Me Dabouz : de Berrouaghia à Ksar El Boukhari, solidarité de Tiaret et attente d’un "geste d’apaisement"

Une solidarité venue de Tiaret
Une solidarité venue de Tiaret

A la mi-journée de ce mardi 18 avril 2018, Me Salah Dabouz a repris son parcours pour la libération des détenus d’opinion et pour la préservation de la vie de Kamel-Eddine Fekhar. Une marche de la dignité.

L’étape d’aujourd’hui, une soixantaine de kilomètres, le mènera à Ksar El Boukhari. La matinée a été l’occasion pour le président de la Ligue des droits de l’homme de rendre visite à ses mandants. Il a pu en rencontrer quelques-uns, notamment Soufghalem Bakir, Boumghar Sofiane, Abouna Nour-Eddine. Mais, il lui a été refusé de communiquer avec Nacer-Eddine Hadjadj. Rapelons que celui-ci est cadre national du RCD. Architecte de formation il était chargé, au sein de son parti, du secrétariat national à l’urbanisme. Le permis de communiquer présenté par Me Dabouz, délivré en 2016, a été rejeté par l’administration carcérale. Pourtant, comme le souligne l’avocat, le document ne comporte aucune limite de validité. Son étonnement est total devant une telle négativité.

L’avocat a été rejoint, aujourd’hui, pour cette étape, par une délégation venue de Tiaret. Deux membres de la Ligue des droits de l’Homme, Mensri Hmed responsable du bureau et Khaled, un de ses adjoints et Khelfat Abdelkader du MDS-Tiaret. Ce dernier, malgré un lourd handicap, a tenu à effectuer la marche. Me Dabouz explique que l’incapacité qui frappe ce militant résulte de tortures subies dans le passé, d’où son insistance à prendre part à la marche de la dignité. L’avocat a mis en relief l’attitude, singulière au sein de la classe politique, du MDS, dont le coordinateur-national a entamé, dimanche 16 avril, une grève de la faim dans le cadre du plan d’action du Comité national pour la libération des détenus politiques et d’opinion (CNL-DPO). Le beau-frère de Kamel-Eddine Fekhar, Tehteh Sofiane est aussi du groupe.

Par ailleurs, Me Dabouz a annoncé être dans l’attente du résultat des délibérations de la chambre d'accusation de la Cour de Ghardaia. Trente-six détenus ont introduit une demande de levée de leur détention préventive. La décision devrait intervenir dans le courant de l’après-midi. Quel sera le signal délivré par la justice ? Un signe d’apaisement, ou au contraire, une confirmation d’une logique liberticide qui égratigne déjà l’image d’une justice perçue comme domestiquée et aux ordres d’un pouvoir autoritaire et aventuriste ? La réponse ne saurait tarder…

Mohand Bakir

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Commentaires (2) | Réagir ?

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deradji nair

Nous devons tous marcher pour notre Algérie pris en otage par ce parti unique comptant plus de menteurs, de falsificateurs et de voyous que d'hommes sincères que ne veut pas lacher prise et oublier que sans le peuple il n'aurait jamais existé.

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mohamed ouklou

la reponse ya mohand, avec un peuple mou lache, on la devine, ils vont serrer les vis un peu plus, pour que nul ne la ramene.

on a vu l'emprisonnement de hauts gradés (generaux) qui ont fait leur devoir sans que nul ne s'émeut, puis on a interdit à d'anciens generaux la parole, puis un journaliste meurt en prison... etc

l'adage dit<< la meilleure defence c'est l'attaque>>.

ils l'ont bien compris, au lieu que se soit ces gens qui ont detourné l'argent du peuple vers le panama qui aillent en prison, se sont ceux qui les denoncent qui vont en prison