Le Front des forces socialistes (FFS) : l'appel de Bouzeguène

Hocine Aït Ahmed, président du Front des forces socialistes.
Hocine Aït Ahmed, président du Front des forces socialistes.

Des militants et cadres du Front des forces socialistes se sont réunis à Bouzeguène pour étudier la situation de crise que vit leur parti. Communiqué

Notre parti  traverse une crise majeure. Elle se traduit par une dérive dangereuse dans ses principes, ses fondements et ses valeurs. Les militants sont inquiets et se posent légitimement des questions. Où va le FFS ? Pourquoi  tant de silences ? Qu’attend la direction nationale pour convoquer l’instance nationale habilitée à évaluer la situation du parti ?

Comment a-t-on osé remercier le conseil constitutionnel pour avoir attribué un quota  de sièges supplémentaires au parti ? Paradoxalement, au lieu d’apporter des réponses à ces attentes, la direction nationale fait dans l’intox, l’intimidation, le chantage, la corruption et la menace de sanctions.

Cette attitude violente et répréhensible concourt à l’éclatement du parti. Elle est à contre sens de l’une des principales recommandations du président du parti régentée  sur le rassemblement des énergies.

Bien entendu, ce rassemblement constitue en soi un projet politique et doit obéir à une éthique de débats, une adhésion aux principes fondateurs  du parti et à un partage de responsabilités, il ne s’agit  ni d’une auberge espagnole ni de l’exercice de discipline autoritariste.

Une œuvre ardue mais réalisable. Animés d’une volonté collective, farouche et assumée en faveur de l’aboutissement de ce rassemblement des énergies, nous militants de la fédération de Tizi-Ouzou réunis à Bouzeguene lançons un appel à toutes celles et ceux restés fidèles et  attachés aux principes fondateurs du FFS, jaloux de son autonomie à faire l’effort politique pour la concrétisation de cet objectif.

Transcender les subjectivités et les faux clivages constitue un acte politique responsable. La priorité des priorités réside aujourd’hui dans la restitution de notre cher parti FFS aux militants et à la société. N’avons-nous pas inscrit dans nos textes  que la raison d’être et la mission historique du FFS sont : "l’instauration de la paix, la justice, la démocratie, la tolérance et l’enracinement des droits de l’homme".

Nous militants du FFS, ancrés dans ses valeurs, condamnons fermement les mesures et sanctions arbitraires et réfutons la conduite impérieuse de la gestion des affaires  du parti menée par l’actuelle direction.

Bouzeguène, le 1er juin 2012

Vive l’Algérie
Vive la démocratie
Vive le FFS

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Commentaires (3) | Réagir ?

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hachem touabi

Bouzeguéne pour ceux qui l’ignorent est une daïra sise à 70 kms à l’est de la ville de Tizi ouzou. Une daïra très pauvre qui peut porter sans complexe un nom ironique ‘D’ouara’. Un tube digestif pour la traduction. Cela étant la forme. Dans le fond, elle abrite des hommes talentueux et qui n’activent pas forcément. Pour rappel, la fameuse plate forme d’Elkseur était arrivée à maturité dans cette commune, née peut être à Fréha, réétudiée à Iloula Umalou, renvoyée à El kseur et ensevelie à larbaa N’ath Iraten! Il est donc cartésien voire de droit de dire que les villageois de cette région peuvent faire naitre quelque chose de beau : La jonction des forces entre les marabouts du FFS, le RCD et le MAK…bon vent et Chrétiennement votre.

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ranaferhanine bezafbezaf

Vive l autonomie de la kabylie.

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amaru

Vive l’autorité.