Devant les gesticulations aussi inutiles que ridicules, que déploie le pouvoir d’Alger, pour s’offusquer des lièvres soulevés par « Panama Papers », on ne peut, à défaut de s’étonner, que se poser la question du pourquoi de cette réaction disproportionnée ?
S’étonner, le peuple ne s’étonne plus de rien depuis longtemps, d’ailleurs cette agitation ne le concerne pas. Il tellement a avalé de couleuvres qu’il en est anesthésié.
Aux yeux du pouvoir, il n’est qu’un tube digestif.
Par contre, pour nos dirigeants l’opinion extérieure ne lui est pas indifférente.
Revenons à notre questionnement, pourquoi le pouvoir sort-il ses chars d’assaut pour une photo mal légendée, même si cette bévue journalistique est vicieusement orientée ?
On ne tue pas un moustique avec un canon. A moins que ce moustique ne se transforme en scorpion, dont le venin ne sera que plus toxique.
Donc, il faut ramener ou garder la toxicité à sa genèse. Il faut tuer la « rumeur » dans l’œuf.
Que redoute le pouvoir algérien ? L’affaire Bouchouareb ?… Une petite brebis égarée dans une meute de loups.
Bon ! On ne va pas disculper ce pauvre ministre, il planque de l’argent d’une provenance douteuse, il crée une société écran, pour éventuellement toucher des ristournes incognito. C’est du classique au pays des merveilles. Ses copains se marrent du nigaud qui s’est fait prendre.
A l’échelle de « riche… untel », ce ministre, c’est l’Avrell des Daltons, un p’tit pied nickelé, en somme, l’idiot utile de la bande.
Mais ATTENTION, il ne doit pas être l’idiot par lequel le scandale pointe son nez.
L’affaire de ce « Panama Papers » n’est qu’à son début, son cours peut aller en crescendo (les journaux d’investigation l’ont toujours prouvé, ils donnent par petits bouts, ils ne sortent pas d’emblée la grosse artillerie)
Cela le pouvoir l’a bien compris, d’emblée lui, sort la grosse artillerie .
S.O.
