Après les pub de Bouteflika, celles de Dahou Ould Kablia

Ould Kablia avertit les gardes communaux: "Vos revendications sont illégales"
Ould Kablia avertit les gardes communaux: "Vos revendications sont illégales"

Incapable de communiquer franchement, le pouvoir découvre la poule aux oeufs d'or: s'acheter de la pub pour asséner ses vérités. Après les placards "Bouteflika" dans la presse mondiale, c'est au tour de Dahou Ould Kablia d'acheter ses espaces pour répondre aux gardes communaux qui ne décolèrent pas.

Quoi de mieux pour asséner ses vérités que d’acheter des espaces publicitaires. Après Bouteflika qui à défaut de bilan en ce cinquantenaire de l’indépendance du 5 juillet 62, réserve des placards publicitaires pour se glorifier,  c’est autour de Dahou Ould Kablia de faire de même à un niveau local pour  faire passer ses "vérités", "pour contrecarrer ce qu’il considère une campagne de désinformation à son égard et à l’égard de son département", écrit dans son édition d’aujourd’hui le journal électronique TSA.

Les espaces publicitaires de la presse, hormis l’infirmation gratuite de l’APS, deviennent ainsi des moyens de pressions et de répressions qui, en plus d’être "illégaux" de par leur nature politique tendancieuse, deviennent pour le pouvoir algérien, un outil de communication moderne.

En effet, aujourd’hui dans plusieurs journaux algériens, le communiqué adressé aux gardes communaux en priorité est, en plus des commentaires de presse, étalé sur toutes les colonnes, et bien mis en gras. Pourquoi cette opération de communication ? se demande TSA : "Parce que les gardes communaux qui ont manifesté le 9 juillet dernier et continuent de manifester ne croient pas le ministère de l’Intérieur qu’ils traitent à peine de menteur." Ainsi, incapable de communiquer franchement, le pouvoir de Bouteflika use et abuse d’un moyen qu’il détient par ailleurs comme un levier de pressions sur les journaux qu’il n’arrive pas à mettre au pas : la publicité.

R.N avec TSA

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Commentaires (2) | Réagir ?

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ali Foughali

Le début de la fin

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Yen Yen

Je me demande si les ministres algériens possèdent un minimum de dignité. Ils sont détestés par leur peuple et, par toutes les capitaux occidentaux.

C'est des voyous. la première fois ou l' Algérie à connu un homme depuis son indépendance porte le nom de Mohamed Boudiaf.

Le reste c'est de la racaille. D'ailleurs le président sortant à bien trouver un joli mot qui s'applique facilement aux élites algériennes.