Ce qui favorise même le développement de la nébuleuse Daech et de ses idées meurtrières. Ajoutez à cela que l’utilisation abusive par les divers services de l’Etat du religieux, la manipulation des nouvelles technologies (ou la faiblesse de leur contrôle), la mise en place de médias de déstabilisation, comme la chaine Ennahar TV qui participe directement dans les luttes de clans au pouvoir, le peu de librairies qui survivent etc. ne participent pas à l’éveil de la société ou à sa mobilisation. Tout au contraire. Comme paramètre, il faut tout simplement rappeler que les premières mesures d’austérité ont concerné les théâtres nationaux, les festivals culturels, le cinéma, etc. Alors que c’est sur ce terrain où le citoyen s’éduque, échange avec ses amis, s’ouvre aux autres cultures, apprend la solidarité et prend conscience des réalités nationales et internationales.
Le handicap du président Bouteflika est vécu comme un handicap dans le fonctionnement de toutes les institutions et particulièrement de la présidence.
On se rappelle de la délégation des 19 personnalités qui voulaient vérifier, de visu, si les décisions prises étaient de la volonté de Bouteflika. C’est une évidence de fait, surtout dans un contexte international menaçant et des plus contradictoire, que le sommet de l’Etat manque d’un leader affirmé qui cristallise la symbolique de la puissance de l’Etat et de toutes les obligations et devoirs constitutionnels qui fondent le droit et la République.
Dans le fonctionnement d’un Etat de droit, la mesure de la présidence devrait respecter certaines procédures et une éthique, c’est-à-dire respecter une culture de la République : une communication objective, clarificatrice, qui assure le consensus républicain, des rapports d’expertise ou des réunions d’évaluation. Les institutions habilitées n’ont pas donné leurs avis et arguments. L’ex-premier ministre Abdelmadjid Tebboune n’a pas eu ni le temps, ni la possibilité de s’exprimer, pour réunir son gouvernement ou s’expliquer. On est loin d’une communication institutionnelle qui respecte le citoyen. Après le limogeage imprévisible de Tebboune et le retour d’Ouyahia, l’enfant du système, Tebboune a été censuré autant par la télévision officielle que par la controversée télévision Ennahar (de statut privé, mais assurant, de fait, un appui médiatique, au pouvoir ou à certains de ses appareils). Par quels processus institutionnels s’est prise cette importante décision ? Sachant pertinemment que le programme de Tebboune a été adopté par l’Assemblée Populaire Nationale, avant qu’il n’engage sa réalisation. Quand Ouyahia procèdera de la même manière, une simple procédure de forme dirons-nous, le pouvoir nous montrera que ce sont des institutions formelles, avec des prérogatives, une mission, mais sans pouvoir réel de décision. Est-ce qu’on peut tirer la conclusion que le principal centre de décision de l’Etat n’a pas de vision stratégique et qu’il risque, en l’absence d’un président qui ne possède pas toutes ses fonctionnalités, de perdre la centralité de l’Etat, si ce n’est les luttes stériles de clans, avec toutes leurs conséquences pour la viabilité des projets économiques, et surtout la marginalisation de capitaines d’industrie ou le limogeage de cadres compétents qui ont fait leurs preuves sur le terrain, à l’exemple de l’ex-PDG du groupe pharmaceutique Saidal ?
« Choisir entre le pouvoir ou l’argent »
Le mot d’ordre lancé par Tebboune qui affirmait qu’il fallait « choisir entre le pouvoir ou l’argent » a pris corps dans les espaces médiatiques, la jeunesse, les cadres de l’Etat etc. Les réseaux sociaux ont cristallisé ce mot d’ordre, juste et patriotique, dans un large mouvement d’opinion, comme un contre-pouvoir. Par le passé, certains cadres de l’Etat, des enquêtes de la presse ou conclusions de la Cour des comptes et même des ministres ont déjà dénoncé des pratiques contraires aux intérêts de l’économie nationale. On se rappelle des propos de l’ex-ministre du Commerce, Bakhti Belaib dénonçant les lobbies, dans l’importation des voitures. La mesure de changement brutal de Tebboune est très significative et explique, outre l’instabilité dans les hauts centres décisionnels du pouvoir, la nature du pouvoir, dominé par les couches parasitaires et le poids des importateurs. Malgré le peu de visibilité, la leçon à tirer est qu’il existe aussi d’autres forces et personnalités, qui expriment un potentiel patriotique, toujours prêtes à agir, ou à s’allier, dans des processus de changement, et donc d’autres options sur la solution de la crise politique avec ses différents scénarios.
Tebboune, il faut le souligner, est devenu, au-delà de sa personne, presque populaire et a créé de l’espoir parce que, tout simplement, il s’est attaqué à ce que Boudiaf appelait la mafia politico-financière. Ce que retient la société, c’est que Tebboune a osé prendre le risque de s’attaquer, frontalement, aux symboles représentatifs du système. Ce sont donc, en dernière analyse, les orientations politiques qui déclarent restaurer la moralité de l’Etat républicain, comme inscrit dans la constitution algérienne, qui ont déclenché ce déclic et adhésion populaire. Il faut, à mon sens, retenir de ce cours passage de Tebboune (moins de 03 mois), comme Premier ministre, que dans la société (comme représentation), le principal danger pour l’Etat algérien (et la cause de tous ses malheurs), ce sont les couches parasitaires, les affairistes et ces milliers d’importateurs improductifs, proches des centres des décisions et représentants de l’aile néolibérale. La mesure, donc, de remplacement de Tebboune ne peut être perçue que comme impopulaire, puisqu’elle s’est attaquée à l’Espoir généré par Tebboune.
Ces évènements et leur impact dans la société, rappellent, deux faits antérieurs, contradictoires, concernant la dynamique de changement dans la société : la tentative de contre-révolution du FIS, populiste et aventurière (« c’est la seule force qui a osé s’attaquer au pouvoir », disaient les gens dépourvus de conscience critique) et Boudiaf, le révolutionnaire assassiné, qui a su, en quelques mois, raviver la flamme de l’espoir et créer la mobilisation, dans la société et la jeunesse. Si on aborde la courte expérience de Tebboune, il y a un point commun avec Boudiaf (au-delà de la différence de parcours) et certaines interrogations : est-ce un problème de sous-estimation des forces adverses dans l’Etat ? Peut-être qu’il n’a pas su utiliser une tactique appropriée ? Ou que ce sont des incohérences dans la « direction politique » de l’Etat actuel. Puisqu’on peut même émettre l’hypothèse de l’existence d’une équipe informelle, de fait, qui gère l’institution présidentielle, étant donné l’impossibilité d’assumer un suivi permanent de l’importante charge présidentielle par Bouteflika, du fait de son AVC, et qui fonctionne aussi avec des contradictions.
2019 en perspective
L’axe de toutes ces évolutions et luttes entre les différents centres de décisions, il faut le souligner, s’articule sur une toile de fond, la principale des urgences : les prochaines présidentielles. Entre ceux qui espèrent un changement et des mesures de rupture (même intermédiaires), dans la perspective d’un Etat de droit et les autres forces du front néolibéral qui résistent, préparent des coups, attaquent par étape, préparent l’opinion publique, par médias interposés, à des mesures libérales et anti-sociales, pour préserver leurs intérêts et privilèges (j’allais dire de classe) et positions dans les différentes structures du pouvoir (l’Etat républicain reste à construire) et projettent, même, du fait de la perception du poids (économique et politique) qu’ils représentent, de reconfigurer le système d’état (une nouvelle classe politique et des institutions) par rapport à leurs intérêts.
Enfin, si Ouyahia a été placé dans la position de premier ministre, c’est, certainement, pour le mettre au service du prochain mandat stratégique pour le clan présidentiel, pour le « ligoter » aussi et qu’il ne soit pas un éventuel candidat potentiel. Sa désignation s’inscrit donc dans les luttes de clans et compromis pour la préparation des prochaines et stressantes élections présidentielles. Dans le même ordre d’idées, on ne peut omettre de souligner, la liquidation de l’ex-ministre des affaires étrangères, Ramtane Lamamra, une grande personnalité patriotique, parce que potentiellement présidentiable. Dans la première partie de ce scénario machiavélique, dans un drôle de remaniement ministériel où le gouvernement, pour la première fois de son histoire, s’est retrouvé avec deux ministères des Affaires étrangères, on l’a opposé à un autre patriote, Abdelkader Messahel, l’actuel ministre des Affaires étrangères.
(A suivre)
Mustapha Ghobrini, universitaire
La fraude électorale ne donne pas de légitimité . La légitimité est celle que donne le peuple dans sa liberté de choisir sans contraintes , sans aliénation, sans détournement des moyens de l'Etat appartenant au peuple tout entier ,sans fausse propagande ni sublimation d'images par les mass-médias appartenant à égalité de chances au peuple tout entier. N'est-ce pas M. Bensalah?
Seul une APN consciente mais surtout legitime peut redresser la situation, c.a.d. remettre la joomlookia sur la voie de la republikia, en 1er lieu, avant de penser a produire de l'energie moteure, c.a.d pour la faire bouger. Pour qu'une telle APN voit le jour, il faut une liberte' absolue des regions que les membres de cette apn soit-disant representent, mais aussi un context qui guarantisse cette liberte', des populations concerne'es, de gommer et degommer, quelconque representation, c.a.d. une constitution et des institutions securitaires propres mais surtout INCONDITIONNELLEMENT SOUVERAINES, ne serait-ce par contrat. Ainsi, il sera possible d'imaginer les membres de cette assemble'e, aller a Alger et dire NIET, a toutes les manoeuvres que vous etalez. SANS CETTE VOLONTE' INDEPENDENTE DE FORMER UNE REPUBLIQUE, vous ne faites que HALLALISER un VIOL, a la methode Moh d'autrefois, que je suis fatigue' de qualifier.
Il suffit pour cela que les khorottos se posent 2 questions:
Suis-je de descendance khoroticienne? La reponse est donne'e par le GENOME et lhistoire Universelle du monde: NIET. Que suis-je dans la grande echelle Humaine? La reponse est: Par Ibrahimien, notre grand-pere fondateur est ATLASiens, du meme nom que les terres qui nous nourrissent. Les restes/traces de ce que fut notre Peuple et civilisation sont aux Iles Canaris, connues comme GUANCHEs.
Les Guanche's, Atlasso-Atlantiens, ont-il un systeme civilisationnel complet, comme fondation d'une culture et civilisation capable de fonctionnement en temps modernes? La reponse est: Oui. Les grains existent et il n'y a qu'a se lever tot, relever les manches et aller travailler.
Bref, tandis que mouh-de-labas vas (tot le matin) a la chasse, Atlas, prend sa terre sur les epaules et la labour.
Les outils: Les notres(Atlassiens) sont vieux, certes, et il nous faut d'autres. On peut en louer/empreinter, des meilleurs, tout en modernisant les notres. La caisse a outils s'appele LA CULTURE, AVEC A SA BASE LA LANGUE ET L'ORGANISATION SOCIALE, LES COUTUMES ET TRADITIONS, AINSI QUE LA GOUVERNANCE QUI EN SONT ISSUES.
cROYEZ-MOI, CE N'EST PAS LA MER A BOIRE.
Mais vous parlez de quoi, un charabia tout cela et ces analyses ronflantes universitaires , la réalité Tebboune n'aura rien changer et ses déclarations étaient des leurres, puis au service deGaid Salah et de la France il n'a eu que ce que mérite tout responsable officiel en intelligence avec puissance étrangère.
Mettons les pieds dans le plat, et avaler votre salive/ tEBBOUNE EST EN RESIDENCE ASSIGNNEE EN CES HEURES AVEC TOUTE L'EQUIPE QUI L'A
A ACCOMPAGNÉE (EN VACANCES EN FRANCE OU LA SOI DISANTE mOLDAVIE) ET SONT sous controle Judiciaire et Bof d'autre suivront bientôt ? Bravo Gaid Salah tu es dans la merde et on sait ce qu'on dit ici, il voulait absolument le pouvoir et cela depuis que Zeroual a été choisi en 1994 chef d'état après la fuite de Bouteflika en Suisse, notre sergent Garcia s’est exclamée auprès de ses pairs "et pourquoi pas moi…?" enregistrée en pleine levée de la fin de cette réunion désignant Zeroual alors chef d'état.
yA KHOUYA cHAOUIAS DE bATNA HABLOU FAITES NOUS UNE ANALYSE haouisla dessus et les folies des pouvoirs des ? CAR ON EST EN TRAIN d'AFFÛTER LES LAMES POUR LA NUIT DES LONGS COUTEAUX chez les parvenus du sommet….Message reçu j'espère et tentez vos sources pour confirmer nos "racontars" hein, et pourtant c'est la vérité et ce qui se passe en ces heures Gaid Salah doit partir à la retraite de gré ou de force , un sergent comploteur pas plus.
sincèrement en quoi des K D S auront ils un changement à amener?
Pire si le scénario des C D S (Chaouis de service) se serait concrétisé , alors là, les kabyles seront en pleines infamies que celles de Houari Boumediene.
Excusez moi votre article frise le délire post universitaire avec tous mes respects pour vos opinions.
"Le handicap du président Bouteflika est vécu comme un handicap dans le fonctionnement de toutes les institutions et particulièrement de la présidence." cela est vrai et réel, mais pourquoi cela perdure au niveau de tous ces hommes dits forts comme Gaid Salah et son petit clan?
Usure et ceuillir facilement le pouvoir par un coup d'état à blanc, erreur ils ont touchés au D R S et Toufik, l'armée n'est rien sans le DRS et Bouteflika est devenu seul et nu face aux Taggarins.
La preuve et récemment Bouteflika dans sa maladie a failli trépasserr et l'alerte était rouge au sommet, et bien c'est le rappel de Mediene discrètement qui a remis de l'ordre et beaucoup de généraux étaient présents, rrésultats: Gaid Salah a constaté de visu que Toufik avait encore la plus grande influence au sein de l'armée, solution Gaid Salah doit partir rapidement en retraite, quand au Tebboune que vous ne semblez pas connaitre et les autres ce ne sont que des larbins marionnettes, inutile de poursuivre vous constaterez tout cela prochainement, avec tous mes rrespects pour vos opinions, à réactualiser certainement si vous avez des sources d'informations.
Durant les années 90 de la terreur, la france organisa un embargo immonde contre l'algérie qui subissait la horde de la terreur internationale,
cet embargo des français était un soutien clair et criminel à la terreur et les massacres que vivaient les algériens,
avec l’embellie des prix des hydrocarbures, la france bénéficia de la rente pétrolière algérienne,
les français premiers soutiens de la terreur contre l'algérie sont devenus dés 1999 le premier fournisseur de l'algérie tous produits confondus,
Un Etat de droit en algérie signifiera que la france perdra ses 70% de la rente pétrolière de l'algérie,
les traitres restent des traites ils se retourneront contre la france qui subira la terreur qu' elle a lancée contre l'algérie, la tunisie, la libye, et la syrie,
en birmanie les Rohingyas se font massacrés chaque jour et ni la france ni le royaume uni n'interviennent pour stopper le massacre de cette ethnie pour quoi? parce que la birmanie est un pays à rente pétrolière qui n'a pas besoin d'un état de droit, et le banquier de l'élysée ne peut aller contre sa propre nature et se fâcher avec les riches même s'ils sont des pourvoyeurs de stupéfiants,
si assad avait offert sa rente aux français, aux anglais et aux qataris il ne serait pas un dictateur mais un pragmatique comme ceux au pouvoir en birmanie,
à oziris
la France un responsable bien commode des maux de l Algérie.
qu'attend la puissante armée algérienne pour envoyer des troupes en Birmanie?
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J’aime beaucoup votre site, Je vous souhaite du succès
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