On le savait déjà : Abdelkader Hadjar est à la diplomatie ce que le karkabou est à la musique andalouse. Voilà que notre ambassadeur au Caire, désigné à ce poste pour ses talents d’intrigant et de putshiste éleveur de doberman, décide de rivaliser dans l’art de la bévue comme pour rappeler qu’avec l’âge mûrit aussi l’aptitude au radotage.
Interrogé par le quotidien égyptien « El Misri El Youm » à propos du kidnapping en Algérie de l’ingénieur égyptien Amdjad Ouahba , Hadjar affirme, péremptoire que « ce n’est pas l’œuvre d’Al-Qaida » et ajoute, l’air docte, que « les ravisseurs appartiennent à une organisation terroriste dénommée groupe salafiste activant dans la région de Kabylie ».
En séparant GSPC d’Al-Qaida, Abdelkader Hadjar croyait , avec la subtilité qu’on lui connaît, contribuer à la propagande du pouvoir d’Alger : la négation d’Al-Qaida.
Manque de pot, le jour même où notre ambassadeur se livrait à cette historique déclaration, l’ambassadeur des Etats-Unis en Algérie, M.Robert Ford, dont on ne peut douter qu’il soit un peu mieux informé que Hadjar, faisait une annonce catégorique sur la chaîne Al Jazeera : « Al Qaîda et le Gspc ne font qu’un ! »
Nul doute que les officiels égyptiens vont prêter davantage de crédit à Abdelkader Hadjar plutôt qu’à l’ambassadeur de la plus grande puissance mondiale.
Mais comme pour ajouter aux malheurs de Hadjar, un communiqué d’Al-Qaida diffusé sur les sites djihaddistes, revendiquant l’attentat anti-français de Lakhdaria, assumait « les actions contre tous lesétrangers qui aident le régime algérien ».
Allez faire de la diplomatie avec ça !
Vivement le congrès du FLN que Hadjar regagne Alger et ses intrigues et se repose des contrariétés diplomatiques…
