Déboulant dans l’imprimerie blidéenne où devait être confectionné le dernier livre de Mohamed Benchicou, les policiers ont expliqué à l’imprimeuse éberluée que l’ordre de saisir le manuscrit du journaliste et tous les documents afférents au livre venait de «haut, de très haut». Dès que j’ai entendu cet argumentaire, j’ai eu un réflexe somme toute humain. J’ai levé la tête. Mais sûrement pas assez haut. Car à hauteur humaine, celle à laquelle vous et moi pouvons lever la tête, je n’ai rien vu. J’ai fait un effort gigantesque sur mon cou, mes cervicales et tout ce qui aide à la motricité verticale de ma caboche afin de la lever le plus haut possible, et là encore, rien ! Je n’ai pu voir ce «là-haut» d’où semblent venir les ordres. Pourtant, il existe, ce là-haut. Ce n’est pas une invention, une vue de l’esprit. Un tas de gens y font référence. Pour un oui, pour un non, plus souvent d’ailleurs pour un non que pour un oui, ils vous sortent de leurs pochettes-surprises le fameux «ça vient d’en haut !» Du coup, je fantasme sec ! Si ! Si ! Je l’avoue honteusement : je rêve de me rendre un jour là-haut. O ! Juste pour quelques instants. Le temps pour moi de découvrir le merveilleux pays du là-haut. Encore faudrait-il que j’en connaisse le chemin. Et avant même tout cela, il faudrait que je sache s’il faut un passeport et un visa pour se rendre là-haut. Avion ? Bateau ? Train ? Voiture ? Ou à pied ? Dans quelle direction faut-il aller ? Certains, assurant tenir leur information d’un peu là-haut, m’ont assuré que le pays de tout à fait là-haut se trouvait quelque part entre haut et infiniment haut. D’autres, me jurant que les informations des premiers cités étaient bidon, m’ont plutôt conseillé d’aller sur les hauteurs de la ville. Moi, je veux bien. Mais les hauteurs de quelle ville ? Ouest ? Est ? Centre ? Le sud, je ne crois pas. Des hauteurs, au sud, j’ai des doutes. Quoique ! Enfin ! Avant de plier mes bagages pour cette randonnée spéciale, j’ai tout de même noirci de questions une page de mon calepin fétiche. Entre autres questions, celles-là : «Est-ce que les gens de là-haut mangent comme nous, avec une cuillère ou alors utilisent-ils une louche ou carrément une pelleteuse de chantier ? Parlent-ils notre langue ? Ont-ils des bobos comme il nous arrive d’en attraper ici ? Et leur arrive-t-il, eux aussi, de fumer du thé pour rester éveillés là-haut, au cauchemar qui continue ici, au pays du «Tout en bas» ?
H. L.

On ne peut que plaindre nos policers contraints d’exéuter toutes les inepties venant d’en haut. Au moins s’ils se prenaient pour des Jeanne d’Arc qui partait en guerre contre les Anglais, ils nous rendraient un service s’ils s’occupaient de plus près de ceux qui mettent en prison des Algeriens parce qu’ils sont Algeriens…ceux qui vont jusqu’à faire actionner notre "injustice" pour condamner un journal pour avoir fait son travail d’informer. Notre police, regénérée, est peut-etre sous les effets du Lazer du 5 juillet, envoutée par l’imam Abassi et son éxécuteur testamentaire 4/4?
un ordre qui vient d’en haut ca pourrait etre un ministere, tres haut la presidence, mais de tres tres haut je ne vois pas du tout ou plutot si carrement du ciel pour ne pas dire allah soubhanou.maintenant si certains veulent se prendre pour plus fort que lui c’est qu’ils sont des
EN HAUT, LÀ HAUT, TOUT EN HAUT DU HAUT!L’Algerie a toujours etait un pays qui se mesure par la hauteure mais jamais par sa superficie la superficie se mesure 40 millions prets d’habitants mais toute a fait en haut repose un homme qui ne depasse pas la hauteur de son ego
En plus du "la-haut", lateralement, il y aussi le "EUX" qui sevit.
"Ils ont importe, ils ont faits" etc. Symboles puissants d’une societe brouillardee. Ca vient toujours ou bien de "la-haut" ou bien "D’EUX".