Pour justifier le honteux autodafé qui frappe le nouveau livre de Mohamed Benchicou, la ministre algérienne de la Culture Khalida Toumi évoque une interdiction pour « banalisation des crimes coloniaux et propos antisémite ».
Madame la ministre ment.
Elle ment pour couvrir les vrais commanditaires de cette censure : la Présidence de la République et le ministère de l’Intérieur.
Elle ment pour fournir un « argument acceptable » à l’opinion internationale.
A aucun moment ce livre ne banalise les crimes coloniaux.
A aucun moment ce livre ne se livre à des propos antisémites.
Ce livre est un livre qui raconte la douleur et l’espoir du peuple au milieu duquel vit l’auteur.
Ce livre revendique le combat de Novembre, l’égalité entre les hommes et les races, l’ouverture sur le monde.
Ce livre dénonce le mal fait au message de Novembre.
Ce livre dénonce l’injustice commise au nom de Novembre.
C’est pour cela qu’il est interdit.
Nous proposons aux lecteurs de se faire une idée par eux-mêmes en parcourant ces extraits du livre :
Extrait numéro 1 : A propos de Massu et de Zerhouni
Extrait numéro 2 : A propos de la « banalisation des crimes coloniaux » (1)
Extrait numéro 3 : A propos de la « banalisation des crimes coloniaux » (2)
Extrait numéro 4 : A propos des « passages antisémites » (1)
Extrait numéro 5 : A propos des « passages antisémites » (2)
