A défaut de construire les bases d’une république moderne, Bouteflika veut construire les bases d’un système immuable. Karl Marx disait, il y a un peu plus d’un siècle que la religion est l’opium du peuple. Il a aussi déclaré, quelque part dans ses œuvres, que la religion est la plus grande force qui puisse exister.
En fait, ce n’est pas dans ces deux « pensées » qu’il s’est positionné par rapport à la religion. Comprendre par là, que tout musulman peut souscrire à ces deux sentences. Marx vise par là l’instrumentalisation de la religion pour asservir et dominer les peuples. Bouteflika a bien reçu le message.
Aussi, Bouteflika semble avoir étudié Ibn Khaldoun, notamment le Chapitre concernant les dynasties. Dans sa Moukadima, Ibn-Khaldoun, a expliqué comment les dynasties naissent, se développent, puis meurent. Je suis tenté de dire qu’il s’agit de raisonnements proches du « matérialisme historique ». Ainsi donc, Bouteflika se sert de Marx et d’Ibn Khaldoun pour perpétuer le système qui l’à engendré.
Je dirais même que Bouteflika semble agir par ce qu’on appelle le « réflexe de conservation » pour éviter le modernisme et l’ouverture sur les autres cultures. Nous feignons d’oublier que la mosquée a toujours été une tribune pour maintenir les peuples sous la domination des tyrans. C’est d’ailleurs dans les mosquées que règne et s’enseigne, le plus, l’idéologie dominante. C’est dans les mosquées qu’on nous met en garde contre les juifs et l’occident.
Bref, C’est dans les mosquées qu’on façonne les structures mentales « des sujets ». Sinon comment expliquer que dans le monde entier, les systèmes se font et se défont, sauf chez les arabes ? La réponse est simple : tout est verrouillé à partir des mosquées.
A. Brahami
