Lettre ouverte à un soldat d’Allah

Par Karim Akouche

Ici, tu n’es pas en paix avec ton âme. Tu te racles tout le temps la gorge. L’Occident n’est pas fait pour toi. Ses valeurs t’agressent. Tu ne supportes pas la mixité. Ici, les filles sont libres. Elles ne cachent pas leurs cheveux. Elles portent des jupes. Elles se maquillent dans le métro. Elles courent dans les parcs. Elles boivent du whisky. Ici, on ne coupe pas la main au voleur. On ne lapide pas les femmes adultères. La polygamie est interdite. C’est la justice qui le dit. C’est la démocratie qui le fait. Ce sont les hommes qui votent les lois. L’État est un navire que pilote le peuple. Ce n’est pas Allah qui en tient le gouvernail.

Tu pries beaucoup. Tu tapes trop ta tête contre le tapis. C’est quoi cette tache noire que tu as sur le front ? Tu pousses la piété jusqu’au fanatisme. Des poils ont mangé ton menton. Tu fréquentes souvent la mosquée. Tu lis des livres dangereux. Tu regardes des vidéos suspectes. Il y a trop de violence dans ton regard. Il y a trop d’aigreur dans tes mots. Ton cœur est un caillou. Tu ne sens plus les choses. On t’a lessivé le cerveau. Ton visage est froid. Tes mâchoires sont acérées. Tes bras sont prêts à frapper. Calme-toi. La violence ne résout pas les problèmes.

Je sais d’où tu viens. Tu habites trop dans le passé. Sors et affronte le présent. Accroche-toi à l’avenir. On ne vit qu’une fois. Pourquoi offrir sa jeunesse à la perdition ? Pourquoi cracher sur le visage de la beauté ?

Je sais qui tu es. Tu es l’homme du ressentiment. La vérité est amère. Elle fait souvent gerber les imbéciles. Mais aujourd’hui j’ai envie de te la dire. Quitte à faire saigner tes yeux.

Ouvre grand tes tympans. J’ai des choses à te raconter. Tu n’as rien inventé. Tu n’as rien édifié. Tu n’as rien apporté à la civilisation du monde. On t’a tout donné : lumière, papier, pantalon, avion, auto, ordinateur… C’est pour ça que tu es vexé. La rancœur te ronge les tripes.

Gonfle tes poumons. Respire. La civilisation est une œuvre collective. Il n’y a pas de surhomme ni de sous-homme. Tous égaux devant les mystères de la vie. Tous misérables devant les catastrophes. On ne peut pas habiter la haine longtemps. Elle enfante des cadavres et du sang.

Questionne les morts. Fouille dans les ruines. Décortique les manuscrits. Tu es en retard de plusieurs révolutions. Tu ne cesses d’évoquer l’âge d’or de l’islam. Tu parles du chiffre zéro que tes ancêtres auraient inventé. Tu parles des philosophes grecs qu’ils auraient traduits. Tu parles de l’astronomie et des maths qu’ils auraient révolutionnées. Tant de mythes fondés sur l’approximation. Arrête de berner le monde. Les mille et une nuits est une œuvre persane. L’histoire ne se lit pas avec les bons sentiments. Rends à Mani ce qui appartient à Mani et à Mohammed ce qui découle de Mohammed. Cesse de te glorifier. Cesse de te victimiser. Cesse de réclamer la repentance. Ceux qui ont tué tes grands-parents sont morts depuis bien longtemps. Leurs petits-enfants n’ont rien à voir avec le colonialisme. C’est injuste de leur demander des excuses pour des crimes qu’ils n’ont pas commis.

Tes ancêtres ont aussi conquis des peuples. Ils ont colonisé les Berbères, les Kurdes, les Ouzbeks, les Coptes, les Phéniciens, les Perses… Ils ont décapité des hommes et violé des femmes. C’est avec le sabre et le coran qu’ils ont exterminé des cultures. En Afrique, ils étaient esclavagistes bien avant l’île de Gorée.

Pourquoi fais-tu cette tête ? Je ne fais que dérouler le fil tragique du récit. Tout est authentique. Tu n’as qu’à confronter les sources. La terre est ronde comme une toupie, même s’il y a un hadith où il est écrit qu’elle est plate. Tu aurais dû lire l’histoire de Galilée. Tu as beaucoup à apprendre de sa science. Tu préfères el-Qaradawi. Tu aimes Abul Ala Maududi. Tu écoutes Tarik Ramadan. Change un peu de routine. Il y a des œuvres plus puissantes que les religions.

Essaie Dostoïevski. Ouvre Crime et châtiment. Joue Shakespeare. Ose Nietzche. Quand bien même avait-il annoncé la mort de Dieu, on a le droit de convier Allah au tribunal de la raison. Il jouera dans un vaudeville. Il fera du théâtre avec nous. On lui donnera un rôle à la hauteur de son message. Ses enfants sont fous. Ils commettent des carnages en son nom. On veut l’interroger. Il ne peut pas se dérober. Il doit apaiser ses textes.

Tu trouves que j’exagère ? Mais je suis libre de penser comme tu es libre de prier. J’ai le droit de blasphémer comme tu as le droit de t’agenouiller. Chacun sa Mecque et chacun ses repères. Chacun son dieu et à chaque fidèle ses versets. Les prophètes se fustigent et la vérité n’est pas unique. Qui a raison et qui a tort ? Qui est sot et qui est lucide ? Le soleil est assez haut pour nous éclairer. La démocratie est assez vaste pour contenir nos folies.

On n’est pas en Arabie saoudite ni au Yémen. Ici, la religion d’État, c’est la liberté. On peut dire ce qu’on pense et on peut rire du sacré comme du sacrilège. On doit laisser sa divinité sur le seuil de sa demeure. La croyance, c’est la foi et la foi est une flamme qu’on doit éteindre en public.

Dans ton pays d’origine, les chrétiens et les juifs rasent les cloisons. Les athées y sont chassés. Les apostats y sont massacrés. Lorsque les soldats d’Allah ont tué les journalistes, tes frères ont explosé de joie. Ils ont brûlé des étendards et des bâtiments. Ils ont appelé au djihad. Ils ont promis à l’Occident des représailles. L’un d’eux a même prénommé son nouveau-né Kouachi.

Je ne comprends pas tes frères. Il y a trop de contradictions dans leur tête. Il y a trop de balles dans leurs mitraillettes. Ils regardent La Mecque mais ils rêvent de Hollywood. Ils conduisent des Chrysler. Ils chaussent des Nike. Ils ont des iPhone. Ils bouffent des hamburgers. Ils aiment les marques américaines. Ils combattent « »l’empire », mais ils ont un faible pour ses produits.

Arrête de m’appeler « frère ». On n’a ni la même mère ni les mêmes repères. Tu t’es trop éloigné de moi. Tu as pris un chemin tordu. J’en ai assez de tes fourberies. J’ai trop enduré tes sottises. Nos liens se sont brisés. Je ne te fais plus confiance. Tu respires le chaos. Tu es un enfant de la vengeance. Tu es en mission. Tu travailles pour le royaume d’Allah. La vie d’ici-bas ne t’intéresse pas. Tu es quelqu’un d’autre. Tu es un monstre. Je ne te saisis pas. Tu m’échappes. Aujourd’hui tu es intégriste, demain tu seras terroriste. Tu iras grossir les rangs de l’État Islamique.

Un jour, tu tueras des innocents. Un autre, tu seras un martyr. Puis tu seras en enfer. Les vierges ne viendront pas à ton chevet. Tu seras bouffé par les vers. Tu seras dévoré par les flammes. Tu seras noyé dans la rivière de vin qu’on t’a promise. Tu seras torturé par les démons de ta bêtise. Tu seras cendre. Tu seras poussière. Tu seras fiente. Tu seras salive. Tu seras honte. Tu seras chien. Tu seras rien. Tu seras misère.

K. A.

19 réflexions au sujet de “Lettre ouverte à un soldat d’Allah”

  1. Magnifique! J'en rajouterais ceci : Regardes-toi dans le miroir , fais-le en musique comme Michael Jackson: Man-in-the-mirror . «Je commence par l'Homme dans le miroir
    Je lui demande de changer ses habitudes
    Et aucun message n'aurait pu être plus clair:
    Si tu veux faire du monde un endroit meilleur
    Jette un coup d'oeil sur toi-même et change! » Dis-toi que dans ta Oumma , il y a des enfants qui pleurent, des enfants qui n’ont pas assez à manger , des enfants qui meurent de faim et de froid . Pense à les aider, à les secourir , à soulager leur peine , pense à trouver des solutions en changeant ce qui est en toi-même . Fais comme ceux qui t’ont montré le chemin de la réussite , celui du progrés et de la prospérité de leur société . Arrêtes de broyer du noir , n'aies pas peur de demander de l’aide pour ce que tu ne peux pas faire , 3anned oua la tahssed , pense à aimer les autres , à faire la paix avec les autres même s’ils ont choisi de vivre différemment que toi , ce sont des êtres humains comme toi , soit adulte et majeur dans ce monde qui nous appartient à tous et toutes.

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  2. @Mr Akouche : Je me suis senti si petit depuis le début jusqu'à terminer l'article en place et lieu d'un chien ? A lire votre écrit , beaucoup vont penser que tous les musulmans sont concernés et ça irrite plus qu'elle ne calme . Malheureusement ce sont des courants qui sont développés par une interprétation erronée de l'Islam

    Voilà donc un verset du Coran dans son chapitre 41

    33. Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle à Allah, fait bonne oeuvre et dit: ‹Je suis du nombre des Musulmans?›
    34. La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux.
    35. Mais (ce privilège) n'est donné qu'à ceux qui endurent et il n'est donné qu'au possesseur d'une grâce infinie.

    et un autre du chapitre 16 :

    125. Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. Car c'est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s'égare de Son sentier et c'est Lui qui connaît le mieux ceux qui sont bien guidés.

    C'est bien du Coran ! Il faudrait donc peut être revoir la copie si ce n'est au moins le titre parce que n'est pas soldat d'Allah qui veut . Le Message Divin est passé mais Dieu n'est pas du tout comptable de ce qu'Il a créé ni de ce qui se passe et se passera .

    Enfin de ce verset du chapitre 59 , je suis sûr que Celui qui a révélé ce Coran mériterait meilleure considération que d'être invité d'une façon aussi simpliste . Mais je vous garantie une chose c'est la Miséricorde infinie d'Allah .
    21." Si Nous avions fait descendre ce Coran sur une montage, tu l'aurais vu s'humilier et se fendre par crainte d'Allah. Et ces paraboles Nous les Nous les citons aux gens afin qu'ils réfléchissent."

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  3. Réponse à Monsieur Karim Akouche :
    On peut avoir la rage contre l' obscurentisme et la barbarie qui en decoule sans être necessairement un négationniste primaire !
    le titre de votre diatribe aurait du être ceci : "Lettre ouverte à un soldat de Dick Chenney ! " !
    à votre negationnaisme primaire et primitif, et dont la finalité serait de plair à l' Homme blanc dominant, arrogant et non moins barbarre au nom de la …Sainte Croix d' hier comme aujourdui ; je vous reponds par un texte (éléboré par mes soins) trés succint sur la civilisation arabo musulmanne . Ce texte date d' au moins une 20ene d' année ! Le croissant fait tellement de mal sur le flan sud de la mediterrannée bien d' avantage que le nord du meme espace.

    Voici le texte :

    ****************************Les grandes lumières de l’islam************************************************

    De 740 à 1200, de Bagdad à Cordoue, d’Abou Nawas à Ibn Rochd, un vent de liberté a soufflé sur le monde musulman. Les pouvoirs n’étaient pas plus libéraux qu’aujourd’hui, mais le foisonnement culturel et l’amour de la vie forçaient le destin.

    Un million d’habitants, 70.000 juifs, des salons littéraires où l’on se déclare ouvertement impie, une vie nocturne mouvementée, des houris et éphèbes dans des maisons offertes à la luxure, des tavernes où le vin coule à flot… Où sommes-nous ? A Bagdad, à fin du VIIIème siècle (IIème de l’hégire).

    Treize siècles plus tard, on en est vraiment loin. A l’époque, Bagdad, à peine récupérée par la dynastie des Abbassides, est en ébullition. Dans le métissage qu'offre la ville médiévale, de plus en plus de poètes et de philosophes, quoique musulmans dans l’âme, prônent le droit de "disposer librement de leur corps et de leur esprit". Une longue tradition de libertins est née. Une histoire tortueuse s’ensuit. La parenthèse ne sera refermée définitivement qu’au XIIIème siècle, à l’autre bout du monde musulman, à Cordoue précisément, sous l’impulsion de fuqaha orthodoxes, relayés par la bigoterie des Almohades à Marrakech. En tentant, sept siècles plus tard, de revisiter cette parenthèse de scepticisme et de liberté, le philosophe égyptien Abderrahmane Badaoui s’est voulu optimiste : "Les mouvements sunnites et salafistes prennent la religion au mot. Ils constituent des moments de crise dans la vie spirituelle des musulmans. Dès que la communauté s’en sera débarrassée, elle pourra reprendre son évolution normale". Ce n’est pas encore le cas. Mais rien ne nous empêche, comme lui, de revisiter cette période où des individus libres ont bravé les interdits, profité parfois d’îlots de tolérance ou subi les pires persécutions.

    "Si tout cela a été possible à l’avènement des Abbassides, c’est parce qu’il y a eu d’un côté l'émergence d'un art d'écrire, voire de transgresser et, de l'autre, un laisser-faire des politiques qui ne cédaient pas toujours à la pression des fuqaha", estime l’écrivain Abdelfattah Kilito. Nous sommes, alors, à une époque où tout est encore possible. Les Omeyyades viennent d’être chassés du califat. L’alliance des mécontents fait arriver, pour la première fois des Perses aux postes de pouvoir. Il s’ensuit un métissage ethnique et intellectuel sans précédent. Bref, le cadre est adéquat pour la liberté de pensée. Libertin de la première heure, le poète Bachar Ibn Burd est l’exemple même du Perse pro-arabe. Il reçoit des femmes chez lui deux fois par semaine pour leur lire ses poèmes réputés sages et impudiques à la fois, évoquant leur intimité tout en flattant leurs sens. "A l’époque, même à Médine et à la Mecque, bastions de la vie religieuse, les odes à l'amour d’un Omar Ibn Abi Rabia, sont déclamées dans l’enceinte de la mosquée par un grand exégète du Coran", rapporte Driss Belmlih, spécialiste de la littérature abbasside. À Bassora, il y a alors un souk permanent où les plaisirs de la chair et du palais sont exposés au public. Les califes, des despotes éclairés, soufflent tout de même le chaud et le froid. Al Mahdi, par exemple, nomme un certain Abdeljabbar, vigile de l’orthodoxie religieuse contre les hérétiques. Il mène la vie dure aux écrivains qui se déclarent ouvertement immoraux. Son successeur Al Amine, en revanche, reçoit dans sa cour le plus subversif des poètes, Abou Nawas. Celui-ci y loue "la luxure comme mode de vie festif auquel tout le monde a accès". Le vin, l’éloge de l’homosexualité, tout y passe dans un langage plaisant.
    Mais tous les sérails n’ont pas la même tolérance à l’égard des écrivains à la moralité ou à la croyance douteuses. Ainsi en est-il d’Ibn Al Mouqaffaa, mazdéen converti à l’islam malgré lui. Même s’il juge dans ses écrits l’autorité religieuse arbitraire, il met ses opinions en sourdine. Son problème était de sortir indemne de la compagnie du prince.
    Nous sommes au milieu du IXème siècle. Un foisonnement culturel est initié à Bagdad par le calife Al Mamoun. En créant Dar Al Hikma (Maison de la sagesse, composée d'une bibliothèque et d'un centre de traduction), il permet un accès plus facile aux cultures persane et grecque. La porte est grande ouverte pour des débats sans fin sur l’unicité de Dieu, la genèse du monde et bien d’autres problématiques de haute volée. Mais face aux politiques qui ouvraient les portes de la culture, les oulémas veillaient au grain. "Même si les écrivains les plus athées voulaient braver les interdits, ils cherchaient souvent le meilleur moyen de s'en sortir sains et saufs", explique l’orientaliste Léo Strauss. Prenons le cas du philosophe muâtazilite Al Jahidh. Il écrivait toujours ses textes en forme de dialogues pour ne pas être pris au mot. Le philosophe Al Farabi, quoique rationaliste, ne disait-il pas que "la conformité avec les opinions de la communauté religieuse dans laquelle on a été élevé est une qualité indispensable pour la survie du futur philosophe ?" Mais tous les penseurs libres n’étaient pas aussi prudents. Ibn Riwandi, théologien et muâtazilite radical, pour ne citer que lui, n’y va pas par quatre chemins. Vers 860, il rejette ouvertement la révélation divine et refuse qu’un prophète, Mohamed en l’occurrence, veille par ses enseignements sur l’organisation de la société. Résultat, il est attaqué et persécuté par ses contemporains. Ses livres disparaissent subitement de la circulation. Trente ans plus tard, Sarkhassi, un élève du philosophe perse Al Kindi, est emprisonné puis tué en prison par le calife Moâtadid. Quel a été son tort ? Il faisait partie des épicuriens qui croyaient en Dieu et non en ses messagers. Pour lui, "Mohamed est un mythomane". Ces répressions n’ont pas empêché Mouhiedine Arrazi, penseur et médecin, de s’exprimer aussi ouvertement. Classé par Abderrahmane Badaoui parmi les athées de l’époque, il écrit, sans détours, que "la raison est l’unique lumière qui nous éclaire", que "Dieu n’est pas le seul éternel puisque la matière l’est aussi" et que "l’homme ne peut accepter de tutelle extérieure puisque sa réincarnation le renforce". Si Arrazi l'a échappé belle, Al Hallaj, lui, a subi la loi des gardiens de l’orthodoxie. Poète inclassable, il s’est placé hors de l’islam rituel et s'est positionné "new age" avant l'heure (pour lui Dieu est en chacun de nous et non dans les textes). Résultat ? Il a été décapité.

    Au Xème siècle, cette fin tragique est une exception dans l’univers des poètes. Ces derniers, quoique traités de zanadiqa (hérétiques) semblent plutôt tolérés. Aboul’âlaa Al Maari a beau s’en prendre aux oulémas, faisant d’eux les responsables de l’ignorance et de la corruption, il s’en sort indemne. Un certain Ibn Ouqaïl a beau le taxer de poète "ouvertement athée et secrètement musulman", le stoïque de Maara continuera son petit bonhomme de chemin. "Si les auteurs passaient entre les mailles du filet, explique Kilito, c’est parce qu’ils avaient un art d’écrire, par allusion, par distorsion de style, en disant la chose et son contraire". Ceci est tout aussi vrai pour Ibn Hazm. Ce poète aristocrate, libre, qui vivait à Cordoue, parmi les femmes, chantant leur amour et la beauté de leurs atours, avait également l’art de ne pas dire ouvertement tout ce qu’il pense. Il a écrit, certes, un poème qui lui a valu une grande polémique. Il y dit : "jusqu’au ciel, me dit-on, crois-tu arriver ? / Oui, une échelle y monte et j’ai su la trouver". Mais notre homme a l’art de cacher sa liberté de pensée. Il distingue, selon André Miquel, trois catégories de sceptiques. "Ceux qui doutent et préservent le fait religieux. Ceux qui doutent de tout sauf du Créateur. Et ceux qui ménagent autant Dieu que le prophète". Omar Khayyam, lui, doute tout court. Il trouve son plaisir dans sa capacité à tordre le cou aux idées convenues : "S’il existait un enfer pour les amoureux et les buveurs, le paradis serait désert", écrit-il comme pour inverser les valeurs édictées par les dévots. L’astronome perse a traversé la vie en jouant à l’équilibriste entre croyance et jouissance. Il s’en sortira, à son tour, sans fracas.
    Cette licence faite aux poètes libertins, l’islamologue Dominique Urvoy lui trouve une explication plausible. "Contrairement à la prose, la poésie (vieille tradition arabe) appartient à la zandaqa, non à la pensée. Elle peut servir de support à des attaques nominales ou à l’expression d’exaspérations personnelles mais pas de base idéologique à un mode de réflexion".
    Tel n’est pas le cas des philosophes, le soufi Hamed Al Ghazali et le rationaliste Ibn Rochd, qui ont vécu en Andalousie au moment de son déclin. Le premier, quoique modéré, a vu brûler son livre initiatique, Al Mounqid Min Addalal (voyage dans le doute vers le soufisme), par le sultan almoravide Youssef Ibn Tachfine. Le second a vu des copies de ses manuscrits également brûlées suite à un conflit avec Abou al Abbas Sebti. Nous sommes alors à la fin du XIIème siècle. La fin d’une ère de liberté fluctuante. Le bûcher est allumé partout. Même à Bagdad. Envahi par les Mongols, le berceau des libertins musulmans a vu tout son patrimoine littéraire et livresque consumé et jeté dans l’Euphrate. Il ne s’en est jamais remis.

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  4. Je n'aurais jamais qu'il le ferait, mais Obama s'en va en guerre – en Iraq. Le Daech a un mois, avant de devoir faire face encore au daechamericain. Obama va demander une resolution de l'Union, mais y ira avec ou sans.

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  5. Ils ne veulent pas se regarder dedans, Plutôt,ils cassent le miroir qui leur renvoye une image trop laide d'eux mêmes.,c'est plus facile!!

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  6. Merci pour ce texte plein de bon sens.
    Ces gens, je n'ose même pas les comparer à des chiens car ces derniers sont fidèles et ils ne mordent pas la main qui les nourrie. Je vois que dans les commentaire que le mot amour revient à chaque fois. Hélas!, je ne veux pas être pessimiste, mais ces rats ne méritent aucune considération car un fanatique est façonné d'une manière à en effet à avoir une caillou à la place de cœur, à avoir des œillère au lieu de voir large, à avoir cette vision périphérique qui ouvre les portes de la tolérance et de l'acceptation de l'autre. Ces "enculés" pardonnez-moi mes grossièreté, ne méritent même pas qu'on s'attarde à leurs personnes qui ne valent même pas la vie d'un morpion.
    Je pense qu'on été trop laxiste avec eux. Etant des algériens, on sait de quoi on parle, l'occident est entrain de faire les mêmes bêtises au nom de la démocratie. Ces "illuminés" hypocrites n'utilise ce mot que pour arriver à leurs fins et ne savent nullement la lourdeur de son sens. Ils arrivent à la pointe des pieds, pour ainsi s'incruster, infecter et métastaser une société saine et coriace.
    Peut-être que je peux vous paraître extrémiste, mais un discours ou un débat avec ces bâtards ne peut y avoir lieu, pour la simple raison qu'ils sont tellement endoctrinés, bornés que même une discussion avec un âne aura des effets probant. Ces mecs je les méprise avec force, ces mecs qui ont gâché ma tendre jeunesse, ce qui sensé être les belles années d'un être humain.
    Je ne pense pas qu'on pourra vivre en osmose, en paix en leurs présences, ce sont des morts qui vivent parmi les vivant, malheureusement, ils ne se rendent pas compte…
    J'ai pas d'amour à donner à un intégriste. On ne peut pas donner de l'amour si on est privé d'en recevoir!

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  7. Lettre à un vétérant qui n'en est jamais revenu.

    J’aurais aimé te dire , si tu pouvais m’écouter , ou ne serai-ce que m’entendre pour que tu puisse te souvenir qu’au moment où tout nous séparait j’ai essayé de te ramener à la raison que tu avais quittée pour suivre cette horde de désesperados illuminés qui a donné un sens , tu disais , à ta triste destinée. Nous avions 20 ans, et nous lisions Nizan, pour constater que ce n’est pas pour tout le monde le plus bel âge de la vie. J’étais résigné et accroché à mes illusions, tu étais exalté et jouais les procureurs de Dieu et tu exécutais les sentences les plus effroyables que tu me réservais aussi. Tu étais fanatique aveugle, j’étais agnostique le plus souvent et à tes yeux athée.
    Le temps a passé comme un orage et dans cet orage notre jeunesse a disparu. Nous sommes aux crépuscules de nos existences, et devant, au loin, point d’éclaircie. Et puis, au diable les euphémismes et la poésie ! Sur notre chemin la terre se dérobe et le temps s’assombrit.

    Te voila donc arrivé au bout de ta vie, un pied dans la tombe en appui pour voir si dans l’au-delà, là bas au loin vers l’horizon tu es attendu. Il n’y a rien, ni lumière blanche, ni ombre noires, ni jardin. Si loin que ton regard t’ait pu porter, il n’y a que du vide vide: le néant ! Mais es-tu rassuré pour autant qu’il n’y pas d’anti chambre de l’Enfer ou du Paradis?

    Bien que tu saches que ce n’est pas à toi de poser les questions aujourd’hui, il y’en a une qui te mine et te ronge, et c’est à moi que tu souhaites la poser. Vu le contexte c’est le comble, tu sais que ce n’est pas à moi d’y répondre, tu voudrais seulement qu’il en soit ainsi.
    Qu’importe, jouons le jeu !
    Alors tu oses ou pas me la poser ? Non, tu ne peux pas, car tu connais ma réponse, et tu sais que je ne sais pas faire semblent d’ignorer.
    Tu voudrais donc savoir si je t’ai pardonné, et tu essaies de deviner dans mon regard mi morne mi flasque, mi cynique, pour en rajouter une troisième moitié, et mi ironique pour couronner le tout : chargeons la mule quitte à déséquilibrer son cwhari !
    Tu voudrais que je te réponde, quitte à mentir : mais bien sûr que je t’ai pardonné, je n’ai plus les moyens de te haïr, camarade.
    Ou : jamais ! Tu as fait trop de mal ! Ni pardon, ni oubli : jamais !
    Mais tu sais qu’il n’y pas là ma réponse, car tu la connais !
    Tu ne vois donc rien dans mes yeux ou tu voudrais seulement ne pas avoir vu ? Cet œil qui te regarde. Ce n’est pas le mien, camarade, c’est…

    "Alors il dit: « je veux habiter sous la terre
    Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
    Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
    On fit donc une fosse, et Caïn dit « C'est bien ! »
    Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
    Quand il se fut assis sur sa chaise dans l'ombre
    Et qu'on eut sur son front fermé le souterrain,
    L'œil était dans la tombe et regardait Caïn. "

    Non ce n’est pas dans la bible, ni dans le coran : c’est de V. Hugo : la conscience.

    Cet œil, c’est l’œil de ton passé qui te suit et ne te quitte pas, il a tout vu, c’est à lui qu’est revenu la charge de te persécuter. Et pour faire durer le supplice, chaque seconde est une éternité !
    C’est à lui que tu dois demander si Dieu existe. Et le moment t’est venu pour comprendre, qu’en vérité, ce n’était pas si important que çà.

    C'’est trop tard camarade : tu vas morfler !
    Ici bas!

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  8. Quand Karim écrit, chaque mot porte le sceau d’un Akouche (perle en Kabyle) délicat ! Quand Barwaqui s’en inspire, cela donne une éblouissante kyrielle d’i3akouchen !
    Merci Karim ! Merci Hend !

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  9. Le comportement proprement scandaleux, parfaitement criminel de la politique du Daech ,et de ces relais terroristes , doit nous inciter à dénoncer et à combattre vigoureusement cette horde barbare et sanguinaire qui ne recule devant rien , balayant l'universalité des droits de l'homme.

    On pourrait alors croire que ce Karim Akouche dénonce ces travers pour appeler à les corriger à les combattre afin de restaurer la liberté de penser et d'établir un jugement libre, intellectuellement raisonnable. En fait, il joue sur ce registre , mais pas en vue des mêmes objectifs, c'est à dire, combattre les injustices sociales, étendre les droits de l homme à chaque habitant sur cette terre. Lui, Akouche , se sert de cette dénonciation pour favoriser l'émergence de son racisme latent et accessoirement pour assouvir au grand jour sa haine de l'autre .Il a du mal à cacher son complexe et sa musulmanophobie derrière sa critique contre les terroristes sanguinares .Un peu comme ces fous racistes qui se découvrent des penchants pour la laïcité afin de vendre leur merde raciste en boite.

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  10. Aprés les versets de Mr Dring ,VeritéAMER remet ça avec des pages et des pages sur l 'histoire et la civilisation des barbus .Mais bordel!! vous ne pouvez pas fermer vos livres et ouvrir vos coeurs?????????????????????

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  11. Tu leur parles de Dieu, ils te renvoyent à des textes ècrits il y a des siècles par Abou machin.Que d'explications inutiles,comme si on pouvait saisir le divin avec la cervelle ou est donc passé le feeling ya Bourab!!

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  12. How many years after, ya boureb!

    On nous parle d’un texte pourtant sujet à l’exégèse allégorique dont on a banni toute lecture littérale et toute forme de lecture critique porté uniquement sur le conditionnement, mais Guel Dring nous rabâche encore la rengaine de la mauvaise interprétation.

    Guel Dring n’échappe pas au conditionnement. Il n’a pas besoin d’avoir été convaincu pour croire ni de processus de conversion. Il est né musulman. Je n’ai lu le Coran qu’en français, pourtant je crois que je peux vous en réciter, en arabe, la moitié rien que pour avoir entendu les autres réciter ses versets souvent quand je vivais en Algérie, jusqu’à ma vingtième année.
    Guel Dring procède donc par ce que les psys appellent les réponses automatiques. Elles relèvent quasiment du physiologique. Comme le reflexe rotulien : quand le médecin tape sur la rotule pour tester vos réflexes (état de la moelle épinière).
    Lui, n’a plus besoin d’une grande érudition par ailleurs, même si je ne doute pas qu’il soit un homme suffisamment instruit, pour trouver la formule qu’il faut, là ou il faut, parce que justement cela relève de l’inné. Il n’y pas de baptême en islam, on nait musulman on ne le devient pas. C’est sans doute pour cela que l’idjtihad se fait dans l’autre sens, pour y échapper.

    Le processus d’apprentissage est d’autant plus physiologique qu’il se fait par la répétition le développement d’automatismes, par la sollicitation du cerveau robot et point par la compréhension qui, elle, sollicite le cerveau rationnel. Dans les pays musulmans non arabes on apprend le Coran sans connaitre la langue arabe. Nul besoin d’apprentissage de la langue arabe.

    Mais bien sûr l’apprentissage du Coran uniquement est considéré comme un signe d’une haute érudition. Et bien sûr, comme il s’agit de la parole de Dieu, la formule la plus anodine provoque chez les Guel Dring un émerveillement.

    Je ne remets point sa foi en doute, c’est son affaire ! Je pourrais même saluer la beauté des versets coraniques. Ça m’eût même fait sourire en d’autre lieu.

    Mais là ça me donne envie de braire, tant il s’échine à vouloir nous faire accroire que c’est sa proximité avec Dieu himself qui lui vaut la connaissance des versets coraniques. Ce n’est pas parce qu’il est tombé dedans à la naissance, c’est une révélation que seul des élus comme lui auront mérité. Alors que pour nous autres : « Somoune Boukmoune wa inahoum la yardji3oun ». Pauvres hères que nous sommes, perdus par une obscurcissante clarté nous nous sommes égaré dans la rationalité et la connaissance nous aurait aveuglés : « Il en est d’eux comme des gens qui auraient allumé un feu ; mais à peine ce dernier jette-t-il sa clarté sur les alentours que Dieu en fait disparaître la lumière, les laissant comme aveugles, plongés dans les ténèbres ». Sourate elbaqara : 17 et 18.

    Non Guel Dring, Il ne s’agit pas d’une mauvaise manipulation de vos laborantins, d’une erreur dans vos manipulations génétiques, d’une mauvaise programmation : ces bébés de Rosemary sont les vôtres : les enfants biologiques de l’islamisme. Les gènes du mal récessifs ou apparents étaient là. Assumez-les donc !

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  13. Elle est pour toi cette chanson ….

    Je me tiens sur le seuil de la vie et de la mort les yeux baissés les mains vides
    Et la mer dont j'entends le bruit est une mer qui ne rend jamais ses noyés
    Et l'on va disperser mon âme après moi vendre à l'encan mes rêves broyés
    Voilà déjà que mes paroles sèchent comme une feuille à ma lèvre humide
    J'écrirai ces vers à bras grands ouverts qu'on sente mon cœur quatre fois y battre
    Quitte à en en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
    Je suis le faucheur ivre de faucher qu'on voit dévaster sa vie et son champ
    Et tout haletant du temps qu'il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre
    J'ai choisi de donner à mes vers cette envergure de crucifixion
    Et qu'en tombe au hasard la chance n'importe où sur moi le couteau des césures
    Il me faut bien à la fin des fins atteindre une mesure à ma démesure
    Pour à la taille de la réalité faire un manteau de mes fictions
    Cette vie aura passé comme un grand château triste que tous les vents traversent
    Les courants d'air claquent les portes et pourtant aucune chambre n'est fermée
    Il s'y assied des inconnus pauvres et las qui sait pourquoi certains armés
    Les herbes ont poussé dans les fossés si bien qu'on ne peut plus baisser la herse
    Dans cette demeure en tout cas anciens ou nouveaux nous ne sommes pas chez nous
    Personne à coup sûr ne sait ce qui le mène ici tout peut-être n'est qu'un songe
    Certains ont froid d'autres ont faim la plupart des gens ont un secret qui les ronge
    De temps en temps passent des rois sans visage On se met devant eux à genoux
    Quand j'étais jeune on me racontait que bientôt viendrait la victoire des anges
    Ah comme j'y ai cru comme j'y ai cru puis voilà que je suis devenu vieux
    Le temps des jeunes gens leur est une mèche toujours retombant dans les yeux
    Et ce qui l'en reste aux vieillards est trop lourd et trop court que pour eux le vent change
    Ils s'interrogent sur l'essentiel sur ce qui vaut encore qu'on s'y voue
    Ils voient le peu qu'ils ont fait parcourant ce chantier monstrueux qu'ils abandonnent
    L'ombre préférée à la proie ô pauvre gens l'avenir qui n'est à personne
    Petits qui jouez dans la rue enfants quelle pitié sans borne j'ai de vous
    Je vois tout ce que vous avez devant vous de malheur de sang de lassitude
    Vous n'aurez rien appris de nos illusions rien de nos faux pas compris
    Nous ne vous aurons à rien servi vous devrez à votre tour payer le prix
    Je vois se plier votre épaule À votre front je vois le plis des habitudes
    Bien sûr vous me direz que c'est toujours comme cela mais justement
    Songez à tous ceux qui mirent leurs doigts vivants leurs mains de chair dans l'engrenage
    Pour que cela change et songez à ceux qui ne discutaient même pas leur cage
    Est-ce qu'on peut avoir le droit au désespoir le droit de s'arrêter un moment
    Et vienne un jour quand vous aurez sur vous le soleil insensé de la victoire
    Rappelez-vous que nous avons aussi connu cela que d'autres sont montés
    Arracher le drapeau de servitude à l'Acropole et qu'on les a jetés
    Eux et leur gloire encore haletants dans la fosse commune de l'histoire
    Songez qu'on arrête jamais de se battre et qu'avoir vaincu n'est trois fois rien
    Et que tout est remis en cause du moment que l'homme de l'homme est comptable
    Nous avons vu faire de grandes choses mais il y en eut d'épouvantables
    Car il n'est pas toujours facile de savoir où est le mal où est le bien
    Vous passerez par où nous passâmes naguère en vous je lis à livre ouvert
    J'entends ce cœur qui bat en vous comme un cœur me semble-t-il en moi battait
    Vous l'userez je sais comment et comment cette chose en vous s'éteint se tait
    Comment l'automne se défarde et le silence autour d'une rose d'hiver
    Je ne dis pas cela pour démoraliser Il faut regarder le néant
    En face pour savoir triompher Le chant n'est pas moins beau quand il décline
    Il faut savoir ailleurs l'entendre qui renait comme l'écho dans les collines
    Nous ne sommes pas seuls au monde à chanter et le drame est l'ensemble des chants
    Le drame il faut savoir y tenir sa partie et même qu'une voix se taise
    Sachez-le toujours le chœur profond reprend la phrase interrompue
    Du moment que jusqu'au bout de lui-même le chanteur a fait ce qu'il a pu
    Qu'importe si chemin faisant vous allez m'abandonner comme une hypothèse
    Je vous laisse à mon tour comme le danseur qui se lève une dernière fois
    Ne lui reprochez pas dans ses yeux s'il trahit déjà ce qu'il porte en lui d'ombre
    Je ne peux plus vous faire d'autres cadeaux que ceux de cette lumière sombre
    Hommes de demain soufflez sur les charbons
    À vous de dire ce que je vois
    Louis Aragon.

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  14. @Mr Attabou : Apparemment je suis figé dans un fichier . Qu'est-ce que vous voulez que je vous serve Mr ? Il n'y aurait pas assez de place ni de temps pour vous faire prendre conscience que la fin est proche . La fin du monde n'est que virtuelle avant de survenir . La vraie fin du monde c'est quand le coeur ne bat plus et que le corps dévidé de son âme commence à se refroidir . Que voulez-vous que je vous serve quand les versets de Celui qui a créé la vie, la mort Adam, Satan , "Dring" et Mr Attabou, tous ceux qui vivotent par Lui et qui meurent par Lui . Pour Lui ceux sont des élus . Que trouvez-vous de bien sur cette terre quand tout a été soudoyé , tout n'est que traitrise . Il n'y a qu'à suivre les commentaires sur ce site pour ressentir une amertume, une révolte contre l'imposture .
    J'évoque des versets non pas pour exasperer autrui , ni dans un but de prosélytisme mais juste un avis . La colère peut être exprimée dans toutes les langues alors quand on parle de tolérance et en faire un letmotiv , je vous rappelle que plus tolérant que Dieu , de voir tout ce qui se passe dans l'ombre comme dans la lumière, il n'y en a pas . Je pense que votre observation n'a rien de méchant et c'est pour cela que je préfère m'exprimer et m'excuser pour tout désagrément "indépendant" de "ma" volonté comme on disait à l'unique tv . Les salutations sont toujours de rigueur .

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  15. @Hend : Je vous présente mes sincères excuses et je crains qu'il faille que je présente aussi mes adieux . Je suis un provocateur involontaire pour avoir osé . Osé donner un avis sur quelque chose qui me dépasse mais que voulez-vous je suis de chair et ce qui peut être nommé comme vie , ma vie , je ne suis pas né comme ça , je suis devenu ce que je suis . Sincère ? La pureté de l'intention ne provient que de Dieu . Dieu est tout et c'est tout . Je ne prétends ni être qui que ce soit j'accompagne mes commentaires par des versets et c'est là que ça coince . Car du principe de la cause à effet Hend , répond , analyse, suppose et juge . Que jugerez-vous d'une personne qui vient à peine de retrouver le Matin dz ? L'individu se perd parfois dans ce labyrinthe qu'est la vie mais je n'ai jamais prétendu convertir ou inviter à se convertir Dieu en a l'Omnipotence pour cela .
    Pour cela , je complète encore par cette fin de la Sourate 2 :

    286. Allah n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Elle sera récompensée du bien qu'elle aura fait, punie du mal qu'elle aura fait. Seigneur, ne nous châtie pas s'il nous arrive d'oublier ou de commettre une erreur. Seigneur! Ne nous charge pas d'un fardeau lourd comme Tu as chargé ceux qui vécurent avant nous. Seigneur! Ne nous impose pas ce que nous ne pouvons supporter, efface nos fautes, pardonne-nous et fais nous miséricorde. "

    (Tu es Notre Maître, accorde-nous donc la victoire sur les peuples infidèles).J'ai retiré cette suite de verset pour qu'il n'y ait pas de malentendu .ou d'accusation à tort de prendre les autres pour infidèles .

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  16. Cher Guel Dring,

    Laisse-moi te raconter une histoire :

    Il y avait dans mon village un Monsieur : Velqacem Oujanjel. Une vraie teigne, il n’y a pas une personne à qui il n’a pas intenté un procès ; en Kabyle on dit issoufough lcarta , ikharedj lcarta.
    Votre âne broute son herbe ; lcarta. Votre chèvre traverse son champs ; lcarta. Votre poule picore un ver de terre dans son champ : lcarta. Pour un rien, c’est la justice.
    Un jour l qu’il avait intenté un procès à un villageois, le juge l’appelle et lui dit : Velqacem Oujanjel, j’en ai marre de te voir : maintenant ou tu quittes ce tribunal ou c’est moi qui le quitte !
    Velqacem Oujanjkel, regarda le juge et lui dit :
    Non Khati ya Misyou ljuge, on va rester tous les deux ; car sans moi ce tribunal ne marchera pas et sans toi également.
    Alors tu vois Guel Dring : on va rester tous les deux !

    Il n’était pas dans mon intention de te blesser. Je te demande pardon si ce fut le cas. Tu l’as dit, Tu es un « provocateur ». Accepte donc aussi que les autres le soient aussi.
    Ce que je dis concernant la religion est valable pour tout le monde ou presque : excepté les convertis évidement. Je t’ai même dit que je suis capable de te réciter en arabe la moitié du coran alors que je ne l’ai jamais appris. Et comme je ne suis pas croyant, je ne crois pas (pléonasme) que c’est par l’opération du Saint- Esprit. C’est parce que je l’ai souvent entendu réciter par des gens. Je n’ai pas eu à verser dans les takrirates, les autres le faisaient pour moi.
    Pourquoi donc t’offusquerais-tu quand je dis qu’on est tombé dedans tous petits ? Koulchi bi idni allah, non ? Combien de fois nous as-tu écris ici même que Allahou yahdi men yachaa, Non ?
    L’islam n’est pas que religion chez nous, il est aussi culture, il fait parti de notre" habitus", pour paraphraser Bourdieu.
    Et combien même n’aurais-je rien compris , yakhi : peu de science éloigne de Dieu et beaucoup y ramène, non ?

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