La Fédération internationale de football vient de créer un sixième continent. Elle vient de déclarer la guerre aux guerres.
Le monde est devenu fou. Les nationalismes se mêlent à la pauvreté et à la corruption généralisée. Des fronts conflictuels s’ouvrent sur toutes les rives des mers. Les peuples rotent et vomissent sur leurs gouvernants. L’heure est à l’incendie, à l’incandescence. Au crime.
C’est l’heure que choisit la FIFA, cette institution gangrenée par le fric et la combine, pour permettre, décider, à la place des démocraties mondiales, aux femmes musulmanes de jouer au football avec un foulard sur la tête. Pourquoi ne pas arrêter les matchs de demi-finale du mondial à 12h58, le vendredi, à l’heure de la prière ? Pourquoi ne pas permettre aux hommes peux, très pieux, les terroristes d’El Qaida, par exemple, de jouer en qamis ? Depuis quand Dieu, la FIFA se permet-elle de se substituer aux parlements des républiques qui la nourrissent ?
Il est grand temps de rappeler à cette institution de planqués que les références aux religions sont, en live, en train de mener l’humanité à la dérive. A la mort. Il est grand temps de rappeler aux ripoux de Zurich qui vivent de nos pauvres deniers qu’il ne faut pas, plus, en rajouter. Ils n’arrivent déjà pas à s’occuper de foot, pourquoi se mêlent-ils de politique ? A ce jour, ils ne savent pas encore quelle technologie utiliser pour valider un but qui atterrit sur la ligne du gardien. Comment, alors, peuvent-ils décider de la coiffure des joueurs ou des joueuses ?
Le Qatar encore ?
On les a vu sanctionner, abusivement, des joueurs qui ont arraché leur maillot pour célébrer un but capital ! Les voilà applaudissant le tchador.
Jusqu’à quand, jusqu’où le ridicule va nous poursuivre ? On vient de tuer Nicolas Anelka pour une quenelle.
Dans un ancien temps, on a mis à mort Eric Cantona qui a dit un mot juste: « les mouettes… »
La France est un grand pays. Elle a inventé la notion de droits de l’Homme, elle a osé séparer l’église de l’Etat et fondé un concept magnifique: la laïcité.
Des hommes et des femmes, nombreux, sont morts pour ces principes.
D’où la FIFA tient le pouvoir de remettre tout cela en cause ? Qu’attendre d’une instance qui a vendu son âme au diable ? Ce n’est pas la FIFA qui a fait le foot. C’est Garrincha, Pelé, Eusébio, Beckenbauer, Zico, Zidane, Madjer….
La FIFA a accueilli en son sein Raouraoua, un pourri qui préside à la destinée du foot algérien. Pourquoi n’accueillerait -elle pas Abassi Madani qui est planqué du côté de ses amis kowétiens ?
Meziane Ourad
