Prévu le 13 juillet à la veille des festivités de la fête nationale française, le sommet qui devrait réunir les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 de l’Union européenne, des pays de la rive sud de la Méditerranée, de la Jordanie, membre du processus de Barcelone, et de la Mauritanie, semble mal parti.
Des journaux parisiens croient savoir que l’invitation du Premier ministre israélien Ehud Olmert à ce conclave inaugural de l’UMP compromettrait la participation arabe. Selon le Monde, des chefs d’Etat auraient réservé leur réponse ou déjà fait savoir qu’ils ne seraient pas du voyage parisien.
Mais Nicolas Sarkozy ne désarme pas. Il suggère aux Arabes de « voir loin ». Le chef de l’Etat français a crédité l’union pour la Méditerranée d’une portée géopolitique considérable. «Elle va changer le monde», a-t-il avancé.
Avec la mise en branle du projet méditerranéen de Nicolas Sarkozy, l’Europe et les pays de la rive sud ont «une chance historique de changer les choses», ajoute Henri Guaino. Pour le conseiller de Sarkozy, l’union pour la Méditerranée est porteuse de nouveaux rapports entre les deux rives de la Méditerranée, en rupture avec les relations en vigueur jusque-là.
L’idée de l’Union de la Méditerranée, au départ, était de dire qu’il faut sortir de ce dialogue déséquilibré, de ce rapport déséquilibré entre le Nord et le Sud qui ne fait que creuser un fossé au milieu de la Méditerranée, entre la rive nord et la rive sud, pour y substituer un partage à égalité des responsabilités, un véritable partenariat».
Avec J.I.
