Se dirige-t-on droit vers le pire des scénarios en 2019 ?

On prête à Said Bouteflika l'ambition monarchique de succéder à son frère au pouvoir depuis 18 ans.
On prête à Said Bouteflika l'ambition monarchique de succéder à son frère au pouvoir depuis 18 ans.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, à dix-neuf mois des élections présidentielles d’avril 2019, rien n’a encore filtré sur les intentions réelles des potentiels candidats à la course au Palais d’El Mouradia.

Occupés peut-être à deviner d’abord la direction du vent et la décision du chef de l’Etat vis-à-vis du cinquième mandat, les protagonistes ne veulent ni se montrer, ni encore moins penser à des primaires, comme cela se fait ailleurs. Du coup, personne n’est en mesure à l’heure qu’il est de dire de quoi sera faite cette échéance, où tous les coups seront très certainement permis.

Même si Abdelaziz Bouteflika renonce à se succéder à lui-même, son entourage fera l’impossible pour qu’un membre du "clan" le remplace pour au moins dix ans. Un membre dont la feuille de route se résumerait à l’essentiel : le maintien du statu quo actuel, en attendant une hypothétique remontée des prix du pétrole.

Certes, ce ne sont pas les candidats qui manquent dans les rangs du clan, mais ce dernier n’est pas dupe et fera donc tout pour nous faire sortir quelqu’un qui ne soulèvera surtout pas un tollé général. Et c’est là, précisément, que le clan aura du pain sur la planche, ses membres n’étant pas tous au-dessus de tout soupçon.

Si Saïd Bouteflika est le mieux loti pour succéder à son frère, il est aussi, et surtout, le plus à même de provoquer l’irréparable en soulevant le tollé général tant redouté, rien qu’en se portant candidat à la magistrature suprême. En effet, les Algériens, qui ont gobé tout, ou presque, jusque-là, pourraient se montrer réticents face à une succession dynastique.

Saïd Bouteflika sait tout cela, bien sûr, et comme il a eu le temps de murir son projet en prenant les décisions qu’imposent son cas, il actionnera sûrement le moment venu une machine électorale qui s’ébranlera aussitôt, avec pour mission de le faire "élire" sous un label identique, ou proche de celui du "candidat du consensus". La vie, dit-on, est un éternel recommencement.

Auquel cas, les Algériens assisteraient-ils médusés à une énième mascarade électorale ? L’avenir nous le dira. Avec Saïd Bouteflika comme chef de l’Etat, l’Algérie gagnerait toutefois au moins deux choses et pas des moindres : Abdelaziz Bouteflika n’aura pas besoin de faire une contraignante passation de pouvoir, et Saïd Bouteflika n’aura pas besoin d’une période de grâce.

Ahcène Bettahar

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Commentaires (12) | Réagir ?

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Atala Atlale

Merci @ moh arwal. Je ne sais où j'ai lu que quand on ne peut réagir devant l'injustice par des actes, faisons le au moins par la parole, sinon par le coeur -c'est à dire en se taisant - et pour ce dernier cas on ne pourra le savoir. Sauf Dieu.

Cordialement.

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oziris dzeus

en 1830 les habitants de ce pays ont abdiqués devant les français, ils ont récoltés le colonialisme,

en 1962 ils ont abdiqués face aux embusquées des frontières, ils ont eu droit à la dictature,

en 1999 ils ont abdiqués devant boutef et ils ont eu le despotisme,

en 2019 ils abdiqueront et auront ce qui va avec

déjà en 1055 ils ont abdiqués devant les banouhilal et ils ont subit la gabegie et la zizanie

pour ceux qui rêvent et attendent que les habitants de ce pays finissent de comprendre et ben il faut avoir de la patience parce qu'ils n'ont pas encore commencer à comprendre, depuis 950 ans,

il faut soutenir saadatouhou, l'encourager et ne pas lui résister, les habitants de ce pays ne veulent ni de la démocratie ni de la justice ni de la liberté,

peut être que saadatouhou leurs donnera ce qu'ils veulent, pour quoi les en priver, pour preuve :

en 1954 ils n'ont pas voulu de la liberté,,

en 1991 ils 'ont pas voulu de la démocratie,

en 1992 ils n'ont pas voulu de la justice,

en 1998 ils n'ont pas voulu d'un ETAT fort,

c'est suffisamment clair que les habitants de ce pays ne sont ni des tchèques ni des suédois, alors pourquoi leurs vouloir un vaclav havel ou un olof palme,

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