Le Matin d'Algérie

Le quatrième mandat de Bouteflika : quinze ans barakat !!!

Le nez collé sur les scandales à répétition qui ont été révélés cette année, on en vient à désespérer de la politique suicidaire de Bouteflika.

On regarde partout, à droite, à gauche, en haut, en bas, on y voit que des histoires de corruption, de malversations, de pillages etc., confirmant le bilan calamiteux du règne de Bouteflika. Toutes les institutions de l’État sont gangrenées par la corruption qui est devenue une épidémie contagieuse révélant une faille majeure dans la gestion des richesses du pays. On espérait que la maladie de Bouteflika allait délivrer l’Algérie de ce président désigné, arrivé au pouvoir par le fait de l’accident de l’histoire. Mais, lui ne l’entendait pas de cette oreille. Détrompez-vous, Bouteflika n’y va pas par quatre chemins. Il ne veut pas lâcher prise et vise un quatrième mandat. Ne comptez pas sur lui pour démissionner.

Le cauchemar n’est pas encore fini. Cet homme, un remake du passé, devenu moribond est complètement déconnecté de la réalité ne veut pas jeter les gangs. Son hara-kiri annoncé avec fracas (nomination des membres du gouvernement totalement acquis à sa cause) engage l’avenir de l’Algérie. C’est un illuminé qui assène ses mêmes convictions depuis quinze ans. C’est quasiment du copié-collé de lui même ce qu’il propose comme programme. Ce type s’est arrêté de réfléchir depuis des années rongé qu’il est par la maladie. Il vit sur des dogmes incrustés. C’est une véritable machine à certitudes et préjugées, à idées toutes faites. Il fonctionne par l’élaboration de conclusions sur des principes préétablis, construits par lui-même sur les vestiges de son passé d’endoctriné. Ses principales armes : la fourberie et la manigance Une calamité qu’apprécient tous les vassaux et les tous les ravagés de l’histoire. Il s’autoproclame le sauveur de l’Algérie alors que son bilan désastreux et sombre plaide contre lui. C’est un piètre président, sans envergure, sans vision politique, incompétent .l’Algérie est un pays qui se consume et qui meurt à petit feu, ravagé par une politique de destruction massive sciemment voulue et orchestrée par lui. Avec tout ce bilan désastreux et un échec avéré, ce type toute honte bue, veut un quatrième mandat. Quand on cultive le narcissisme et l’égo à outrance on finit par devenir victime de soi-même, mais on ne doit pas engager l’avenir de tout un peuple.

Bouteflika doit partir. L’Algérie en a assez souffert de sa mégalomanie .Nous osons espérer que les futurs candidats à la présidence auraient tout intérêt à prendre note de ses quinze ans de règne qui ont coulé le pays .Ils doivent prendre exemple sur feu Boudiaf qui a su se distinguer malgré le petit laps de temps, parce qu’il a donné à ses concitoyens espoir et confiance, des denrées rares aujourd’hui. Contrairement à Bouteflika, le principal mérite de Boudiaf, en effet, est d’avoir changé l’humeur du pays en montrant l’exemple et aussi d’avoir su insuffler une dose d’espoir à ses concitoyens en les convaincant que demain sera mieux. Un dévouement et une modestie qui ont provoqué un raz de marée de solidarité. La crise qui frappe et secoue le pays est une crise de moralité. Bouteflika et ses acolytes sont loin d’incarner cette moralité.

Farid Hassan

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