Le récent « débat » sur l’utilisation du dialecte algérien à l’école montre que les vieux démons n’ont pas encore quitté l’esprit de ceux qui voient en l’autre l’ennemi, l’agent de l’étranger, le néo-harki, etc.
Pendant la guerre d’indépendance, le capitaine Paul-Alain Léger, des services français, avait créé le Groupe de Renseignements et d’Exploitation (GRE), pour frapper le FLN, en utilisant des Algériens, ses bleus pour l’infiltrer, le noyauter, le détruire de l’intérieur. La désinformation, l’intoxication et la manipulation du FLN par des procédés psychologiques ont conduit à des purges, qui ont surtout touché prés de 4000 étudiants et intellectuels qui ont pris le maquis, ces enfants, ces cadres cette intelligentsia qui a manqué à l’Algérie indépendante, furent tués a tort par leurs frères algériens.
Aujourd’hui on assiste a un remake du déjà vécu. Les partisans de la pensée unique, figée à l’ère stalinienne, paranoïaques pathologiques, n’ont pas encore guéris du poison que leur avait inoculé le capitaine Leger, croient dur comme fer, que tous ceux qui ne pensent pas comme eux sont des traitres vendus à la France qu’ils détestent » -pas vraiment- !!!
Heureusement qu’ils n’ont pas le droit de vie ou de mort sur leurs concitoyens, autrement Kim Jong-un ne serait qu’un enfant de chœur à côté d’eux. Posons les problèmes sur la table et discutons sereinement et librement sans insultes et invectives, comme le fait le monde qui avance, le monde dominant, le monde créatif et innovant, le monde des conquêtes spatiales, le monde des lumières, le monde que l’humanité sans lui ne serait encore qu’ à l’ère de la torche.
Ahmed Farrah
