A force de vouloir réinventer un autre Bouteflika que celui qui a violé la Constitution et qui s’est autoproclamé monarque à vie, certaines âmes à l’imagination trop fertile et au coeur trop tendre, ont fini par croire à leur personnage fabulé et l’ont imaginé en train de s’occupper des affaires de la nation et, miracle, tenir ses promesses.
Elles sont, ainsi, « déçues » et sidérées que, au lieu de remanier le gouvernement, le président Bouteflika a décidé de reconduire toute l’équipe Ouyahia !
Autrement dit, elles s’étonnent que le président Bouteflika soit, exactement, ce qu’il était prévu qu’il soit : un monarque dirigeant une cour détachée des réalités !
Mais enfin ! on ne peut pas accuser le système de se maintenir par la force, d’être disqualifié, usé, corrompu, et en même temps, attendre de ce même système grabataire, qu’il « opère de vrais changements » !
La réélection de Bouteflika ne peut aboutir qu’à cette inertie, dans un monde durement touché par la crise économique.
La reconduction du gouvernement Ouyahia signifie au moins, choses :
1. Le régime n’est pas dans une stratégie de gouvernance mais de maintien au pouvoir.
2. Le régime n’a aucun projet sérieux .
Pour le reste, tant pis pour ceux et celles qui nourrissaient de l’espoir dans la réélection de Bouteflika ! Ils ont encore cinq années de désillusion qui les attendent.
L.M.
