Pour un 20 avril : "Journée de la cohésion et la fraternité kabyles"

Des anciens cadres du MAK appellent à "la libération de la Kabylie du néocolonialisme arabo-islamique"
Des anciens cadres du MAK appellent à "la libération de la Kabylie du néocolonialisme arabo-islamique"

En tant que territoire, peuple et nation, la Kabylie a toujours été indépendante jusqu’à son invasion par la France coloniale en 1857. Bien qu’annexée aux possessions françaises en Afrique du Nord, qui prendront ensuite, et par la volonté d’une administration coloniale, la dénomination commune d'"Algérie", la Kabylie a toujours eu une identité et une existence propres. Sa langue, sa culture et son identité ont été façonnées par une civilisation millénaire , profondément ancrée dans son socle naturel amazigh et nord-africain, depuis l’antique Libye contemporaine des grecs et des pharaons, et la Numidie contemporaine des Romains. Sa forte identité kabyle et amazighe, sa démocratie participative, sa laïcité ancestrale symbolisée par "Jmaɛ Liman", son système de solidarité jusque-là infaillible, constituent encore aujourd’hui des obstacles majeurs à sa dissolution programmée dans le monde chimérique et colonial de l’arabo-islamisme.

Depuis l’"indépendance" de l’Algérie, pour laquelle la Kabylie s’est pourtant investi corps et âme en lui consentant d’immenses sacrifices, et croyant y trouver son bonheur comme celui des autres peuples qui la composent, la Kabylie n’a eu en retour que haine, mépris et cette insupportable négation de sa propre existence. Pour la soumettre et l’obliger à accepter sa dislocation par un système d’assimilation forcé, rien ne lui a été épargné. La Kabylie a subi, seule et dans l’indifférence de tous, les graves agressions de l’Etat algérien, qu’elles aient été franches et ponctuelles comme en 1963 et en 2001, ou plus sournoises et permanentes par la négation et la falsification historique et identitaire.

Depuis sa création en 1962, l’Etat algérien œuvre avec constance et acharnement à la dissolution de la Kabylie via l’ensemble de ses institutions, à commencer par l’arabisation forcenée de l’école et l’instrumentalisation de l’extrémisme religieux ; mais aussi par l’occupation progressive de son territoire via l’implantation régulière de brigades de gendarmerie et de police, de casernes et de prisons, et maintenant de mosquées salafistes qui prolifèrent en Kabylie ; le tout en vue de noyer le peuple kabyle sur son propre territoire et, à terme, le dissoudre dans l’arabo-islamisme, le terroriser, le museler et, le cas échéant, le mater, y compris par le crime politique individuel et ciblé ou, à plus grande échelle, en occasionnant des centaines de victimes.

La Kabylie traverse aujourd’hui une des périodes les plus dangereuses de son histoire, celle-ci étant marquée par :

· Une forte dynamique de dépersonnalisation du peuple kabyle mobilisant tous les instruments idéologiques du régime colonial arabo-islamique, notamment à travers les médias lourds, les écoles, les lieux de culte, les administrations et l’ensemble des organisations de masse ;

· L’accroissement de la pauvreté, des inégalités sociales, du chômage et de la mendicité;

· La corruption généralisée et la précarisation de la santé qui ne s’organise plus qu’à travers la solidarité sociale en Kabylie ;

· La démission organisée des corps dits de sécurité, totalement défaillants dans la sécurisation des biens et des personnes mais hautement performants dans la répression et le harcèlement des militants politiques pacifiques;

· L’occupation et le contrôle militaire de l’espace kabyle sous prétexte d’une lutte contre un terrorisme islamiste dit "résiduel" mais qui ne subsiste qu’en Kabylie depuis l’amnistie généralisée des terroristes islamistes ; et ce, alors même que le terrorisme était totalement absent en Kabylie au plus fort de son activité criminelle ;

· Le sabotage économique, le terrorisme bureaucratique et le chantage fiscal;

· Le sabotage volontaire et prémédité de l’écosystème du territoire kabyle, notamment par l’incendie régulier de centaines de milliers d’hectares de forêts ;

· L’insécurité généralisée sciemment entretenue par la prolifération des actes de violence: Kidnappings, agressions et assassinat de citoyens dans l’impunité totale, et dont les derniers en date sont ceux du militant associatif Abdelhak Benchelli, de Mokrane Khelfane dit Hamiche, de la petite Nihal et de l’étudiant H. Djamel ;

· L’instrumentalisation et la sous-traitance de la terreur et de la voyoucratie, pour ébranler les codes de conduite propres à la Kabylie, autrefois efficacement codifiés par les assemblées villageoises, et dans le même temps faire plier un peuple farouchement résistant ;

· La pénalisation et le musellement de toute voie progressiste s’opposant à la promotion préméditée et outrancière de l’obscurantisme à travers l’ensemble des institutions de l’Etat algérien (école, justice, administration), et dont le dernier exemple en date est celui du journaliste kabyle, Idir Tazrout, qui fait actuellement face au parti pris de la «justice» algérienne en faveur du salafisme ;

· Les atteintes gravissimes à la liberté d’expression et d’opinion accompagnées d’accusations d’intelligence avec l’ennemi contre tout opposant ou journaliste osant remettre en cause l’ordre colonial établi, à l’instar du jeune kabyle Merzoug Touati qui risque 25 ans de prison ; et ce, après le décès d’un autre journaliste dans les prisons algériennes ; l’emprisonnement des kabyles assumant publiquement leur diversité confessionnelle, à l’instar du citoyen kabyle de confession chrétienne, Slimane Bouhafs, qui croupit en prison pour atteinte à la religion «officielle» ; L’emprisonnement des Mozabites, militants des droits humains et du Mouvement pour l’autonomie du Mzab, à l’image du Dr. Kameleddine Fekhar et de ses compagnons accusés d’atteinte à la sureté de l’Etat pour avoir osé dénoncer publiquement les crimes dont ils font régulièrement l’objet avec preuves à l’appui.

· Après l’empêchement des rassemblements, des meetings et des conférences des souverainistes kabyles sous le prétexte fallacieux de l’absence d’autorisation, il interdit les rencontres organisées par des centres culturels et cafés littéraires qui activent pourtant dans le cadre des lois algériennes, pour la simple raison que leurs invités échappent au contrôle de la corruption politique et financière érigées comme mode de gouvernance ;

· Le chantage politico-économique contraignant des militants souverainistes à renoncer à leur engagement en faveur d’une Kabylie libre en contrepartie de jouir de tous leurs droits civiques et de préserver leurs emplois.

En dehors de l’arabo-islamisme, aucune colonisation idéologico-politique n’a déployé autant de moyens politiques, juridiques et coercitifs pour éradiquer définitivement les peuples amazighs, réussissant l’exploit de leur imposer leur propre négation au profit d’une langue, d’une culture et d’une identité de substitution habillement sacralisées, tout en reléguant l’amazighité des peuples d’Afrique du Nord au rang révolus de "lointains ancêtres arabisés par la conquête islamique", comme si les religions avaient "naturellement" vocation à effacer les identités des peuples.

L’injustice dont font l’objet les prisonniers politiques kabyles et mozabites, à l’instar de Slimane Bouhafs, des jeunes bloggeurs kabyles, du Dr. Kameleddine Fekhar et de ses codétenus, est vécue dans l’indifférence des algériens qui chantent «l’unité nationale» à longueur de journée, comme dans l’indifférence d’une communauté internationale qui fait preuve d’une lâcheté sans égale, hormis quelques personnalités politiques dont nous saluons l’humanisme et la cohérence avec les principes dont ils se réclament.

Cependant, cette situation de démission et d’indifférence quasi généralisées conforte et encourage le despotisme du régime colonial algérien qui amplifie davantage sa politique répressive, oppressive et criminelle envers les peuples amazighs qui résistent et luttent contre l’assimilationnisme. Ne pas soutenir les détenus politiques de Kabylie et du Mzab relève d’une injustice historique inhumaine et, plus grave encore, constitue une caution immorale au racisme et au crime institutionnalisé. Laisser des militants politiques pacifistes, des militants des droits humains périr en prison, juste parce que ce sont des kabyles ou des mozabites, est une infamie qui fait d’ores et déjà honte aux pseudos démocrates et autres humanistes à géométrie variable, d’autant plus que plusieurs détenus sont déjà morts en détention, dans des conditions obscures.

Aujourd’hui, à la veille de cette date hautement symbolique du 20 avril, notre peuple s’apprête à célébrer la double commémoration du printemps Amazigh de 1980 et du printemps noir de 2001 dans un contexte marqué par des luttes fratricides, renforçant ainsi la capacité de l’Etat algérien à diviser et à démobiliser encore davantage la Kabylie. Or, au cours des années précédentes, tous ensemble, nous avions efficacement investi le terrain politique, sans relâche et de façon extraordinaire, aussi bien en Kabylie que dans la diaspora, et les résultats se sont brillamment traduits par :

· Les grandioses mobilisations populaires qui font encore trembler le régime algérien.

· L’émergence de nouvelles compétences dans notre jeunesse, ce qui prouve que le MAK a été une bonne école de formation.

· A la faveur incontestable d’une communication directe avec le peuple, via une activité de terrain foisonnante sillonnant, un à un, les villages de Kabylie, la conscientisation du peuple kabyle a avancé à une vitesse spectaculaire.

· Une dynamique d’internationalisation de la questions kabyles amorcée par l’Anavad et l’ancienne direction du MAK qui a sorti la Kabylie du huis-clos algérien à travers des rencontres avec des députés et des responsables politiques, des levers de drapeau national kabyle dans plusieurs pays ; et enfin le dépôt d'un mémorandum pour l'autodétermination de la Kabylie.

Hélas, malgré ces grandes avancées dans notre combat politique pour la libération de la Kabylie, nous avons un talon d’Achille que nous n’avons pas encore réussi à dépasser, la division. Pourtant nous savons que les conflits, les rancœurs et les ressentiments n’ont jamais bâti de nations. L’avenir de la Kabylie, digne, libre et prospère, ne peut être fondé que sur des démarches rassembleuses dont les fondements sont l’écoute, la sérénité, le respect, la tolérance et la fraternité ; des valeurs par ailleurs incarnées par "Taqvaylit" que nous nous devons, en tout lieu et en toutes circonstances, de privilégier.

Dans tous les combats politiques, partout et en tous temps, il y a toujours eu des malentendus, des rapports conflictuels, des polémiques et, malheureusement aussi, de graves dépassements. Ce sont ces derniers qui sont cependant les plus graves, car ils ébranlent cette confiance si difficilement "reconquise" après tant de décennies de turpitudes, noyées dans une chimérique "démocratisation algérienne". Il faut cesser la politique de l’autruche et sortir du non-dit. Il faut le dire et assumer de dire que ces graves et inacceptables dépassements nuisent à la Kabylie et portent durement atteinte à la cohésion du peuple kabyle, et ce, alors même que celui-ci aspire de plus en plus ouvertement à sa propre libération.

Aussi, au jour d‘aujourd’hui, la situation actuelle, tout comme le simple bons sens, exigent de nous de dépasser nos divergences sur la base de l’intérêt du peuple kabyle. Cela nous recommande donc le pardon et l’indulgence d’abord et avant tout avec les nôtres : "Kra n win iteddun γef tmurt iγelleḍ. Yella smaḥ gar-aneγ". Notre combat libérateur nous recommande de mettre l’objectif de la liberté du peuple kabyle au premier plan, au-dessus de toutes autres considérations.

Il va de soi que nul ne peut prétendre à la perfection. En tant qu’acteurs et militants politiques, nous avons tous eu à commettre des erreurs et, par conséquent, nous avons tous une part de responsabilité dans l’effritement des rangs kabyles. Cependant, la lutte pour la libération de la Kabylie du joug colonial arabo-islamiste demeure l’engagement sincère et profond de l’ensemble de la militance kabyle; et cette lutte, qui est d’une importance capitale pour la Kabylie, ne peut en aucun cas faire l’objet d’un quelconque chantage avec, comme épée de Damoclès, de sordides et indignes accusations de «trahisons». Au risque de briser la confiance, aussi bien au sein du peuple que de la base militante kabyle, le devoir patriotique nous commande la sagesse et nous interdit de faire le jeu de la haine, de la division et de la suspicion absurde et généralisée. Cet état d’esprit sert incontestablement, et de manière évidente, les intérêts du régime algérien qui s’en sert pour asseoir davantage son hégémonie coloniale sur la Kabylie.

Au nom de TAQVAYLIT que nous défendons tous, et qui est à notre sens plus importante que tout, nous devons nous écouter mutuellement et faire preuve de plus d’indulgence envers tous nos compatriotes kabyles. Après avoir établi le bilan de notre combat, avec ses points positifs comme ses points négatifs, nous sommes désormais dans l’obligation de trouver le meilleur moyen de mobiliser toutes les énergies possibles et ce, afin de les mettre toutes au service de notre combat et de donner à la Kabylie les moyens de s’extirper du marasme colonial dans laquelle elle est plongée. Il est certain qu’entre militants souverainiste, nous avons des divergences de perception de la lutte que nous devons mener ; cependant, nous convergeons tous vers le même objectif, et pour avancer nous ne sommes pas obligés d’être tous en accord, et surtout, pour travailler ensemble à la libération de la Kabylie du néocolonialisme arabo-islamique diaboliquement incarnée par l’Etat algérien : "Iverdan macci yiwen, maca ttawin akk d asawen".

Pour réaliser cet objectif, clairement exprimé par le peuple kabyle, l’union de toutes les forces vives de la Kabylie est une nécessité absolue. C’est pourquoi, nous lançons un appel fraternel à tous les militants et à tous les citoyens kabyles, qu’ils soient de sensibilité indépendantiste, autonomiste, fédéraliste ou régionaliste, à faire du 20 avril, une journée de fraternité kabyle.

Afin de sortir du contexte réactionnaire dans lequel nous pataugeons à la faveur d'accusations et de contre-accusations qui nous embourbent dans un climat suspicieux contreproductif, stériles et stérilisant, nous sommes désormais dans l’obligation de prendre toute la mesure de nos responsabilités et d’agir à la lumière de propositions et de contre-propositions, d'arguments et de contre-arguments librement et démocratiquement exprimés, et dans le respect de tous, conformément aux valeurs ancestrales de la Kabylie.

En vue de dégager le dénominateur commun dans lequel une majorité du peuple kabyle se reconnaitra, et en vue de porter efficacement la lutte pour l’établissement d’une Kabylie unie, libre et souveraine, à laquelle une majorité de Kabyles adhère, nous sommes mis en demeure de rétablir les bases des pratiques du combat et du débat démocratiques et contradictoires, dans le respect de chacun. Cette forme de lutte, en tous points conforme à l’esprit kabyle, a longtemps caractérisé le peuple kabyle avant d’être pervertie par la pratique d’un nationalisme, pré et post colonial, basé sur l’anathème, l’invective et dans certains cas sur la liquidation physique. Alors même qu’ils étaient parmi les premiers militants engagés corps et âme en faveur de la décolonisation, c’est bien au titre de "contre-révolutionnaires" que les berbéristes de 1949 ont été liquidés par leurs propres frères sous l’influence des révolutionnaires de salons prenant leurs instructions au Caire, dans la capitale du panarabisme.

Nous devons apprendre de notre passé et en tirer toutes les leçons qui s’imposent. Toutes ces tares précitées, qui ont caractérisé l’ensemble des luttes menées par les kabyles dans le cadre de l’Etat-nation algérien, ne doivent en aucun cas être reproduites sous la bannière kabyle; elle doivent au contraire être à jamais bannies de nos luttes pour la simple raison ,qu’au-delà de la puissance de nos ennemis, ce sont d’abord elles qui ont très fortement contribué à réduire à néant les luttes et les engagements, sincères et patriotiques, de tous nos ainés, depuis l’étoile Nord-africaine jusqu’à l’opposition démocratique kabyle dans le cadre d’un Etat nation algérien dont le préalable à son existence passe par l’inexistence du peuple kabyle.

Le meilleur hommage qu’on puisse rendre à nos héros assassinés, emprisonnés, diffamés, accusés de tous les maux, c’est de réaliser "l’unité dans la diversité", selon l’expression de notre illustre Amusnaw, Mouloud Mammeri. Aussi, c’est dans cette optique de rassembler toutes les énergies kabyles en faveur d’une Kabylie libre, digne et prospère, que nous proposons une Conférence de la fraternité kabyle qui aura pour buts de :

· Rassembler les diverses sensibilités politiques kabyles pour rétablir le dialogue entre kabyles et instaurer un débat serein et fraternel. La Kabylie a besoin de tous ses enfants. Elle réclame le rassemblement de toutes ses forces positives.

· Signer un pacte de respect mutuel entre toutes les sensibilités, sans pour autant entraver le débat contradictoire où chacun aura à charge de convaincre l’autre du bien fondé de ses positions.

· Dégager les dénominateurs communs sur lesquels l’ensemble des sensibilités pourra s’engager à travailler pour le bien de la Kabylie, car quelles que soient les divergences qui peuvent exister entre les différentes sensibilités kabyles, elles partagent l’essentiel : la défense des intérêts de la Kabylie.

· Mettre sur pied des institutions populaires participatives qui auront pour mission de défendre et de protéger les intérêts immédiats de la Kabylie contre les graves nuisances du régime colonial algérien, notamment du point de vue de la défense des droits humains, de la préservation de son écologie, mais aussi du point de vue politique et socio-économique. Nous avons bien vu que la plupart des maux qui frappent la Kabylie sont pris en charge par la solidarité kabyle. La société kabyle doit impérativement être encouragée à réinvestir le terrain de ses intérêts et cesser de compter sur un éventuel "éveil" d’un quelconque intérêt de l’Etat algérien pour le bien être de la Kabylie.

· Œuvrer à réfléchir et à trouver le meilleur moyen d’impliquer davantage les femmes dans la construction et la prise en charge du destin d’une Kabylie, certes authentique, mais moderne, ouverte sur le monde libre et foncièrement acquise au principe d’égalité et d’équité. Un peuple qui écarte la moitié de sa société est condamné à sombrer dans les ténèbres de l’humanité.

Nous sommes à la veille des traditionnelles marches du 20 avril. Cette date immuable, qui est à jamais gravée dans la conscience collective du peuple kabyle, constitue une date phare non seulement dans l’Histoire du peuple kabyle, mais aussi dans celle des peuples Amazighs en quête de liberté et de dignité. Et cette année encore, en ce 20 avril 2017, ce sera une nouvelle occasion pour la Kabylie de faire entendre sa voix.

Aussi, dans la droite ligne de cette devise si chère à notre rebelle lâchement assassiné, œuvrons tous ensemble à réunir les Kabyles : "Anda yella uqvayli ad t-neqsed, ad t- nesseḥḍer". En tant que citoyen(ne)s et en tant que militant(e)s kabyles, faisons de cette journée hautement symbolique la "Journée de la cohésion et de la fraternité kabyles" en manifestant main dans la main le 20 avril en Kabylie et le 16 avril dans la diaspora pour:

· Bannir la culture de l’oubli et honorer la mémoire de tous nos héros et martyrs, tous ceux et celles qui sont tombés pour la démocratie, la liberté et la dignité du peuple kabyle, de Faḍma N Summer aux martyrs et handicapés du printemps noir, en passant par Bennai Ouali, Bessaoud Muhend Arav, Kamel Amzal, Ali Mécili, Masin u Harun, Katia Bengana, Tahar Djaout, Said Mekbel, Nabila Djahnin, Matoub Lounès et tant d’autres encore.

· Un Etat kabyle libre, démocratique social et laïque.

· Le droit du peuple kabyle à son autodétermination

· Exiger la libération immédiate et inconditionnelle des détenus politiques et d’opinions kabyles et mozabites : Slimane Bouhafs, Imad Belaid, Merzoug Touati, Kameleddine Fekhar et l’ensemble de ses codétenus.

· Soutenir les peuples Amazighs qui luttent pour leur droit à l’existence.

· Et enfin instituer de fait, le 20 avril journée fériée en Kabylie : "20 avril, journée de la cohésion et de la fraternité kabyles".

Vive la Kabylie libre

Vive le peuple kabyle souverain

Signataires:

Bouaziz Ait Chebib

Yasmina Oubouzar

Yidir Oulounis

Hocine Azem

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Commentaires (3) | Réagir ?

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faroudja Oumerry

comme c'est agreable de voir la drapeau kabyle flotter parmi les foules nombreuses, fieres, determinees, debouts et pretes a se debarrasser du poids inutile de l ideologie arabo islamiste.

nul besoin de rappeler la barbarie, l injustice et tout ce qu elle a fait subir aux algeriennes et algeriens/ nul besoin non plus de rappeler sa vassalite au regime vassal des saoudiens/ la on parle la sous vassalite, on est a un niveau plus bas que plat/ et pourtant il y a encore des gens qui lui trouve du sens.

il y a quelques annees, je me serais laisse aller dans le rationnel du social, la logique de l economie local oou national ou essayer encore des considerations humaines et culturelle. mais la avec ce que nous voyons et avons vu, il est evident que les carottes sont cuittes et pour cela, sauver la kabylie est un imperatif essentiel et doit etre mis au dessus de tout. le autres ont choisi et sont responsables de leur choix, nous autres les kabyles et tous les esprits libres doivent aussi faire leur choix, celui de ne plus subir une soi disant langue ou religion superieur. le penser suffit pour le disqualifier, vous me direz/

ullach ullach, ullach elvote...

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moh arwal

Vive l'unité dans la diversité démocratique et constructive des kabyles ayant pour priorité number one, la libération de la kabylie et la collaboration avec tous les Amazighs du monde pour une future confédération amazigh. Vive le MAK.

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