La tombe de l’illustre chanteur Farid Ali sera réaménagée samedi

L'immense Farid Ali
L'immense Farid Ali

L'association Tagmats de Lyon et les comités de village de la commune de Bounouh daïra de Boghni inaugureront samedi 17 novembre à 10 heures à Ikhelfounène (Bounouh) une stèle commémorative au niveau de la demeure du révolutionnaire Farid Ali, auteur de la célèbre chanson "A yemma Aazizen sver ur tsru" ou encore "Abrid ik-yerwan awi-t". Cet artiste hors norme, révolutionnaire courageux qui faisait parti de la troupe artistique du FLN.

L’auteur de l'immortelle Ayemma sver ur tsru a fait partie de la troupe artistique du FLN, une troupe qui a sillonné aussi plusieurs pays dans le but de sensibiliser l’opinion internationale sur la révolution algérienne. Qui ne connaît pas Ayemma sver ur tsru ? Cet hymne écrit par Farid Ali et composé par Mustapha Sahnoun, fut recommandé par le colonel Krim Belkacem, comme un "hymne national".

Arezki Khlifi, fils du chanteur révolutionnaire Farid Ali, se dit aujourd’hui épuisé après plusieurs années d’attente dans l’espoir d’arracher ce qui est de droit en hommage au sacrifice de son défunt père. Le droit de son père bien sûr en tant que maquisard, et chanteur révolutionnaire durant et après la guerre de libération. Depuis sa mort, à la suite d'une grave maladie, en 1981 et même de son vivant, Farid Ali a été oublié. "Mon père n’a eu aucune recompense de ce qu’il a donné à sa nation durant la guerre de libération", témoigne son fils.

La famille du martyr se trouve aujourd’hui sans aucune récompense morale ou matérielle. Son fils a fait savoir que la famille a même été dépossédée de la demeure sise à Bounouh. Le souvenir de leur père ne leur appartient plus, puisque la maison que Farid Ali a laissée dans le village de Bounouh a été récupérée comme bien de l’Etat dans les années soixante-dix, elle a été vendue à un particulier. "Une confiscation sans justificatif", a accusé le fils de Farid. "On a quitté notre maison à Bounouh pour des raisons de guerre. J’ai tenté à plusieurs reprises de la récupérer, mais mes tentatives ont été vaines". Et d’ajouter : "Je veux la récupérer pour faire d’elle un monument historique de la région".

Farid Ali militera par la suite  dans les années 1970 pour son identité amazighe... il est malheureusement encore méconnu du grand public et marginalisé par les autorités.

Dalil Amazigh

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tiddet

« Toutes les sources des trois règnes de la nature finiront un jour ou l'autre par se dessécher, mais celle des larmes coulera éternellement. » d'après M. MEZHERI