Hamid Brahimi s’est éteint : au revoir l'artiste

Hamid Brahimi
Hamid Brahimi

Un artiste accompli vient de disparaître. En exil, loin des siens.

Ce mardi matin, le corps de Hamid Brahimi fera le dernier voyage. Lyon-Alger. Au coeur des ses cellules encore vivantes, il emportera l'histoire de l'exil. Ces départs toujours incertains. Hamid Brahimi, la quarantaine à peine assouvie, vient de s'éteindre à Lyon. Loin du ruisseau, d'Alger. Sa ville. Il a, sans doute rêvé d'un autre destin. C'est ainsi qu'il s'est retrouvé étudiant à l'école nationale des arts dramatiques (Inadc) de Bordj El Kiffan. C'est aussi, mû d'amour pour l'art et pour la vie, qu'il est devenu clown dans les écoles d'Algérie. En ce temps, c'était du neuf, du moderne, du courageux.

Arrivé en France, Hamid Brahimi a tenté d'exister avec son mandole et sa voix. Il a distillé le chant chaâbi sur toutes les scènes françaises. Il a été aimé par tout un peuple. Il n'a pas été aimé par son corps. Il vient d'être trahi par le devenir, cette chose qu'aucun humain ne peut tenir entre ses mains. Hamid Brahimi est mort il arrive aujourd'hui en Algérie. L'Algérie a vu souvent d'autres de ses enfants partir. Vivement, que cette fois encore, au-delà des larmes elle saura l'accueillir. Au revoir mon ami.

Meziane Ourad

Plus d'articles de : Mémoire

Commentaires (0) | Réagir ?