« Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m’entourent, hommes et femmes, sont également libres. La liberté d’autrui, loin d’être une limite ou une négation de ma liberté, en est au contraire la condition nécessaire et la confirmation. Je ne deviens vraiment libre que par la liberté des autres, de sorte que, plus nombreux sont les hommes libres qui m’entourent, et plus étendue et plus large est leur liberté, plus étendue et plus profonde devient la mienne. […] Ma liberté personnelle ainsi confirmée par la liberté de tous s’étend à l’infini », de Mikhaïl Bakounine, anarchiste russe
On peut, si l’on est issu d’un milieu de condition modeste, et né dans les pays d’anciennes colonies, et aussi gagné par le nationalisme de l’époque, comme le mouvement national algérien et qu’au fil du temps passé, l’on n’a point amélioré son sort et celui des siens, se cloisonner dans l’éternel ressentiment pour les puissances occidentales, sans jamais tendre la main , pour d’éventuelles rencontres des peuples de ce monde riche.
On reste là à croire fermement que nos malheurs sont toujours dus à l’exploitation de nos pays par les puissances hégémoniques d’hier et d’aujourd’hui et que les peuples de ces pays participent à la dévastation de nos ressources.
Ceci bien sûr est un leurre car si même la « démocratie » existe chez nos cousins d’Europe et d’Amérique, des inégalités criantes existent en ces pays. Beaucoup d’auteurs évoquent, en parlant de populations exploitées, non pas le tiers-monde mais le quart-monde désignant les couches défavorisées au sein des pays développés. Ceci pour rappeler que beaucoup de nos frères d’Occident et d’Amériques vivent stressés par leur exploitation par ceux qui tiennent les commandes…
Mais la différence entre les populations d’Occident et nous, et là j’en viens donc à mon propos d’aujourd’hui est ce que dont nous souffrons aujourd’hui nous autres du tiers-monde reste le non développement des mentalités, des populations toujours éprises d’un monde archaïque où l’emprise de la religion, particulièrement la religion musulmane (laquelle pour le célèbre philosophe Allemand Karl Marx demeure un véritable opium des peuples) est si forte.
Les populations demeurent rétives à toute évolution même lorsque les chaînes de télévision du monde entier et internet arrivent aux coins les plus reculés de la planète. Cette arriération est une aubaine pour des gouvernants dont le souci réel demeure toujours la préservation de leurs nombreux privilèges ; les nababs d’Arabie Saoudite vivent au même niveau que les puissants du monde riche.
En Algérie, le code de l’infamie (promulgué ou voté par l’Assemblée nationale) du temps du président Chadli Bendjedid en 1984 et qui maintient la femme algérienne dans un statut de mineure n’aurait pas été admis si cette Algérienne est libre et indépendante au sein de sa famille…
Les différences donc à souligner est que les populations défavorisées en Occident ont cette chance tout de même de se mouvoir dans un monde libre, du moins beaucoup plus tolérant que le nôtre où les tabous empestent la vie des jeunes et même des vieux.
Si, comme l’avait souligné une fois un internaute dans un commentaire, nos potentats pour rester au pouvoir « vendent » nos pays, leur tâche est facilitée par des populations qui s’accommodent d’interdits de toutes sortes.
Aujourd’hui, si l’on en veut vraiment à l’Occident, c’est parce qu’il ferme les yeux sur les exactions et répressions de nos potentats.
De Boghni, Amokrane Nourdine
