« Les yeux scrutent où voir un ami ? Ils ne sont pas là, ils ne viendront pas. Et ce n’est pas demain la veille de leur venue… » Extrait d’une chanson de Lounis Ait Menguellat poète célèbre de Kabylie
J’attends depuis tant de temps, de vivre à ma guise, comme avaient attendu, longtemps avant moi tant d’autres compatriotes…
Avant qu’ils se décident à s’exiler afin de vivre…Ils s’étaient finalement dit qu’il faut d’abord vivre, travailler, aimer les autres, faire donc de cette terre un paradis que de s’infliger que des peines afin de gagner un jour de finitude ce monde tant promis de ruisseaux de miel et de vins…
Et pendant que je vis, presque forcé par les pesanteurs des alentours…dans les morosités de ceux d’ici, j’attends toujours…de vivre un jour
Et l’absence d’amis,
En ce vide d’ici,
Empêchent cette vie
Tant désirée :
Toute de complicité
Toute de fraternité…
Et l’absence d’amours,
N’égaillent pas nos jours
Tristes et ternes,
Comme si rien d’autre
N’existe aux alentours…
Seul l’interdit vit, permis
Nous nous tuons à crever
De soif et de faim,
Certains espérant gagner
Un jour de finitude : l’éden…
Pendant que par delà
L’Horizon,
Vivent rient chantent les gens
A leur ton…
Ils s’étonnent tant
De nos attentes du jugement
Dernier
Au lieu de faire de la terre
Un immense paradis !!!
Amokrane Nordine
