ya 3 longues, ouahed en arabe, tabsi sait du berbere est loubia sait espagnole, nous sommes un peuple amnesique, il faut prêché la bonne parole constructive pour le bien etre de tous, etre humaniste tout cours
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
iflis 15/01/2010 10:49:46
Les arabes vus par Iben Khaldoun (LA MOQADDIMA D'IBN KHALDOUN)
...Précurseur de la sociologie moderne, Ibn Khaldoun est une référence incontournable dans le domaine de la réflexion sur l'histoire sociale des peuples et civilisations méditerranéennes. En réponse aux arabo-staliniens et aux arabo-intégristes, qui érigent les arabes et leurs "civilisation " en modèle "universaliste ", nous publions un extrait d' "AI Muqaddima" d'Ibn Khaldoun qui parle, justement de cette civilisation arabe et des arabes. Notre objectif est de lutter contre l'amnésie et permettre à nos lecteurs de se faire leur propre opinion. Ce serait ainsi que les arabistes seront invités à davantage de modestie et de relativisme, à se remettre en question et à se situer "objectivement" dans le concert des civilisations....
===========================================.


Ibn Khaldoun

Voici un extrait du livre de l'historien Ibn Khadoun (que les gens d'orient ont naturalisé Arabe, ainsi que les autres savants tels que Avicenne, Averroes, Elkhawarizmi...etc) consacré à l'étude sociologique des Arabes qu'il a vus à l'oeuvre en Afrique du Nord, et qu'il juge avec une grande lucidité.(bonne lecture)
======================================================================
LES ARABES N'ÉTABLISSENT LEUR DOMINATION QUE SUR DES PAYS DE PLAINES.
===================================================================

­``Ils sont en effet, en raison de leur naturel farouche, gens de pilleries et de brigandage : tout ce dont ils peuvent se saisir sans lutte et sans danger, ils l'enlèvent, puis ils s'enfuient vers leurs pâturages du désert. Ils n'attaquent point ouvertement, ni ne combattent en bataille rangée, à moins d'y être contraints pour leur propre défense : aussi, s'ils se heurtent à une forteresse ou à un endroit qui leur réserve des difficultés, ils les laissent de côté, sans les attaquer, et se tournent vers quelque objet de conquête facile. Les tribus qui se retranchent contre eux dans les rochers des montagnes sont à l'abri de leurs rapines et de leurs violences, car ils n'escaladent point les hauteurs, ni ne s'engagent dans des terrains difficiles, ni ne s'exposent à des dangers pour les atteindre. Quant aux plaines, s'ils peuvent s'en emparer du fait qu'elles sont mal gardées ou que le pouvoir gouvernemental manque de force, elles deviennent leur butin et la proie qu'ils dévorent : ils y multiplient leurs incursions, leurs pilleries et leurs violences, en raison de la facilité qu'elles leur offrent, si bien que leurs habitants finissent par tomber sous leur domination; puis ils se les passent les uns aux autres, et le désordre aboutit à la ruine de leur civilisation : Dieu a puissance sur ses créatures; il est l'Unique, le Coerciteur, et il n'est point d'autre Seigneur que Lui.
====================================================================

UN PAYS CONQUIS PAR LES ARABES EST BIENTÔT RUINÉ
===================================================
C'est là, en effet, un peuple farouche, chez lequel la rudesse de moeurs s'est ancrée au point de devenir leur tempérament propre et leur naturel; et ils s'y complaisent, parce qu'elle leur permet d'échapper à l'emprise de l'autorité et à la sujétion à un gouvernement. Un tel naturel est incompatible avec la civilisation, et leur interdit de se développer, car errer et être les plus forts sont les seuls buts que leur assigne leur manière de vivre, ce qui interdit la vie sédentaire, de laquelle dépend la civilisation, et est incompatible avec elle. Si, par exemple, ils ont besoin de pierres pour caler leurs marmites, ils en arrachent aux constructions, les ruinant pour en avoir; de même, s'ils ont besoin de bois pour faire des poteaux ou des piquets pour leurs tentes, ils démolissent des toitures pour en avoir : la nature de leur existence est donc incompatible avec l'art de construire, qui est la base de la civilisation. Voilà comment il en va d'eux en général.

En outre, leur naturel est d'arracher aux autres ce qu'ils possèdent : leurs moyens d'existence sont à la pointe de leurs lances, et ils ne connaissent, pour ce qui est de prendre le bien d'autrui, aucune limite à laquelle ils se tiennent; au contraire, chaque fois que leurs yeux tombent sur un troupeau, un objet, un ustensile, ils se l'approprient de force. Si, ayant pris le dessus et s'étant adjugé l'autorité souveraine, ils ont toute latitude de se comporter ainsi, il n'est plus aucun moyen administratif de protection de la propriété, et la civilisation est ruinée.

Également, ils obligent les artisans et les corps de métier à des travaux sans leur en verser le salaire et le juste prix. Or le travail est, comme je l'exposerai, la véritable source de la richesse; si donc le travail est vicié, du fait qu'il n'est pas plus profitable, l'espoir en la richesse s'évanouit, les bras cessent le travail, l'ordre établit se dérange, et la civilisation se corrompt.

De plus, ils n'ont aucun souci de gouverner, d'empêcher les gens de mal faire et de les protéger les uns des autres : la seule chose dont ils se préoccupent, c'est ce qu'ils arrachent aux autres, soit par le pillage, soit par des extorsions. Parvenus à ce but, ils ne voient pas loin : nulle préoccupation d'améliorer la situation de la population, de veiller à ses intérêts, d'empêcher certains de mal faire. Souvent, il est vrai, ils infligent des amendes pécuniaires, espérant en tirer profit, en exigent des sommes considérables, comme ils s'y entendent, mais cela ne suffit pas pour empêcher de mal faire et arrêter ceux qui ont de mauvais desseins. Au contraire, car en la matière une amende pécuniaire pèse en regard de la réalisation des desseins.

C'est pourquoi leurs sujets restent, sous leur domination, comme privés de gouvernement, sans personne pour les régir, et l'absence de gouvernement est la perte de l'humanité et la ruine de la civilisation, en vertu de ce que j'ai exposé, à savoir que l'existence de l'autorité souveraine convient particulièrement à l'homme, et lui est naturelle, et qu'il ne peut avoir en dehors d'elle d'existence et de vie sociale.

En outre, tous parmi eux aspirent à commander : il est extrêmement rare que l'un d'eux consente à abandonner l'autorité à un autre, fût-il son père, son frère, ou le principal de sa famille, et encore n'agit-il ainsi qu'à contre-coeur et par respect humain. Si bien qu'un grand nombre d'entre eux sont pourvus d'autorité et de pouvoir, qui pressurent et tyrannisent concurremment leurs sujets, et c'est la ruine et la fin de la civilisation.

Un Arabe venu en députation auprès de `Abdalmalik, comme celui-ci s'informait auprès de lui d'al-Hajjaj, lui répondait (et dans son esprit c'était là faire l'éloge de la manière dont il gouvernait et rendait prospère sa province) : « Quand je l'ai quitté, il ne faisait de tort qu'a lui-même».

Aussi, considère tous les pays qu'ils ont conquis et assujettis depuis la Création : tu verras combien leur civilisation est disloquée, leurs habitations appauvris; leur terre elle-même est transformée. Au Yamen, tous les établissements sédentaires sont ruinés, à l'exception de quelques villes. Dans l'Irak Arabe il en va de même : la civilisation que les Perses y avaient développé est ruinée pour sa plus grande part. En Syrie, de nos jours, il en va de même. En Ifriquiya et au Maghreb, depuis que les Banou-Hilal et les Banou-Soulaïm y sont passés, au début du Ve siècle, et se sont acharnés sur ces pays pendant 350ans, toutes les plaines sont ruinées, alors qu'autrefois su Soudan jusqu'à la Méditerranée tout était cultivé, comme l'attestent les vestiges qui s'y trouvent : monuments, constructions, traces de fermes et de villages.

============================================================
DE TOUT LES PEUPLES LES ARABES SONT LE PLUS INCAPABLE DE GOUVERNER.
=================================================================
La cause en est qu'ils sont le plus bédouin de tous les peuples, celui qui erre le plus profondément à l'intérieur des déserts, celui qui sait le mieux se passer des objets de première nécessaire et des grains des régions cultivées, tant ils sont accoutumés à une vie dure et grossière, si bien qu'ils se suffisent à eux-mêmes. Leur goût et la rudesse de leurs moeurs font qu'ils n'acceptent que difficilement d'être soumis les uns aux autres; lorsque leur chef fait appel à eux, c'est le plus souvent à cause de l'esprit de corps qui les pousse à assurer leur commune défense, et il est obligé de n'exercer son autorité qu'en les ménageant et se garder de les contrarier, de peur de voir cet esprit de corps lui manquer, ce qui serait sa perte et la leur : or l'art de gouverner un empire ou un royaume exige que celui qui gouverne contienne par la force ses sujets dans leur devoirs, sinon il ne gouvernera pas correctement. En outre, il est du naturel des Arabes, comme je l'ai déjà dit, d'arracher aux autres ce qu'ils possèdent en propre, et ils ne s'occupent de rien d'autres. Si donc ils deviennent les maîtres d'un peuple quelconque, le but qu'ils assignent à leur domination est d'en profiter pour lui prendre ce qu'il possède, et ils négligent tout autre souci gouvernemental. Souvent ils remplacent par des amendes pécuniaires les châtiments corporels destinés à punir les mauvaises actions, se proposant d'augmenter par là leurs revenus et de profiter d'avantage : pareille pratique est incapable de contenir les hommes dans leur devoir, et souvent même elle pousse au mal, car celui qui a dessein de mal faire considère ce qu'il doit débourser de la sorte comme de peu d'importance en regard de ce que lui assure la réalisation de son dessein; en ****équence, les crimes se multiplient, ce qui amène la ruine de la civilisation. Un tel peuple reste donc comme s'il était dépourvu de gouvernement, chacun cherche à voler le voisin, la civilisation ne peut plus se développer correctement et est rapidement ruinée par l'anarchie, comme j'ai déjà dit.

Pour tous ces motifs, le naturel des Arabes les rend donc incapables de gouverner un empire : ils n'y peuvent parvenir qu'après avoir modifié leur caractère sous l'influence d'une religion qui efface d'eux tous ces défauts, leur fasse trouver un frein dans leur propre conscience, et les pousse à protéger les hommes les uns contre les autres, comme j'ai déjà dit.

A titre d'exemple, considère ce qu'il en fut de leur pouvoir lorsque, devenus musulmans, la religion leur offrit une base ferme de gouvernement dans la Loi et celles de ses stipulations qui sauvegardent, aussi bien d'une manière externe que d'une manière interne, les intérêts de la civilisation : les califes d'alors appliquant les uns après les autres ces prescriptions, leur empire devint considérable et leur pouvoir très fort. Lorsqu'il vit les musulmans se rassembler pour la prière, Roustem s'écria :«'Omar me ronge le coeur : il enseigne aux chiens la bonne éducation!» Par la suite, des tribus cessèrent de prêter leur appui au pouvoir et négligèrent les préceptes de la religion, si bien qu'elles désapprirent l'art de gouverner et revinrent à leurs déserts, oubliant à la longue, du fait qu'elles n'étaient plus soumises à qui que ce fût et ignoraient les devoirs gouvernementaux, qu'elles aient jamais fait cause commune avec les représentants de l'autorité gouvernementale : elles retournèrent ainsi aux moeurs grossières qui avaient été les leurs auparavant, et le mot «empire» n'évoqua plus pour elles autre chose que leur communauté d'origine et de race avec les califes. Lorsque la puissance du califat disparut sans laisser de traces, les Arabes perdirent toute autorité au profit exclusif des races étrangères : ils demeurèrent alors dans les solitudes de leurs déserts, ne sachant plus ce que c'est qu'un empire et l'art de le gouverner, ignorant même, pour leur plus grand nombre, qu'ils avaient autrefois possédé un empire, quand aucun peuple au monde n'eut jamais empire comme celui que détinrent leurs tributs, témoins les dynasties de `Ad, de Thamoud, des Amalécites, de Himyar, et des tobba' du Yemen, puis au sein de l'Islam la dynastie modarite : Omayyades et Abbassides. Ils sont devenus incapables de gouverner lorsque, oubliant les préceptes de la religion, ils sont revenus à leur bédouinisme originel : il peut arriver parfois qu'ils s'assujettissent des États faibles, comme c'est aujourd'hui le cas au Maghreb, mais ils n'aboutissent alors qu'à ruiner la civilisation des pays dont ils se sont emparés, comme nous l'avons dit : Dieu donne à qui il veut Sa puissance souveraine.


Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
slimane elkarkouri 15/01/2010 10:37:55
shalom mes freres
nous vainquerons contre
l'obscurantisme arabo bahtiste.
longue vie à ISRAEL et
vive la KABYLIE .
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
Afif 15/01/2010 10:29:24
A Yani : tu as reproché à un chaoui de prouver s'y avait un enfant de nos jours né dans les Aurés avec le prénom de Massinissa, en ajoutant que vous êtes les seuls garants de cette Tamazgha perdue dans nos esprits arabisé et arabisant. Toutes mes excuses, mais celui qui n'a pas été fidèle à ses ancêtres, c'est toi, ce n'est pas le Chaoui : lui, il a respecté ses ancêtres qui ont toujours donné à leurs enfants des prénoms arabes, alors que toi, tu as piétiné la mémoire de tes ancêtres, car ces derniers ont toujours donné à leurs enfants des prénoms arabes comme les Chaouis et tous les algériens qui sont aussi berbères que toi et le Chaoui. Par contre, si tu as subi la dictature dans le passé comme l'a dit l'auteur de l'article, ce n'est pas la faute des autres algériens qui l'ont subi autant que toi. Tu t'imagines bien que s'il y avait un état de droit fondé sur le respect de la volonté populaire et le pluralisme politique et médiatique, toutes tes revendications culturelles auraient été satisfaites sans problème majeur sauf bien sûr les questions qui touchent tout le pays et à ce moment, il faut un consensus ou un référendum. Mais s'il y a des mesures à prendre en faveur d'une wilaya dans le domaine culturel, il suffit de demander l'avis de la population de cette wilaya. Dans tous les cas, il ne sera jamais question qu'un berbère impose quoi que soit à un autre berbère : on est fait de la même pâte. Vive la berbérité par ascendance et l'arabité par l'histoire. De cette façon, nous sommes sans le moindre doute fidèles à nos ancêtres.
Un berbère de l'Ouest,
Bonne fête de Yanayer.
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
Razik 15/01/2010 10:26:53
Sidcheikh, et d'ailleur pour utilise-tu se pseudo:et bien je vais te le dire:parceque tu as un complexe d'inférioritè et un probléme d'identitè et ce site te donne l'occasion d'exitè mais cela ne trompe personne:car tes mensonges, qui s'ajoute à ta haine raciste et xénophobe des Kabyles reléve de la psychiatrie.Personne sur se site n'a écris de chasser les arabes;par contre oui nous devons vous sivilisé pour que vous soyez plus tolérents et humains"les idiologues arabobathiste" qui gangréne la sociétè.Si vos amis les khobsistes ont VALORISE la culture Amazigh depuis 1962 le MAK n'exiterait pas.La Kabylie est l'âme de l'Algerie par son passé historique et sa bravour et son enracinement qu'aucun envahisseur n'a pu mettre a genou.Car ces même envahisseur n'ont jamais chercher à comprendre notre sociétè ni sa langue.Par contre le Kabyle, l'avantage qu'il a c'est de maitriser la langue de ses innemis"ne dit-on pas frapper son ennemi avec ces propres armes"ROUBLA YA CHEIKH.Sur le hizb frança il fallait nous le dire avant 1954, nos alleuils aurai dù s'absenir.Aujourd'hui sans le sang KabyleS tu serai un indigéne françois et tu courbes l'echine comme les Bachaghas.Pour ton instruction KABYLIE vient du mot kabaïl qui veux dire tribu.Et malgrés ta haine le matin-dz continu de te laisser déversé tes mensonge et contre véritè sur un peuple qui t'avaient accordè son hospitalitè et temp mieux; comme en dit mon ennemi je préfère qu'il soit a la lumiére du jour pour ne point le ratè.Notre Kabylie n'est pas à bradè car nous avons deux symboles fort: l'Olivier et le Figuier nos témoins et leurs existances et millènaire comme les IMAZIGHENS.MARIA CHONI BUENAS DIAS je veux juste compléter ta liste.Elhadj el Anka, boudjema el Ankis, Dahmane el Harrachi, Chaou Abdelkader, Kamel Messaoudi Lamari, Daniel Prèvos, Fellag mon ami ect... oumazel el fane ouel iza.Azul et Salam pour les Démocrates.
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
maria choni 15/01/2010 10:26:53
la péninsule ibérique est une monarchie dotée d'un état démocratique de droit et la pluralité des parties politiques comme l'Algérie, l'Espagne comprend plusieurs ethnies d'où sont nées née par juxtaposition 17 COMMUNAUTÉS autonomes.
Andalousie.ARAGON, ASTURIES, ILES BALEARES, CANARIES, CANTABRIA, CASTILLA la MANCHA CASTILLA et LEON (donc je suis native) CATALOGNE, (amis du peuple Kabyle); COMMUNAUTE de VALENCE, ESTREMADURA, GALICIA, MADRID, Region de MURCIA, NAVARRA, (amis des Kabyles) Pays BASQUES (amis du peuple kabyles et le MAK) LA RIOJA,
Chaque province à son propre drapeau et ses propres députés
La catalogne, les basques, Galicie ont leur propre langue nationale et officielle, en plus de la langue espagnole, a titre d'exemple les jeunes catalans étudient le catalan comme 1er langue et le castillan comme seconde langue. Les catalans sont solidaires des jeunes kabyles (sans papiers)de même au pays basque ou existent une industrie puissante.
L'Espagne ne combat pas les basques, mais au sein du pays basques il y a une partie qui réclame une indépendance totale et une union avec les basques français. Le MAK est pressent dans les grandes manifestations politiques. A l'inverse de l'Algérie ZAPATERO respecte les catalans et les canariens la langue galiciens, ainsi que celles des basques sont officielles; aux iles Canaries (les guanches) il existe des bureaux propres aux associations amazighs ( Kabyles) Ferhat à une représentation à TENERIFE, ce que je trouve révoltant c'est la position de votre président qui écrase les Kabyles mais qu'il sache que ces derniers boufferont sa tète lui et son clan. Le FFS dans son programme politique prône une organisation en province à l'image de l'Espagne. Mais boutef a peur des bouleversements sociaux économiques qu'engendreraient ce type de décentralisation. En deux mots seuls l'oranais la Kabylie prendrais une progression fulgurante vus que les oranais et les KABYLES SONt LAÏCS et ouverts au monde civilise a l'inverse du constantinois
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
Muhend 15/01/2010 10:14:24
Bravo H. Mekdem. Article bien clair. Je pourrais aussi ajouter que cet article complemente la majorite des commentaires ecrits et publies deja sur ce journal en reponse a l'article de monsieur Kamel.
Encore une fois bien dit.
Muhend
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
Génération 50 15/01/2010 10:06:01
Ya l'HADJ Z'MAR...Allah Yarham Waldik, Athyarham rabbi loualdinikh, trouve une autre tribune ou un autre peuple qui te ressemble plus...
Comme un "Avatar" qui vient de nulle part;
Comme un énergumène façonné par le système;
Arrête s'il te plait de nous empester ces colonnes. Je me joins à la communauté internaute d'El Watan pour te déclarer PERSONA NON GRATA au sein du journal.
J'ai bien aimé le passage de l'un des intervenants dans cette rubrique qui dit:
"La laine blanche et vierge, vous connaissez? Si c'etait des lions qui s'en couvrent, et non des agneaux, peu de personnes porteraient le burnous". Eh oui! Médite Maudit ZMAR!
Assougass Ameggaz Yannater 2960 à tous les amoureux de la liberté, à tous les partisans de la dignité et de la démocratie!
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
simplykab 15/01/2010 10:06:01
Le hadj machin....
J’ai décidemment du mal a comprendre pourquoi te relais le discours des teneurs du pouvoir dans cette pauvre Algérie mise a genoux par eux, et parler de séparatisme lorsqu’il s’agit, d’autonomie ?
Depuis quand l’autonomie est synonyme de séparation ?, toi qui prétends avoir vécu au canada, tu dois savoir que le pays est organisé en provinces autonomes, dont la plus fameuse se trouve être le Québec, ne parlons même pas des états américains qui ont atteint un grand niveau d’autonomie sans pour autant avoir des velléités séparatistes, tout au contraire, la décentralisation de l’état, apporte un souffle constamment renouvelé a la fédération, .. mais ce que toi et tes maitres a penser admettez pour les autres, vous ne l’acceptez pas dans cette pauvre Algérie, pourquoi donc ?, la réponse est simple, ça t’arrange bien en tant que khobziste car plus l’état est central, plus il est occulte et moins il est évident de faire la lumière sur tout ce qui ne vas pas, aussi le vole des richesses est plus facile et le détournement des deniers public s’en trouve facilité. simple constat, tous les pays développés sont organisé en régions plus ou moins autonome, même la France jacobine s’est rendue a cette évidence en engageant la décentralisation et en l’accentuant sous Raffarin, d’un autre coté toutes les dictatures et théocratie arabomerdique sont organisé (façon de parler, car aucune organisation digne de ce nom) en système central, et centraliste afin de mieux faire leur salle besogne et mieux contrôler les libertés du peuple, , , donc toi qui fais l’apologie de ton maitre le pokemone, ce système arrange bien tes affaire, alors pourquoi nous étonner de tes prises de position.. une chose encore, ton pokemone de maitre, tu crois que dans état de droit il aurait été a la tète du pays après avoir été accusé 20 ans au préalable de vole ??, même si c’est pas vrai, ( les preuves du contraire existe ), juste par morale il n’aurait jamais du se retrouver la ou il est, imagine un homme politique européen ou américain accusé de détournement et prouvé se retrouvant a la tête du pays, , oui oui je sait, même pas dans tes pire cauchemar…, héé oui, remplis bien ton ventre ici bas, tu saura le vider dans l’au delà…. Sans rancune aucune le khobsiste
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
DzCan 15/01/2010 10:06:01
@sidcheikh l'agitateur et pollueur du matindz. Je ne pense vraiment pas que cous êtes chaoui. Les chaouis sont nos frères et j'ai beaucoup d'amis qui partagent les mêmes valeurs de dignité et d'honneur que nous autres kabyles. Non, au fait, vous n'avez pas d'origine autre que arabe, car vos propos ne peuvent provenir que de cette race détestée et méprisée par la planète entière.
Allez chanter vos frères arabes s'ils veulent bien vous reconnaitre et vous accepter.Nos parents ne se sont pas sacrifiés pour que des ignards de votre espèce viennent nous montrer nos origines. La région de kabylie reste debout et n'acceptera jamais l'islamo-baathisme dont vous êtes atteint.
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
DzCan 15/01/2010 10:06:01
@ tous mes compatriotes soucieux de connaitre leur origine, je recommande un site web très sérieux. Il s'agit de: https://genographic.nationalgeographic.com/genographic/lan/fr/globe.html
Ce site appartient à la très sérieuse revue américaine ''National Geographic''.
Vous pouvez connaitre vos origines, et ce, à partir de procédés scientifiques basés sur votre ADN. Il s'agira de fournir un échantillon de votre sang et de payer une somme d'environ 100$.
Je sais que c'est très couteux pour la majorité des algériens, mais vous pouvez consulter gratuitement le site web pour vous instruire et connaitre les flux migratoires qu'a connu l'ensemble de l'humanité. C'est flux migratoires ont été retracés par des procédés faisant appel à la génétique, par des scientifiques du monde entier.
Les informations que contient ce site web sont très enrichissantes. Je le conseille très fortement à tous les compatriotes sincères et curieux de connaitre les vraies origines amazighs de notre pays.
Les traces en questions remontent jusqu'à 5000 ans avant Jésus Christ ( 5000 years before Christ). Bonne navigation à tous les algériens authentiques et aux citoyens du monde entier. DzCan
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
DzCan 15/01/2010 10:06:01
J'aimerais juste préciser que le site web dont je vous ai déja parlé:
https://genographic.nationalgeographic.com/genographic/lan/fr/atlas.html
retrace l'histoire de l'humanité jusqu'à 200 000 B.C (200 000 ans avant Jésus Christ). A consulter absolument.
Bien à vous. DzCan
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
Nat Mẓab 15/01/2010 08:54:49
Azul/Salam/Salut

« Rien n'est plus proche du vrai que le faux » A. Einstein

Il est certes que l’on ne cessera pas de donner preuve de sa myopie en oubliant que les sociétés amazighes se définissent entre autres par leur langue, leurs personnalités et leur mémoire collective, leurs valeurs et leur histoire… leurs cultures et leurs conceptions du monde. Il n’a pas suffi que l’histoire des amazighes demeure occultée et leur liberté entravée, voilà que des gens continuent encore d’imposer un modèle qui sert des intérêts occultes et sournois, matériels et mondains. Le passé, et même le présent, est souvent dénaturée, déformée, falsifiée et ce, pour justifier, arranger et comploter les réalités et ce, loin de tout point de vue humanitaire, objectif, rationnel et lucide. Il est connu que le conditionnement artificiel, la manipulation des valeurs sociales et des symboles ainsi que la fonction de légitimer les lignes de conduite sont en partie confiés aux professionnels de la démagogie. Là les orientations de l’action sociale sont adoptées, imposées, et les esprits des citoyens qui ne comprennent pas généralement les enjeux qui engagent leur avenir et leur devenir, deviennent une proie très facile. Une fois que les valeurs et les symboles de la société sont bien manipulés et rôdés, ça devient difficile à la société d’être maîtresse de son devenir. La prégnance de pratiques ethno-linguicides et prônant la médiocrité influence très négativement la dynamique sociale. Dans un élan mystique et inhumain qui ne repose sur aucun fait réel, il est très trompeur de déclarer qu’il s’agit d’un intérêt populaire, voire national. En réalité, c’est l’inverse qui est vrai. C’est plutôt le mensonge abject, l’uniformisation à outrance et l’assimilation forcée qui aliènent les individus de la société en les contraignant à être ce qu’ils ne sont pas. Dans ce contexte, il est temps d’appeler au divorce avec ce monde mythique et utopique, même s’il est réel que toute une mouvance dite « arabo-baathiste » a été implantée sur la terre de Tamazgha avec l'aide de ses mentalités arrivistes qui mobilisent des milliers de personnes pour soutenir les injustices, sans que ces mêmes populations ne s'entraident. Le soutien aveugle de l’arabo-baathisme a malheureusement importé et propagé inconsciemment l’intolérance, les stéréotypes et la violence à l’encontre d’autrui. Mais à chaque antithèse il y a une thèse.
Je voudrais juste apporter le correctif sur cette pseudo-hypothèse qui, fallacieusement, tente de faire croire à l’origine linguistique arabe de la Capitale d’Algérie en disant : « en principe, les habitants de ce pays doivent s’appeler, étymologiquement « Djazairi » et le mot Algérie fut aussi inventé par les Français, alors quelle doit porter le nom « el-Djazeir » ». Quelle énorme bévue ! On constate non seulement que l’on est fatalement tombé dans l'impuissance de réussir à dépasser son sentiment subjectiviste, mais on a en plus, en mauvais défenseur, tenté de fourrer son nez dans un sujet très spécialisé qu'on ignore complètement en ne se rendant même pas compte qu'on ne craint là que ce qu'on ne connaît pas. Il faut arrêter d'entraîner les citoyens crédules qui méritent vraiment d'être éclairés plutôt que de faire d’eux des créatures sans science, ni conscience. Cela est un crime que Dieu ne pardonnera pas. Un amazighe est un être libre.
Il est vrai qu’un de nos grands malheurs socio-historique demeure à nos jours comme le disait Mohamed Kheireddine dans le fait qu’un bon amazighe est un amazighe mort ! En fait on ne peut jamais être fier d’une thèse et, simultanément, de son antithèse. Imazighen, en général, et les Algériens, en particulier, doivent comprendre que pour décoloniser l’Afrique du Nord, on doit tout d’abor décoloniser les mentalités. Le décalage colossal qu'accuse nos compatriotes, entre la marche de notre monde actuel et les idées anachroniques qui risquent de s'effondrer sous l'effet de leur propre inertie, et qu'il essaye de propager avec acharnement, est nuisible à leur propre santé mentale. On dirait que l’ennemi fondamental des Amazighes, voire de toute l’humanité, est l’ignorance et la bassesse. Et comme le disait Ainstein : « N'essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur. »
Les ennemis les plus acharnés de la langue amazighe ne cessent de vociférer en disant tout et n'importe quoi afin d'arriver à convaincre, au nom d'un idéal creux et inventé de surplus, de l'inutilité d'œuvrer pour que notre ethnocide prenne fin, ce qui, à leur regard, est hors de question. Cette réalité sociale, linguistique et culturelle amazighes ne pourra jamais disparaître. Cela est par ailleurs montré par l’histoire.
Je voudrais dire que la langue amazighe est un des plus vieux fonds de l'humanité et que pour recouvrer totalement et profondément l'islam, il est primordial et indispensable de recouvrer sa langue maternelle. Il n'est encore pas trop tard pour que nous apprenions à vivre ensemble comme des Humains. Un musulman est responsable devant Dieu de ses actes et comportements et de la manière dont il gère ce qui lui fut remis en dépôt. Le Coran et la Sunna offrent des orientations qui présentent les champs possibles de l'action humaine et précisent un certain nombre de limites pourtant très claires, entre autres le respect des autres humains, dans la reconnaissance de leur diversité et en préservant l'harmonie entre eux, loin de tout contexte d'assimilation, de provocation et d'agression. Il est souvent vrai que la science sans religion est boiteuse, et la religion sans science devient aveugle.
La différence linguistique des peuples, les spécificités de cultures, le particularisme des coutumes a été décidé et voulu par Dieu. La spiritualité islamique engage l'homme à vivre dans l'harmonie en tenant en compte tous les éléments de son humanité. Les fondements même de l’Islam, autour de la référence à l'Unicité de Dieu (ettawhîd), donnent la priorité absolue au sens de la vie et à la finalité des actions humaines. Le djihâd intrinsèque d'un musulman est nécessaire pour se maîtriser, apprendre à vivre avec autrui et préserver l'harmonie de la planète dans toute ses richesses.
On ne peut pas être fier de Tamazight en tant que civilisation et culture, du moment que l’on omet que derrière chaque civilisation il y a une langue. Ce qui, pour agir et réagir légitimement, est évident, c'est que les Amazighes (toutes régions confondues) conscients de leur existence aux divers plans, ne compteront jamais sur une mentalité obéissant au schéma algérien = arabe. Quelqu'un qui n'a pas quelque chose ne peut pas le donner. Un vrai musulman, s'il existe en lui une once d'amour pour ce que Dieu a créé, doit bien dire ou se taire. En toute raison, il serait logique de taire ses ressentiments contraires à sa langue que d'hypothéquer tout un peuple. Tant de dires contradictoires et mal fondés demeurent archi-faux et ne servent qu'à rendre Tamazight suspecte aux yeux des autres algériens.
Nous n'avons pas à rougir de notre langue amazighe, une ancienne et très belle langue, qui a encore le mérite d'être vivante et dont les expressions reflètent toujours les moindres recoins de notre âme et de notre existence. Excuse-moi ma franchise. Le mensonge, la falsification sont derrière le fait que notre monde a raté son adhésion à la rationalité à laquelle Ibn Khaldoun a établi les fondements scientifiques et que les « pseudo-savants » continuent à tort et à travers de rejeter. Ces attaques destructives, anti-islamiques et anti-philanthropiques s'inscrivent dans le cadre des répressions que les amazighes ont subi et subissent encore à travers le temps sur leur propre terre Tamazgha (l'Amazighie). Jusqu'à quand que ça durera ?
Lorsque l’on accepte que la langue Tamazight que Dieu de la Terre et des Cieux a créée dans sa sagesse divine n'est pas une perte de temps, ni une médiocrité, lorsqu'on n'aura plus honte de son appartenance sociale, lorsqu'on sera fier de son authentique histoire, y compris les périodes antéislamiques, on peut commencer à parler de développement et de prospérité. Je dirais que cette fatalité provient de l'ignorance, de l'esprit borné, de l'incompétence de ces musulmans et non pas de l'islam. Tenter de couper la langue amazighe consiste à s’entêter à commettre un crime, pour ne pas dire un génocide, contre l'humanité tout entière qui doit sa richesse à la diversité et la diversification de toutes ses langues que Yuc/Dieu/Allah a créées. Cependant, les conséquences d'une telle ignorance pèsent plus qu'une catastrophe catastrophique. Nier le droit de cette langue maternelle d'être promue est particulièrement une condamnation de nos aïeux qui s'étaient battus et qui avaient durant des siècles pratiqué leur religion musulmane en langue amazighe.
Je m’excuse de m’être étalé sur certaines questions qui, à mon regard, importantes à évoquer ici. Afin d’éclairer la situation du toponyme de la capitale d’Algérie, je donnerais aux internautes l’étymologie de « Dzair/Tzair ».
En effet, « Dzair » a su se conserver dans la pratique langagière populaire sans qu’un autre nom usant d’une racine autre que celle de ce dernier n’ait pu le supplanter radicalement. « Dzair » est un substantif dont le correctif mérite d’être apporté.
Jusqu’à une date récente, le statut de langue orale de Tamazight (absence d’anciens documents écrits dans cette langue) a entravé d’un coté la possibilité de remonter dans l’état diachronique. Alors que les longs siècles de contact avec l’arabe et l’ignorance de l’élite arabisante des mécanismes et règles de Tamazight, et sa tendance à expliquer les mots amazighes par la langue qu’elle maîtrise, a compliqué davantage la situation toponymique nord africaine. Cette élite avait un peu partout et tout le temps assimilé et intégré, après les avoir fait subir des transformations phonétiques et sémantiques, des mots dans la langue arabe. L’on avait malheureusement oublié que la connaissance des langues qui peuvent fournir les toponymes est d’une grande utilité et d’une objectivité primordiale. Depuis des siècles jusqu’à nos jours, l’élite arabisante, à tort et à travers, continue de tenter d’expliquer la langue amazighe par la langue arabe en oubliant entre autres de se méfier des ressemblances fortuites et accidentelles qui, d’ailleurs, existent entre toutes les langues de l’humanité. C’est une complexité particulière et propre à l’Afrique du nord. Actuellement la science onomastique n’a pas encore fini de révéler la grande partie de son contenu.

Poser l'hypothèse que ce toponyme provient de Al-Djazaïr, revient à admettre que :
1. La langue arabe a été parlée dans la région algéroise pendant l’apparition de ce toponyme au Moyen Âge, chose qui n’est pas vraie.
2. Les populations vivant au moment où ce toponyme a été créé ont été en contact (invasion, arrivée…) avec les arabes, chose qui est bien fausse. Les arabes (Banu Halil, Banu Soleim…) n’étaient arrivés en Afrique du Nord qu’à partir de 1050 de l’ère grégorienne, alors que la fondation d’Alger avait eu lieu pendant la vie de Bologhine Uw Ziri (ibn Ziri), c’est-à-dire aux environs de 973 de l’ère grégorienne.
Y a-t-il lieu de dire que pour arriver à consolider toute hypothèse toponymique, il faut que l’analyse obéisse à une démarche philologique, à une objectivité et à des règles canoniques ?
Concernant notre sujet, des remarques préliminaires et fondamentales sont à émettre là :

1. Dans la pratique, le mot Al-Jazaïr n’est pas en usage, si non il n’est que sporadique. Celui qui est bien évident en usage et très bien connu, c’est Dzaïr (ou tzaïr).
2. Outre le substratum amazighe, n’importe quel toponyme peut être dans le cas général soupçonné d’origine de l’une des langues ayant parvenues en Afrique du nord (domaine de l'histoire et/ou de la linguistique).
3. Selon le critère de répartition, le toponyme Dzaïr est tellement ancré dans la pratique algérienne la plus profonde que l’hypothèse selon laquelle il est concurrencé par une autre forme populaire est nulle.
4. Historiquement parlant, la toponymie amazighe depuis le lointain pré-amazighe (pré-libyque) est seule à être permanente ; elle est d’un grand poids que les autres langues en question.
5. La langue amazighe a été employée en masse dans la région algéroise où le toponyme est apparu (domaine de l’histoire).
Dans cette optique, l’arrivée de l’arabe en Afrique du Nord occasionna de grands changements sur les structures onomastiques. Beaucoup de lieux en particulier ont perdu ou été contraints de voir leurs noms usuels connaître et en recevoir d’autres tout à fait différents et incompréhensibles.
D’un autre coté, il est partout connu qu’en raison de l’existence phonétique de chaque langue, l’on ne peut pas prononcer tous les mots d’une langue très étrangère. Pour cela que l’on arrive fréquemment et au gré du hasard à en modifier les prononciations. Le mot Dzaïr est un bon exemple. Les espagnols en suivant les arabisants qui l’ont écrit Al-Djazïr, ont défiguré ce toponyme qui est devenu Argel. Quant aux italiens et les français, ils l’ont transcrit Algieri et Algérie. En fait, depuis que l’histoire est histoire, l’on a toujours inventé et déformé des mots appartenant à des langues étrangères. Par impuissance de prononciation, par déformation, l’on a bien orthographié Jugurtha au lieu de Yugerten, Massinissa au lieu Massinsen, Kahina au lieu de Damia, Meghraoua au lieu de Imγaṛen, Tiaret au lieu de Tihert… et la liste est très longue.
L’histoire nous enseigne que la fondation d’Alger est l’œuvre de la grande tribu amazighe Sanhadja At Ziri. Bologhine fils de Ziri, après avoir acheté de la tribu Imazighen (le nom de cette tribu s’est arabisé pour être connu actuellement sous forme de Mezghenna), qui occupait l’actuelle région algéroise, une étendue spatiale (les environs de la casbah), construisit sur les ruines de l’antique Icausium la ville d’Alger. Les At Ziri (Zirides) connaissent pendant leur règne 8 princes. Ils sont les descendants de leur ancêtre Ziri Uw(= Ugw, Ag) Mennad (fils de Menad), donc ce sont des At Ziri. C’est là qu’il faut aller chercher une sérieuse piste étymologique pour le toponyme Dzaïr.
En passage, on attire l’attention sur le fait que jadis le toponyme d’Alger fut connu sous la forme d’Icausium qui, très plausiblement, est d’origine linguistique amazighe. A l’appui de la plaque en marbre découverte sur l’Algérois, on sait aujourd’hui qu'à l’époque romaine, Icausium telle que que Volubilis, Constantine, Carthage, etc. était bien une cité Amazighe. La cité Icausium fut bien bâtie et, très logiquement, nommée par ses bâtisseurs-habitants amazighes que les Romains auraient transcris Icausium. Ces derniers l'ont fait en adaptant et introduisant d'eux mêmes autant que les arabisants l'ont fait bien des siècles après pour obtenir Al-Djazair.
Si l’origine amazighe du toponyme Icausium peut-être confirmée, on peut déjà penser que tels que d’autres termes de souche amazighe, la lettre finale « m » serait agglutinée à ce toponyme pour lui donner un aspect phonétique romain. Dans ce cas, on déduit la forme Icausiu qui s’analyse comme suit : Icausiu : ic « pied de terre » + uzwu « air ». Donc l’ensemble composé peut approximativement signifier « le pied de terre battu par l’air » ou quelque chose de semblable et ce, comme d’autres toponymes ayant la finale « uzwu » tels que tizi uzwu « le col de l’air »…
On connaît bien que la base toponymique At fournit un très grand nombre de toponymes. Cette base s’interprète par « fils, descendants, gens, ceux… ». Le nom Ziri dont le féminin est taziri (ou, une autre forme amazighe, tiziri), est d’une très ancienne existence en Afrique du nord. Là deux constations peuvent être émises :
• La forme At Ziri d’origine amazighe s’est érodée jusqu’à devenir Dzaïr.
• La forme toponymique At Ziri d’origine anthroponymique n’est plus directement discernable dans la forme actuelle Dzaïr (ou tzaïr).
Par conséquent, le sens d’origine (de descendants de Ziri) n’est plus compréhensible à travers la forme altérée Dzaïr. Au lieu de At Ziri, les sources écrites en arabe nous ont apporté les formes Beni Ziri et Ezziriyyine.

Par ailleurs, on recourt couramment, et ce jusqu’aujourd’hui à la forme d-ziri pour appeler un habitant d’Alger. Dans cette forme attestée, on ne constate qu’une petite différence avec (a)t-ziri, puisque la différence ne demeure qu’au niveau des lettres /t/ et /d/. Cependant la forme finale ziri est très bien conservée dans dziri.
L’itinéraire évolutionnaire à reconstruire est comme suit :
At-Ziri > T-ziri (suppression de l’article a) > D-ziri (transformation de t en d) > T-zaïr > D-zaïr > Dja-zaïr (addition de ja) > Al-Dja-zaïr (forme véhiculée uniquement par les sources arabes écrites).

En guise de conclusion
Le toponyme Dzaïr, en usage populaire dans toutes les régions algériennes, voire extra-algériennes, a été transformé dans la dénomination élitaire puis officielle pour être ramené à Al-Djazaïr. La forme actuelle Al-Djazaïr, même en étant multi-séculaire, n’est que le résultat d’une rupture ayant rendu méconnaissable la forme originelle At Ziri.
Le toponyme Al-Djazaïr, en étant une forme bizarre et étrange, ne peut être admis. Il ne peut être rangé qu’au nombre des sornettes. Le seul à admettre authentique et bien fondé, c’est At Ziri. Donc, nous remarquons bien que malgré leur caractère linéaire, les écritures arabe et latine, à cause primordialement de leur incapacité de prononcer le mot At Ziri, n’ont pas pu conserver le vrai toponyme d’Alger. Tandis que grâce aux facteurs de conservatisme et de dévolution populaire, les mécanismes de l’oralité populaire ont bien pu transmettre à nos jours ce toponyme dans un état quasi-authentique (Dziri
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
>--< HADJ - MESSAR >--< ESPAGNE >-- 14/01/2010 21:39:06
@>>-- Apulée .Il faut avoir des amis et des ennemis ; des amis pour nous apprendre notre devoir, et des ennemis pour nous obliger à le faire, car L'ennemi se déguise parfois en géranium, mais on ne peut s'y tromper, car tandis que le géranium est à nos fenêtres, l'ennemi est à nos portes.
< SANS RANCUNE > ( rassem054@yahoo.fr )
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
Nat Mẓab 14/01/2010 21:35:36
Azul/Salam/Salut

« Rien n'est plus proche du vrai que le faux » A. Einstein

Il est certes que l’on ne cessera pas de donner preuve de sa myopie en oubliant que les sociétés amazighes se définissent entre autres par leur langue, leurs personnalités et leur mémoire collective, leurs valeurs et leur histoire… leurs cultures et leurs conceptions du monde. Il n’a pas suffi que l’histoire des amazighes demeure occultée et leur liberté entravée, voilà que des gens continuent encore d’imposer un modèle qui sert des intérêts occultes et sournois, matériels et mondains. Le passé, et même le présent, est souvent dénaturée, déformée, falsifiée et ce, pour justifier, arranger et comploter les réalités et ce, loin de tout point de vue humanitaire, objectif, rationnel et lucide. Il est connu que le conditionnement artificiel, la manipulation des valeurs sociales et des symboles ainsi que la fonction de légitimer les lignes de conduite sont en partie confiés aux professionnels de la démagogie. Là les orientations de l’action sociale sont adoptées, imposées, et les esprits des citoyens qui ne comprennent pas généralement les enjeux qui engagent leur avenir et leur devenir, deviennent une proie très facile. Une fois que les valeurs et les symboles de la société sont bien manipulés et rôdés, ça devient difficile à la société d’être maîtresse de son devenir. La prégnance de pratiques ethno-linguicides et prônant la médiocrité influence très négativement la dynamique sociale. Dans un élan mystique et inhumain qui ne repose sur aucun fait réel, il est très trompeur de déclarer qu’il s’agit d’un intérêt populaire, voire national. En réalité, c’est l’inverse qui est vrai. C’est plutôt le mensonge abject, l’uniformisation à outrance et l’assimilation forcée qui aliènent les individus de la société en les contraignant à être ce qu’ils ne sont pas. Dans ce contexte, il est temps d’appeler au divorce avec ce monde mythique et utopique, même s’il est réel que toute une mouvance dite « arabo-baathiste » a été implantée sur la terre de Tamazgha avec l'aide de ses mentalités arrivistes qui mobilisent des milliers de personnes pour soutenir les injustices, sans que ces mêmes populations ne s'entraident. Le soutien aveugle de l’arabo-baathisme a malheureusement importé et propagé inconsciemment l’intolérance, les stéréotypes et la violence à l’encontre d’autrui. Mais à chaque antithèse il y a une thèse.
Je voudrais juste apporter le correctif sur cette pseudo-hypothèse qui, fallacieusement, tente de faire croire à l’origine linguistique arabe de la Capitale d’Algérie en disant : « en principe, les habitants de ce pays doivent s’appeler, étymologiquement « Djazairi » et le mot Algérie fut aussi inventé par les Français, alors quelle doit porter le nom « el-Djazeir » ». Quelle énorme bévue ! On constate non seulement que l’on est fatalement tombé dans l'impuissance de réussir à dépasser son sentiment subjectiviste, mais on a en plus, en mauvais défenseur, tenté de fourrer son nez dans un sujet très spécialisé qu'on ignore complètement en ne se rendant même pas compte qu'on ne craint là que ce qu'on ne connaît pas. Il faut arrêter d'entraîner les citoyens crédules qui méritent vraiment d'être éclairés plutôt que de faire d’eux des créatures sans science, ni conscience. Cela est un crime que Dieu ne pardonnera pas. Un amazighe est un être libre.
Il est vrai qu’un de nos grands malheurs socio-historique demeure à nos jours comme le disait Mohamed Kheireddine dans le fait qu’un bon amazighe est un amazighe mort ! En fait on ne peut jamais être fier d’une thèse et, simultanément, de son antithèse. Imazighen, en général, et les Algériens, en particulier, doivent comprendre que pour décoloniser l’Afrique du Nord, on doit tout d’abor décoloniser les mentalités. Le décalage colossal qu'accuse nos compatriotes, entre la marche de notre monde actuel et les idées anachroniques qui risquent de s'effondrer sous l'effet de leur propre inertie, et qu'il essaye de propager avec acharnement, est nuisible à leur propre santé mentale. On dirait que l’ennemi fondamental des Amazighes, voire de toute l’humanité, est l’ignorance et la bassesse. Et comme le disait Ainstein : « N'essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur. »
Les ennemis les plus acharnés de la langue amazighe ne cessent de vociférer en disant tout et n'importe quoi afin d'arriver à convaincre, au nom d'un idéal creux et inventé de surplus, de l'inutilité d'œuvrer pour que notre ethnocide prenne fin, ce qui, à leur regard, est hors de question. Cette réalité sociale, linguistique et culturelle amazighes ne pourra jamais disparaître. Cela est par ailleurs montré par l’histoire.
Je voudrais dire que la langue amazighe est un des plus vieux fonds de l'humanité et que pour recouvrer totalement et profondément l'islam, il est primordial et indispensable de recouvrer sa langue maternelle. Il n'est encore pas trop tard pour que nous apprenions à vivre ensemble comme des Humains. Un musulman est responsable devant Dieu de ses actes et comportements et de la manière dont il gère ce qui lui fut remis en dépôt. Le Coran et la Sunna offrent des orientations qui présentent les champs possibles de l'action humaine et précisent un certain nombre de limites pourtant très claires, entre autres le respect des autres humains, dans la reconnaissance de leur diversité et en préservant l'harmonie entre eux, loin de tout contexte d'assimilation, de provocation et d'agression. Il est souvent vrai que la science sans religion est boiteuse, et la religion sans science devient aveugle.
La différence linguistique des peuples, les spécificités de cultures, le particularisme des coutumes a été décidé et voulu par Dieu. La spiritualité islamique engage l'homme à vivre dans l'harmonie en tenant en compte tous les éléments de son humanité. Les fondements même de l’Islam, autour de la référence à l'Unicité de Dieu (ettawhîd), donnent la priorité absolue au sens de la vie et à la finalité des actions humaines. Le djihâd intrinsèque d'un musulman est nécessaire pour se maîtriser, apprendre à vivre avec autrui et préserver l'harmonie de la planète dans toute ses richesses.
On ne peut pas être fier de Tamazight en tant que civilisation et culture, du moment que l’on omet que derrière chaque civilisation il y a une langue. Ce qui, pour agir et réagir légitimement, est évident, c'est que les Amazighes (toutes régions confondues) conscients de leur existence aux divers plans, ne compteront jamais sur une mentalité obéissant au schéma algérien = arabe. Quelqu'un qui n'a pas quelque chose ne peut pas le donner. Un vrai musulman, s'il existe en lui une once d'amour pour ce que Dieu a créé, doit bien dire ou se taire. En toute raison, il serait logique de taire ses ressentiments contraires à sa langue que d'hypothéquer tout un peuple. Tant de dires contradictoires et mal fondés demeurent archi-faux et ne servent qu'à rendre Tamazight suspecte aux yeux des autres algériens.
Nous n'avons pas à rougir de notre langue amazighe, une ancienne et très belle langue, qui a encore le mérite d'être vivante et dont les expressions reflètent toujours les moindres recoins de notre âme et de notre existence. Excuse-moi ma franchise. Le mensonge, la falsification sont derrière le fait que notre monde a raté son adhésion à la rationalité à laquelle Ibn Khaldoun a établi les fondements scientifiques et que les « pseudo-savants » continuent à tort et à travers de rejeter. Ces attaques destructives, anti-islamiques et anti-philanthropiques s'inscrivent dans le cadre des répressions que les amazighes ont subi et subissent encore à travers le temps sur leur propre terre Tamazgha (l'Amazighie). Jusqu'à quand que ça durera ?
Lorsque l’on accepte que la langue Tamazight que Dieu de la Terre et des Cieux a créée dans sa sagesse divine n'est pas une perte de temps, ni une médiocrité, lorsqu'on n'aura plus honte de son appartenance sociale, lorsqu'on sera fier de son authentique histoire, y compris les périodes antéislamiques, on peut commencer à parler de développement et de prospérité. Je dirais que cette fatalité provient de l'ignorance, de l'esprit borné, de l'incompétence de ces musulmans et non pas de l'islam. Tenter de couper la langue amazighe consiste à s’entêter à commettre un crime, pour ne pas dire un génocide, contre l'humanité tout entière qui doit sa richesse à la diversité et la diversification de toutes ses langues que Yuc/Dieu/Allah a créées. Cependant, les conséquences d'une telle ignorance pèsent plus qu'une catastrophe catastrophique. Nier le droit de cette langue maternelle d'être promue est particulièrement une condamnation de nos aïeux qui s'étaient battus et qui avaient durant des siècles pratiqué leur religion musulmane en langue amazighe.
Je m’excuse de m’être étalé sur certaines questions qui, à mon regard, importantes à évoquer ici. Afin d’éclairer la situation du toponyme de la capitale d’Algérie, je donnerais aux internautes l’étymologie de « Dzair/Tzair ».
En effet, « Dzair » a su se conserver dans la pratique langagière populaire sans qu’un autre nom usant d’une racine autre que celle de ce dernier n’ait pu le supplanter radicalement. « Dzair » est un substantif dont le correctif mérite d’être apporté.
Jusqu’à une date récente, le statut de langue orale de Tamazight (absence d’anciens documents écrits dans cette langue) a entravé d’un coté la possibilité de remonter dans l’état diachronique. Alors que les longs siècles de contact avec l’arabe et l’ignorance de l’élite arabisante des mécanismes et règles de Tamazight, et sa tendance à expliquer les mots amazighes par la langue qu’elle maîtrise, a compliqué davantage la situation toponymique nord africaine. Cette élite avait un peu partout et tout le temps assimilé et intégré, après les avoir fait subir des transformations phonétiques et sémantiques, des mots dans la langue arabe. L’on avait malheureusement oublié que la connaissance des langues qui peuvent fournir les toponymes est d’une grande utilité et d’une objectivité primordiale. Depuis des siècles jusqu’à nos jours, l’élite arabisante, à tort et à travers, continue de tenter d’expliquer la langue amazighe par la langue arabe en oubliant entre autres de se méfier des ressemblances fortuites et accidentelles qui, d’ailleurs, existent entre toutes les langues de l’humanité. C’est une complexité particulière et propre à l’Afrique du nord. Actuellement la science onomastique n’a pas encore fini de révéler la grande partie de son contenu.

Poser l'hypothèse que ce toponyme provient de Al-Djazaïr, revient à admettre que :
1. La langue arabe a été parlée dans la région algéroise pendant l’apparition de ce toponyme au Moyen Âge, chose qui n’est pas vraie.
2. Les populations vivant au moment où ce toponyme a été créé ont été en contact (invasion, arrivée…) avec les arabes, chose qui est bien fausse. Les arabes (Banu Halil, Banu Soleim…) n’étaient arrivés en Afrique du Nord qu’à partir de 1050 de l’ère grégorienne, alors que la fondation d’Alger avait eu lieu pendant la vie de Bologhine Uw Ziri (ibn Ziri), c’est-à-dire aux environs de 973 de l’ère grégorienne.
Y a-t-il lieu de dire que pour arriver à consolider toute hypothèse toponymique, il faut que l’analyse obéisse à une démarche philologique, à une objectivité et à des règles canoniques ?
Concernant notre sujet, des remarques préliminaires et fondamentales sont à émettre là :

1. Dans la pratique, le mot Al-Jazaïr n’est pas en usage, si non il n’est que sporadique. Celui qui est bien évident en usage et très bien connu, c’est Dzaïr (ou tzaïr).
2. Outre le substratum amazighe, n’importe quel toponyme peut être dans le cas général soupçonné d’origine de l’une des langues ayant parvenues en Afrique du nord (domaine de l'histoire et/ou de la linguistique).
3. Selon le critère de répartition, le toponyme Dzaïr est tellement ancré dans la pratique algérienne la plus profonde que l’hypothèse selon laquelle il est concurrencé par une autre forme populaire est nulle.
4. Historiquement parlant, la toponymie amazighe depuis le lointain pré-amazighe (pré-libyque) est seule à être permanente ; elle est d’un grand poids que les autres langues en question.
5. La langue amazighe a été employée en masse dans la région algéroise où le toponyme est apparu (domaine de l’histoire).
Dans cette optique, l’arrivée de l’arabe en Afrique du Nord occasionna de grands changements sur les structures onomastiques. Beaucoup de lieux en particulier ont perdu ou été contraints de voir leurs noms usuels connaître et en recevoir d’autres tout à fait différents et incompréhensibles.
D’un autre coté, il est partout connu qu’en raison de l’existence phonétique de chaque langue, l’on ne peut pas prononcer tous les mots d’une langue très étrangère. Pour cela que l’on arrive fréquemment et au gré du hasard à en modifier les prononciations. Le mot Dzaïr est un bon exemple. Les espagnols en suivant les arabisants qui l’ont écrit Al-Djazïr, ont défiguré ce toponyme qui est devenu Argel. Quant aux italiens et les français, ils l’ont transcrit Algieri et Algérie. En fait, depuis que l’histoire est histoire, l’on a toujours inventé et déformé des mots appartenant à des langues étrangères. Par impuissance de prononciation, par déformation, l’on a bien orthographié Jugurtha au lieu de Yugerten, Massinissa au lieu Massinsen, Kahina au lieu de Damia, Meghraoua au lieu de Imγaṛen, Tiaret au lieu de Tihert… et la liste est très longue.
L’histoire nous enseigne que la fondation d’Alger est l’œuvre de la grande tribu amazighe Sanhadja At Ziri. Bologhine fils de Ziri, après avoir acheté de la tribu Imazighen (le nom de cette tribu s’est arabisé pour être connu actuellement sous forme de Mezghenna), qui occupait l’actuelle région algéroise, une étendue spatiale (les environs de la casbah), construisit sur les ruines de l’antique Icausium la ville d’Alger. Les At Ziri (Zirides) connaissent pendant leur règne 8 princes. Ils sont les descendants de leur ancêtre Ziri Uw(= Ugw, Ag) Mennad (fils de Menad), donc ce sont des At Ziri. C’est là qu’il faut aller chercher une sérieuse piste étymologique pour le toponyme Dzaïr.
En passage, on attire l’attention sur le fait que jadis le toponyme d’Alger fut connu sous la forme d’Icausium qui, très plausiblement, est d’origine linguistique amazighe. A l’appui de la plaque en marbre découverte sur l’Algérois, on sait aujourd’hui qu'à l’époque romaine, Icausium telle que que Volubilis, Constantine, Carthage, etc. était bien une cité Amazighe. La cité Icausium fut bien bâtie et, très logiquement, nommée par ses bâtisseurs-habitants amazighes que les Romains auraient transcris Icausium. Ces derniers l'ont fait en adaptant et introduisant d'eux mêmes autant que les arabisants l'ont fait bien des siècles après pour obtenir Al-Djazair.
Si l’origine amazighe du toponyme Icausium peut-être confirmée, on peut déjà penser que tels que d’autres termes de souche amazighe, la lettre finale « m » serait agglutinée à ce toponyme pour lui donner un aspect phonétique romain. Dans ce cas, on déduit la forme Icausiu qui s’analyse comme suit : Icausiu : ic « pied de terre » + uzwu « air ». Donc l’ensemble composé peut approximativement signifier « le pied de terre battu par l’air » ou quelque chose de semblable et ce, comme d’autres toponymes ayant la finale « uzwu » tels que tizi uzwu « le col de l’air »…
On connaît bien que la base toponymique At fournit un très grand nombre de toponymes. Cette base s’interprète par « fils, descendants, gens, ceux… ». Le nom Ziri dont le féminin est taziri (ou, une autre forme amazighe, tiziri), est d’une très ancienne existence en Afrique du nord. Là deux constations peuvent être émises :
• La forme At Ziri d’origine amazighe s’est érodée jusqu’à devenir Dzaïr.
• La forme toponymique At Ziri d’origine anthroponymique n’est plus directement discernable dans la forme actuelle Dzaïr (ou tzaïr).
Par conséquent, le sens d’origine (de descendants de Ziri) n’est plus compréhensible à travers la forme altérée Dzaïr. Au lieu de At Ziri, les sources écrites en arabe nous ont apporté les formes Beni Ziri et Ezziriyyine.

Par ailleurs, on recourt couramment, et ce jusqu’aujourd’hui à la forme d-ziri pour appeler un habitant d’Alger. Dans cette forme attestée, on ne constate qu’une petite différence avec (a)t-ziri, puisque la différence ne demeure qu’au niveau des lettres /t/ et /d/. Cependant la forme finale ziri est très bien conservée dans dziri.
L’itinéraire évolutionnaire à reconstruire est comme suit :
At-Ziri > T-ziri (suppression de l’article a) > D-ziri (transformation de t en d) > T-zaïr > D-zaïr > Dja-zaïr (addition de ja) > Al-Dja-zaïr (forme véhiculée uniquement par les sources arabes écrites).

En guise de conclusion
Le toponyme Dzaïr, en usage populaire dans toutes les régions algériennes, voire extra-algériennes, a été transformé dans la dénomination élitaire puis officielle pour être ramené à Al-Djazaïr. La forme actuelle Al-Djazaïr, même en étant multi-séculaire, n’est que le résultat d’une rupture ayant rendu méconnaissable la forme originelle At Ziri.
Le toponyme Al-Djazaïr, en étant une forme bizarre et étrange, ne peut être admis. Il ne peut être rangé qu’au nombre des sornettes. Le seul à admettre authentique et bien fondé, c’est At Ziri. Donc, nous remarquons bien que malgré leur caractère linéaire, les écritures arabe et latine, à cause primordialement de leur incapacité de prononcer le mot At Ziri, n’ont pas pu conserver le vrai toponyme d’Alger. Tandis que grâce aux facteurs de conservatisme et de dévolution populaire, les mécanismes de l’oralité populaire ont bien pu transmettre à nos jours ce toponyme dans un état quasi-authentique (Dziri
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
Daamghar 14/01/2010 19:04:04

Voici comment Ibn Khaldoun, avec sa grande sincérité, décrivait les Berbères :

En traitant de la race Berbère, des nombreuses populations dont elle des compose, et de la multitude de tribus et de peuplades dans laquelle elle se divise, nous avons fait mention des victoires qu’elle remporta sur les princes et de ses luttes avec divers empires pendant des siècles…
Citons, cependant, les vertus qui font honneur à l’homme et qui étaient devenues pour les Berbères une seconde nature ; leur empressement à s’acquérir des qualités louables, la noblesse d’âme qui les porta au premier rang parmi les nations, les actions par lesquelles ils méritèrent les louanges de l’univers, bravoure et promptitude à défendre leurs hôtes et clients, fidélité aux promesses, aux engagements et aux traités, patience dans l’adversité, fermeté dans les grandes afflictions, douceur de caractère, indulgence pour les défauts d’autrui, éloignement pour la vengeance, bonté pour les malheureux, respect pour les vieillards et les hommes dévots, empressement à soulager les infortunés, industrie, hospitalité, charité, magnanimité, haine de l’oppression, valeur déployée contre les empires qui les menaçaient, victoires remportées sur les princes de la terre, dévouement à la cause de Dieu et de sa religion ; voilà, pour les Berbères, une foule de titres à une haute illustration, titres hérités de leurs pères et dont l’exposition, mise par écrit, aurait pu servir d’exemple aux nations à venir.
Que l’on se rappelle seulement les belles qualités qui les portèrent au faîte de la gloire de la gloire et les élevèrent jusqu’aux hauteurs de la domination, de sorte que le pays entier leur fut soumis et leurs ordres rencontrèrent partout une prompte obéissance…
Quant au zèle qu’ils déployèrent à faire respecter les prescriptions de l’islamisme, à se guider par des maximes de la loi et à soutenir la religion de Dieu, on rapporte à ce sujet, des faits qui démontrent la sincérité de leur foi, leur orthodoxie et leur ferme attachement aux croyances par lesquelles ils s’étaient assurés la puissance de l’empire…
On a vu chez les Berbères des choses tellement hors du commun, des faits tellement admirables, qu’il est impossible de méconnaître le grand soin que Dieu a eu de cette nation, l’extrême bonté qu’il lui a toujours témoignée, la combinaison de vertus dont il l’a dotée les nombreux genres de perfection à l’espèce humaine
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
samir 14/01/2010 13:45:53
je cois que les kabyles de puis leur existanse ne connaisse pas la gouvernance pour ce la ils etaient toujours gouverné par des etrangé ou par un autre payé et aujaurdui dans un monde dinastique dont toute parcel de terrain dans le monde est gérer directement ou indirectement par le lobi juif ou arab bien sur on legitiment tout sa avec la relegion ou la force pour ce la afin de recupirer ce qui est au berber on afric du nord il faut reunir les berber restant sur les chose qui les regroupe culture, langue, cotume son ésité a etulisé la force et tué tout berber ou personnes qui est contre cette edeologie
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
kaci 14/01/2010 13:43:29
@nif el tartour, Ici il y a ceux que vous ne crosez jamais dans les faubourgs d'Alger ou Oran et Constantine. De palais en palais vous vous etes crée une image du pays à votre niveau où tout est reluisant. Comment faites vous à etre élu pauvre bougre, avec le pistolet...importé!?
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
Shemsy-Madrid 14/01/2010 13:42:04
Droit de reponse@nif et hadhara. Est-ce que tu peux aller au fond de ta pensee et designer du doigt ceux a qui tu fais allusion ¿ Moi, si je me suis agrippee a mon particularisme primaire, comme tu dis, c'est parcequ'il il a traite mes ancestres de Juifs qui sont venu en Algerie pour la spolier et la mettre a genoux. Peut-etre c'est mon Prenom Shemsy qui lui fait croire ca, alors c'est mon devoir le plus legitime de remettre les pendules a l'heure et lui montrer que je suis issue de parents qui sont d'authentiques kabyles. Si tu n'es pas d'accord avec moi, cela ne me fera ni chaud ni froid, car mes principes et l'honneur de ma famille et plus important de ce que tu peux penser toi ou tes semblables.
Vote Positif Vote Négatif
0
avatar
nif et hadhara 14/01/2010 01:14:34
J'ai comme l'impression que ces espaces de débats sont en déshérence. A voir un tel flot de cacophonie et d'insultes meubler copieusement ces forums, c'est à croire qu'on est au milieu de ces jeunes celèbres supporters déshoeuvrés qui deversent, à satieté et hebdomadairement, leurs venins dans nos différents stades, transformés pour la circonstance en exutoires de maux, de frustrations et d'echecs personels, et en deversoire de tous comportements orduriers. Les débats derapent dangereusement. L'un nous impose son président raté comme le messi; l'autre s'agrippe à son particularisme primaire et réduit son espace culturel et civilisationel à pas plus loins de deux doigts de son nez... Ce n'est plus de la liberté d'expression. Je crois qu'il n'est plus utile ni pertinent d'ailleur de participer à ces debats de pacotiles au risque de me retrouver face à des experts en nylon qui sentent très fort la trivialité ethnique et tribale !
Vote Positif Vote Négatif
0
1 2 3 4 5 6 next total: 159 | affiché: 1 - 30
Vous devez être connecté pour poster des commentaires

Copyright © 2007-2012 - Le Matin DZ - Les idées et le débat. Tous droits réservés.