Anouar Rahmani empêché de quitter le territoire

Après les interrogatoires de PJ, l'interdiction de sortie du territoire
Après les interrogatoires de PJ, l'interdiction de sortie du territoire

Le jeune écrivain Anouar Rahmani n’en finit pas de subir les tracasseries des autorités algériennes.

Ce matin, invité à une rencontre littéraire à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, il s’est vu opposer une interdiction de sortir du territoire. Retenu plusieurs heures sur place, il a été par la suite amené dans un commissariat puis dans une brigade de gendarmerie. Les autorités le considèrent comme insoumis et son nom figure parmi ceux qui sont recherchés par la justice militaire. Comme par hasard ! Pourtant, le jeune étudiant en droit a en sa possession une attestation de sursis délivrée en bonne et due forme. D’après les explications qui lui ont été fournies par les gendarmes, s’il n’est pas interdit de sortie du territoire il lui est néanmoins impossible de voyager….

Le jeune Anouar Rahmani est sous le coup de poursuites engagées par le ministère public au titre de nouvelles dispositions du code pénal. Il lui est reproché l’outrage à "Dieu et à l’Islam". Il est donc en instance d’un procès inquisitoire. Convoqué par la police à Tipaza, il a dû répondre à des questions sur ses convictions politiques et religieuses. Les policiers se sont enquis de sa capacité potentielle à "insulter Bouteflika"…

Le code pénal algérien condamne désormais l’outrage à Dieu, l’Islam, le prophète et ses prédécesseurs. La peine prévue pour ces "crimes" est de 3 à 5 ans d’emprisonnement. D’autres citoyens ont été incriminés et condamnés au titre des disposition de l’article 144 bis du code pénal. Cet article fait de l’Etat algérien un Etat confessionnel chargé de régenter la conscience des personnes. Un Etat malikite sous influence wahhabite qui sévit contre les chiites, les Ahmadites, les ibadites, les chrétiens, les croyants autrement, ou les athées… voire toutes les minorités nationales.

Au moment où l’écrivain Anouar Rahmani était trainé de commissariat en brigade de gendarmerie, les dignitaires de la régence d’Alger s’occupaient de dérouler le tapis rouge à un sombre imam des lointaines contrées bédouines d’Asie du Sud-Ouest (voir plus bas la vidéo). Un certain Waseem Yousem qui est venu leur livrer la façon de se protéger du mauvais œil…

Affligeant !

Mohand Bakir

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Commentaires (4) | Réagir ?

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zwen

Ahya Mohand Bakir ! il te manque un petit boulon comme on dit en Kabyle. Tu espères toi gagner contre l’obscurantisme? Gardes des munitions pour défendre ta Kabylie, tu ne peux rien contre la force des ténèbres qui engloutit l’Algérie entière. Wa c’est fini l’Algérie.

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veriteAMER

l' Algérie indépendante est dans le rétroviseur dés la 1ere balle du 1er nov. 54 !

un mort né !

circulez ! et regardez le nord pour ne pas perdre le fil de la VIE !!!!

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