Depuis un an au moins, tout le monde savait que l’Etat d’Israel est membre de l’Union pour la Méditerranée (UPM) et n’en a jamais rien dit. Or voilà que ce matin, le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci déclare que « L’Algérie attend des clarifications sur le projet d’UPM et parmi elles, les conséquences de la présence d’Israël au sein de l’UPM »avant d’annoncer sa participation au sommet de Paris, qui doit en déclarer solennellement le lancement le 13 juillet .
Le chef de la diplomatie a laissé entendre qu’Alger se déterminerait à l’issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères des candidats à l’UPM, le 12 juillet, la veille du sommet où il représentera son pays. « Un projet d’une telle envergure ne peut être accepté totalement du premier coup », a-t-il souligné.
N’est-ce pas plutôt l’état de santé de Bouteflika qui oblige à reculer l’annonce de la décision algérienne ?
Medelci a souligné que les pays membres de la future UPM n’ayant pas de relations avec Israël ne devaient « pas être contraints de participer à des projets communs » avec cet Etat au sein de l’UPM.
Mourad Medelci s’appuie sur une démarche arabe commune.
« Ce n’est pas l’UPM qui doit faire la normalisation (des relations) entre Israël et les pays arabes, à laquelle n’était pas parvenu le processus de Barcelone » de 1995, liant l’Union européenne (UE) à cinq pays du sud de la
Méditerranée, a-t-il dit. »Le processus de normalisation avec Israël relève d’un autre débat » parmi les pays arabes, qui ont voté à Beyrouth en 2002 une résolution réclamant l’évacuation par l’Etat hébreu des territoires palestiniens occupés en 1967 contre la normalisation de leurs relations avec lui. Cette résolution a été confirmée par le dernier sommet arabe de Ryad (Arabe Saoudite).
M. Medelci a par ailleurs souligné « Notre décision de participer au sommet de Paris ne sera connue que lorsque nous connaîtrons le contenu du projet d’UPM », a poursuivi M. Medelci.
Mais alors pourquoi n’en avoir rien dit depuis un an ?
L.M.
