Un historien français, le professeur Jean-Louis Planche, a qualifié mardi de « terrorisme d’Etat » les massacres du 8 mai 1945 perpétrés par les forces coloniales, notamment dans les villes de Sétif, Guelma et Kherrata.
Se basant sur des rapports des services de renseignements américains établis à l’époque en Algérie, le professeur Planche, de l’université de Paris, qui animait à Guelma une conférence à l’occasion de la 1re journée du 6e colloque international sur les massacres du 8 mai 1945, a indiqué que ces services connus sous la dénomination « OSS » et qui ont été dissous en septembre 1945 pour être remplacés par la C.I.A, avaient fait part d’une « répression et d’un massacre perpétrés contre des Algériens ».
L’historien algérien Mohamed Corso de l’université d’Alger a, pour sa part, plaidé pour la consécration du « droit des peuples colonises à leur histoire ».
« Peut-on accepter que l’écriture de l’histoire d’un pays se fasse par des étrangers », s’est-il interrogé avant de souligner que l’histoire « restera au cœur des rapports algéro-français au même titre que le secteur du commerce entre les deux pays ».
La responsabilité juridique de l’Etat français dans ce qui est appelé « les événements d’Algérie » durant la période coloniale a été développée par le docteur Mohamed Chergui de l’université du 8 mai.
Qualifiant les massacres du 8 mai 45 de « crimes d’extermination », le conférencier a soutenu que « la responsabilité pénale de ces génocides incombe à l’Etat français ».
Les crimes de mai 1945 dans la région de l’Aurès Nememcha ont été abordés par le docteur Ouenassa Siar de l’université de Constantine qui s’est attardée sur l’effervescence du mouvement nationaliste algérien dans cette région et sur la volonté insurrectionnelle des masses.
D’autres communications ont été programmées pour demain mercredi, seconde et dernière journée de ce colloque international organisé par l’université du 8 mai 45 à l’occasion de la commémoration du 63e anniversaire des événements sanglants du 8 mai 45.
[Aps 6/5/08] GUELMA (Algérie)




Il y a eu ce génocide impuni (Sétif, Guelma et Kherata) commis par la France, Mais vient s’ajouter aussi dans l’ensemble du territoire Algérien plus de 200 à 320.000 mort assassinés par le pouvoir des généraux corrompus, les talibans fanatiques et les barbus déguisés manipulés par ces mêmes généraux!
ya si ammar el bostwani il ne faut pas melanger les choses…les crimes de la FRANCE SONT contre le peuple ALGERIEN et pour cela la FRANCE DOIT RECONNAITRE SES CRIMES ET DEMANDER DES EXCUSES AU PEUPLE ALGERIEN.COMME ILS L’ ONT FAIT POUR LES JUIFS….LE RESTE C’EST AU PEUPLE ALGERIEN DE PUNIR SES DIRIGEANTS POUR LEUR FALLITE.
Le colonialisme est un crime contre l’humanité et doit être reconnu comme tel par les instances internationales à commencer par l’O.N.U et qui obligerait les anciens pays colonisateurs à le reconnatre Pour celà la contribution de l’historien est importante.Il ne faut surtout pas croire qu’un historien étranger doit rester étranger à cette revendication.Des étrangers ont luttés pour l’indépendance de l’Algérie au nom de la lutte anti-coloniale .Cette lutte pour condamner le colonialisme au rang de crime contre l’humanité est l’affaire de tous les anti-colonialistes nationaux ou étrangers.
Sur Wikipedia "À Sétif, la manifestation autorisée commence à envahir les rues dès 8 heures, estimée à plus de 10 000 personnes[7], chantant l’hymne nationaliste Min Djibalina (De nos montagnes), défile avec des drapeaux des pays alliés vainqueurs et des pancartes « Libérez Messali », « Nous voulons être vos égaux » ou « À bas le colonialisme ». Vers 8h45 surgissent des pancartes « Vive l’Algérie libre et indépendante » et en tête de la manifestation Aïssa Cheraga, chef d’une patrouille de scouts musulmans, arbore le « drapeau algérien ». Tout dérape alors : devant le café de France, le commissaire Olivieri tente de s’emparer du drapeau, mais est jeté à terre. Des Européens en marge de la manifestation assistant à la scène se précipitent dans la foule[8]. Un jeune homme, Bouzid Saâl, s’empare du « drapeau algérien » mais est abattu par un policier[8]. Immédiatement, des tirs provenant de policiers provoquent la panique. Les manifestants en colère s’en prennent aux Français et font en quelques heures 28 morts chez les Européens, dont le maire qui a cherché à s’interposer, et 48 blessés. L’armée fait défiler les tirailleurs algériens, mais, alors que l’émeute se calme à Sétif, dans le même temps, des émeutes éclatent aux cris du « Djihad » dans la région montagneuse de petite Kabylie, dans les petits villages entre Bougie et Djidjelli[7]. Des fermes européennes isolées et des maisons forestières sont attaqués et leurs occupants assassinés.Le mouvement s’étend très rapidement, et, le soir même à Guelma, une manifestation s’ébranle. Le sous-préfet Achiary, un ancien résistant, fait tirer sur les manifestants[1]. On relève un mort et six blessés parmi les manifestants, 5 blessés dans le service d’ordre. Le cortège se disperse. Le sous-préfet dispose de trois compagnies de tirailleurs en formation, tous musulmans. Il consigne la troupe et fait mettre les armes sous clés. Un bataillon d’infanterie de Sidi-Bel-Abbès, convoyée par des avions prêtés par les Américains, arrive le 9 dans la journée pour évacuer des petits villages d’« européens » qui sont encerclés par les émeutiers.
Le témoignage de M.Lavie, minotier à Héliopolis, est instructif sur l’état de panique des européens : « Dès la fin du méchoui du 8 mai, je décide de transformer le moulin neuf pour abriter la population d’Héliopolis, et tous les colons des environs que j’ai pu joindre. Au cours de l’après-midi, je fais construite un réseau de barbelés, long de 300 mètres, électrifié sous 3 000 volts et alimenté par le groupe électrogène de la minoterie. Meurtrières percées dans les murs d’entrée, portes obstruées par des herses renversées sur six mètres de profondeur et défendues par des feux croisés. La population protégée a vécu dans ces conditions pendant un mois jusqu’à ce que l’ordre soit rétabli. »[9].
Se produiront des violences contre les Européens dans le Constantinois, surtout dans les fermes isolées. Des femmes sont violées, des actes de barbarie sont commis. Le nombre total d’Européens tués aurait été de 102[10]. Parmi les victimes, on trouve des modérés du « troisième camp », tels le maire de Sétif, ou Albert Denier, le secrétaire du Parti communiste, qui aura les deux mains tranchées
Le chef du gouvernement français provisoire, le général de Gaulle, ordonne l’intervention de l’armée [11] sous le commandement du général Duval dans une répression violente contre la population indigène. La marine y participe grâce à son artillerie, ainsi que l’aviation. Le général Duval rassemble toutes les troupes disponibles, soit deux mille hommes[7]. Ces troupes viennent de la Légion étrangère, des tabors marocains qui se trouvaient à Oran en passe d’être démobilisés et qui protestent contre cette augmentation de service imprévue, une compagnie de réserve de tirailleurs sénégalais d’Oran, des spahis de Tunis, et les tirailleurs algériens en garnison à Sétif Kherrata et à Guelma.
La répression, menée par l’armée et la milice de Guelma, est d’une incroyable violence : exécutions sommaires, massacres de civils, bombardements de mechtas. Deux croiseurs, le Triomphant et le Duguay-Trouin, tirent plus de 800 coups de canon depuis la rade de Bougie sur la région de Sétif[7]. L’aviation bombarde et rase plus ou moins complètement plusieurs agglomérations kabyles. Une cinquantaine de « mechtas » sont incendiées. Les automitrailleuses font leur apparition dans les villages et elles tirent à distance sur les populations. Les blindés sont relayés par les militaires arrivés en convois sur les lieux. À l’image d’une milice de 200 personnes qui se forme à Guelma sous l’impulsion du sous-préfet André Achiary qui distribue toutes les armes disponibles[1], soit les 60 fusils de guerre qui équipaient les tirailleurs et se livre à une véritable chasse aux émeutiers. Pendant deux mois[1], l’Est de l’Algérie connaît un déchaînement de folie meurtrière.
De nombreux corps ne peuvent être enterrés ; ils sont jetés dans les puits, dans les gorges de Kherrata en Kabylie. Des miliciens utilisent les four à chaux pour faire disparaître des cadavres[12]. Saci Benhamla, qui habitait à quelques centaines de mètres du four à chaux d’Héliopolis, décrit l’insupportable odeur de chair brûlée et l’incessant va-et-vient des camions venant décharger les cadavres, qui brûlaient ensuite en dégageant une fumée bleuâtre[
De nombreux musulmans, dirigeants politiques et militants, du Parti du peuple algérien (PPA), des Amis du manifeste de la liberté (AML) (dont le fondateur Ferhat Abbas) et de l’association des oulémas furent arrêtés. Lorsqu’une faction ou un douar demandait l’aman (« le pardon »), l’armée réclamait les coupables. Le 28 février 1946, le rapporteur de la loi d’amnistie (qui fut votée) déclarait en séance : « Quatre mille cinq cent arrestations furent ainsi effectuées, quatre vingt dix neuf condamnations à mort dont vingt deux ont été exécutées, soixante quatre condamnations aux travaux forcés à temps et il y aurait encore deux mille cinq cents indigènes à juger »[14].
La répression prend fin officiellement le 22 mai. L’armée organise des cérémonies de soumission où tous les hommes doivent se prosterner devant le drapeau français et répéter en chœur : « Nous sommes des chiens et Ferhat Abbas est un chien »[10][15]. Des officiers exigent la soumission publique des derniers insurgés sur la plage des Falaises, non loin de Kherrata. Certains, après ces cérémonies, sont embarqués et assassinés[13]. Pendant de longs mois, les Algériens musulmans qui, dans les campagnes, se déplaçaient le long des routes continuèrent à fuir pour se mettre à l’abri, au bruit de chaque voiture. L’historien algérien Boucif Mekhaled, raconte : « [À Kef-El-Boumba], j’ai vu des Français faire descendre d’un camion cinq personnes les mains ligotées, les mettre sur la route, les arroser d’essence avant de les brûler vivants »[13].
Le 19 mai, à la demande du ministre de l’Intérieur Tixier, de Gaulle nomme le général de gendarmerie Tubert, résistant, membre depuis 1943 du Comité central provisoire de la Ligue des droits de l’homme (où siègent également René Cassin, Pierre Cot, Félix Gouin et Henri Laugier), membre de l’Assemblée consultative provisoire, dans le but d’enquêter sur les évènements.
Mais, pendant six jours, du 19 au 25 mai, la commission fait du sur-place à Alger. Officiellement on attendait l’un de ses membres « retenu » à Tlemcen. Dans les faits, c’est bien Tubert qui est retenu à Alger. On ne le laisse partir pour Sétif que le 25 mai, quand tout y était terminé. Et, à peine arrivé à Sétif, il est rappelé à Alger le lendemain, le 26, sur ordre du gouvernement, par le gouverneur général Chataigneau. Si bien qu’il ne peut se rendre à Guelma.
Peu d’européens protestent contre ces massacres. Par exception l’un d’eux, le professeur Henri Aboulker, médecin juif et résistant (l’un des organisateurs du putsch du 8 novembre 1942, qui a permis le succès de l’opération Torch à Alger), s’élève contre ces massacres. Il publie plusieurs articles dans le quotidien Alger Républicain, réclamant certes la sanction sévère des meurtriers provocateurs qui avaient assassiné 102 Français, mais à l’issue d’une procédure légale régulière. Et surtout, il dénonce sans réserve les massacres massifs et aveugles de milliers d’Algériens innocents. Il réclame aussi la libération immédiate de Fehrat Abbas, dont tout le monde savait qu’il avait toujours cantonné son action dans le cadre de la légalité. Henri Aboulker estimait que la défense des innocents devait primer toute considération politique.
Le communiqué du Gouvernement Général le 10 mai illustre la manière dont les autorités de l’époque ont perçu ces événements :
« Des éléments troubles, d’inspiration hitlérienne, se sont livrés à Sétif à une agression armée contre la population qui fêtait la capitulation de l’Allemagne nazie. La police, aidée de l’armée, maintient l’ordre et les autorités prennent toutes décisions utiles pour assurer la sécurité et réprimer les tentatives de désordre. »
Dans ses Mémoires de guerre, Charles de Gaulle chef du gouvernement à l’époque des faits, écrit en tout et pour tout :
« En Algérie, un commencement d’insurrection survenu dans le Constantinois et synchronisé avec les émeutes syriennes du mois de mai a été étouffé par le gouverneur général Chataigneau. »
Houari Boumediene, le futur président algérien a écrit :
« Ce jour-là, j’ai vieilli prématurément. L’adolescent que j’étais est devenu un homme. Ce jour-là, le monde a basculé. Même les ancêtres ont bougé sous terre. Et les enfants ont compris qu’il faudrait se battre les armes à la main pour devenir des hommes libres. Personne ne peut oublier ce jour-là. »
Kateb Yacine, écrivain algérien, alors lycéen à Sétif, écrit :
« C’est en 1945 que mon humanitarisme fut confronté pour la première fois au plus atroce des spectacles. J’avais vingt ans. Le choc que je ressentis devant l’impitoyable boucherie qui provoqua la mort de plusieurs milliers de musulmans, je ne l’ai jamais oublié. Là se cimente mon nationalisme. »
Il fut aussi un témoin oculaire des événements de Sétif, il écrit :
« Je témoigne que la manifestation du 8 mai était pacifique. En organisant une manifestation qui se voulait pacifique, on a été pris par surprise. Les dirigeants n’avaient pas prévu de réactions. Cela s’est terminé par des dizaines de milliers de victimes. À Guelma, ma mère a perdu la mémoire (…) On voyait des cadavres partout, dans toutes les rues. La répression était aveugle ; c’était un grand massacre. »
Albert Camus dans le journal Combat des 13 au 23 mai[16] demande qu’on applique aux Algériens (il dit : « Le peuple arabe ») les « principes démocratiques que nous réclamons pour nous-mêmes ». Il affirme qu’il y a crise — et non de simples incidents — que « le peuple arabe existe », qu’il « n’est pas inférieur sinon par les conditions où il se trouve ». Plus encore, il proclame que « l’Algérie est à conquérir une seconde fois ».
Du côté musulman, les chiffres du nombre de victimes sont actuellement source de nombreuses polémiques, notamment en Algérie où la version officielle retient le nombre de 45 000 morts qui correspond à l’estimation de l’armée américaine alors présente en Algérie;Selon l’historienne Annie Rey-Goldzeiguer, « la seule affirmation possible, c’est que le chiffre dépasse le centuple des pertes européennes et que reste, dans les mémoires de tous, le souvenir d’un massacre qui a marqué cette génération », et l’historien Mohammed Harbi d’ajouter : « En attendant des recherches impartiales, convenons avec Annie Rey-Goldzeiguer que, pour les 102 morts européens, il y eut des milliers de morts algériens.
Pitoyable…. Pitoyable.. La gauche, les gauchos, sont pitoyables ..Aucun regret. Je vous renvois tous à la lecture du Livre de M. Jacques MARSEILLE.. économiste de …gauche… suprenant, car il a confirmé les bienfaits de la France sur ce territoire, et départements d’ALgérie, terre française depuis 1830 ! Elle est à nous, et elle le redeviendra, soyez en sures
Oui Pier, des routes ont étés contruites dans les régions fertiles pour mieux piller l’Algérie, mais en Kabylie et les Aurès aussi, pour le transport des troupes.
N’oublions pas que le ministère de la défense était communiste et que le père de Sarkozy était légionnaire à Sidi Belabess, la légion avait eue un rôle très important dans ces massacres.
A propos de Pier, j’hésite: inculte, provocateur, rigolo????D’abord Marseille "de gauche"? C’est un ultra libéral, sarkoziste, ensuite c’est un "marchand de soupe", signant des dizaines d’ouvrages, du primaire à l’université, servant toujours le même brouet capitaliste et colonialiste, squattabt les médias comme expert de tout. Quant à l’Algérie "terre française", c’est au nom du droit du conquérant, avec un quart de la population exterminée en quelques années, ce sont les "enfumades de Bugeaud". C’est tout de même étonnant que de vieux relents colonialistes de ce genre puissent encore exister. heureusement, il y a au même moment le colloque sur le 8 mai 45 en Constantinois, avec historiens français et algériens, pour écrire à quatre mains l’histoire difficile des rapports entre deux peuples qui auraient aujourd’hui tant à partager.
… et sarko a choisi de faire reculer encore l’échéance du repentir. Quelle faiblesse ! Et quel mépris pour l’histoire ! Lui ou quelqu’un d’autres, le pardon est inexorable !
Mr Pier (Elle est à nous, et elle le redeviendra, soyez en sures ), soyez en sur que vous trouverez toujours en face de vous des femmes et des hommes qui vous chasseront.
Pour les bienfaits de la France sur ce territoire, et départements d’ALgérie, je vous invite a faire un simple calcul elementaire de ce que la france avait realisé en Algerie et ce qu´elle avait et a gagner en contre partie;je pense que l´ecart est INCALCULABLE.