La décision du ministre du Commerce par intérim, Abdelmadjid Tebboune, d’accorder les contrats d’importation à 8 importateurs, a mis le feu dans un marché déjà bien chaud de la banane. Et le citoyen ne fait que constater les dégâts provoqués par de telles décisions puisque la banane qui était à 600 DA a connu (encore) depuis peu, une flambée vertigineuse pour atteindre 900 DA le kilo, sur le marché du détail.
Tebboune, et depuis sa prise en main du ministère du commerce, et sa volonté de réguler le marché afin, disait-il, « de préserver la devise », a provoqué (directement ou indirectement) une hausse extraordinaire des prix de plusieurs produits alimentaires. En début de semaine, c’était la pomme algérienne qui avait augmenté de plus 300%, passant de 70 à 400 DA sur le marché du détail.
L’ail quant à lui, vaut sur les marchés entre 1200 et 1600 DA le kilo lorsque disponible, car il commence à manquer sérieusement sur les étals. L’ail qui est importé essentiellement de Chine et d’Espagne est devenu un produit de luxe au point où les Algériens, esprit d’humour oblige, l’ont offert pour la saint-valentin !
Mais comme un malheur n’arrive jamais seul, la hausse des prix touche également des produits de large consommation telle que la pomme de terre, qui est proposée à 90 DA le kilo dans beaucoup de marchés algériens. La patate qui était épargnée jusque-là, semble réagir à un manque de production et à une réduction drastique de l’importation.
Paradoxalement, dans les pays voisins et européens, la banane ne dépasse pas l’équivalent de 100 DA, au point où les contrebandiers ont fait entrer ce fruit par la frontière… libyenne! Comme quoi, même dans un pays en guerre, la banane reste moins chère qu’en Algérie. Il y a comme quelque chose qui ne tourne pas rond dans ce pays !
La rédaction

Ou les pouvoirs publics ont les moyens de leurs politiques et ils agissent en conséquence ou ce sont des charlatans en gestion commerciale et dans ce dernier cas c'est le consommateur qui trinque ! À titre d'exemple nos pommes qui étaient accessibles entre 100 et 200 da le kilo ont presque triplé malgré une qualité plus que douteuse. Il aurait fallu que les pouvoirs publics organisent une rencontre avec les producteurs agricoles pour un contrat moral sur les prix avant une telle suspension. L'ail à 2000 da, la banane à 900 da. C'est quoi ce diktat !! Au nom de la sacro sainte règle de l'offre et la demande – qui chez nous est interprétée différemment qu'ailleurs, puisque ces gens là trouvent préférable de produire peu et gagner plus – S'il y a une dictature en politique alors il faudrait aussi l'appliquer en économie, je veux dire instaurer un prix plafond.
"…Il y a comme quelque chose qui ne tourne pas rond dans ce pays !…"
Non, moi je dirais : y-a-t-il encore quelque chose qui tourne rond dans ce pays qui malheureusement est le nôtre et qui est dirigé par des gens qui n'ont pas honte de leur médiocrité et de leur ignorance crasse aux méthodes de gestion d'un pays.
Quand un pays a la moitié de son PNB dans les circuits parallèles et le commerce informel, il n'a plus que l'apparence d'un pays; quand c'est les pauvres et les petits salariés qui paient les impôts des riches ( car c'est bien ce que le commerce informel veut dire ) par l'incompétence de ses dirigeants, que reste-t-il de cette société ( la société algérienne ) qui se prétend musulmane en le clamant si fort que le plus naïf des naïfs ne peut le croire ?
Ces gens-là peuvent rendre un très grand service au pays et à son peuple en faisant un tout petit effort : disparaître à jamais de notre vue !
En France à AUCHAN, le kilo de banane de bonne qualité vaut : 0,99 €. = 158,40 D.A. Ses spéculateurs qu'ils se foutent leurs bananes là ou je pense ?.