Le Rassemblement-Action-Jeunesse (RAJ) n’a pas dérogé à sa tradition de célébrer le 5 octobre. Cette année il a choisi de marquer l’événement par une rencontre à la « cité des syndicats » à la Glacière. Plusieurs conférences se sont étalées sur trois jours. Après la séance d’ouverture, l’après midi du 3 octobre, a suivi une conférence-débat animée par Mr Derguini, militant, enseignant et chercheur : « l’Algérie, des disparus forcés aux harragas ».
La journée du 4 octobre, s’est ouverte sur une conférence-débat sur « le rôle de la culture dans l’éveil citoyen », animée par Mustapha Benfodil, journaliste, et Habiba Djahnine, écrivaine et réalisatrice. Plus tard, une autre conférence débat, « Les mouvements sociaux au Maghreb: état des lieux et perspectives », a été animée par Fatna Afid, syndicaliste de l’Organisation Démocratique du Travail (ODT) Marocain. Elle était secondée par Maghraoui Amina, présidente du comité femme du SNAPAP et par Chahid Khalid, représentant de l’Action Jeunesse du Maroc.Dans la journée du 5 octobre un rassemblement était prévu sur la Place des Martyrs, « dans le cadre de la réappropriation de l’espace public » selon la déclaration du RAJ. Il aurait dû être suivi d’une lecture des poèmes de Mustapha Benfodil. Le rassemblement a bien eu lieu, malgré l’interdiction en vigueur depuis la marche du 14 juin 2001. Mais la lecture des poèmes a été empêchée par la police qui a contraint les participants à quitter les lieux. Devant cette intervention policière, les organisateurs ont tenté de déplacer leur rencontre poétique vers la place Alloula. En vain : la police était sur leur trace, empêchant à nouveau la lecture. Après l’interdiction d’une telle manifestation pacifique, on peut sans risque de se tromper, affirmer que les libertés sont en régression.
Amirouche Nedjaa.
