Samir Bouakouir : "Ma suspension est un non-événement"

Samir Bouakouir, militant du FFS.
Samir Bouakouir, militant du FFS.

Dans un communiqué, Samir Bouakouir, cadre du FFS, répond à Ali Laskri, premier secrétaire du FFS qui avait décidé sa suspension en sa qualité de représentant du parti à l’étranger.

"Pour seule réponse à l'appel pour un rassemblement des cadres et des militants et à l'instauration d'un vrai débat démocratique sur la stratégie politique du FFS, la direction nationale a procédé à la suspension d'un ancien premier secrétaire et m'a demis de mes fonctions de représentant du FFS à l'étranger", observe Bouakouir. Cependant il ajoute que le concernant "il s'agit d'un non événement puisque je n'exerce plus, de fait, cette fonction étant rentré définitivement en Algérie". Tout en précisant qu'il restait militant du FFS, "jusqu'à nouvel ordre".

"Logiques d'appareils"

Dans ce communiqué, l'ancien candidat revient sur l'origine du clash : "Ma divergence avec l'actuelle direction est d'ordre politique, et uniquement d'ordre politique". Puis ajoute : "Même si je considère que les revendications de la base militante pour un fonctionnement démocratique à l'intérieur des structures du parti sont totalement légitimes. Je refuse de m'inscrire dans une confrontation organique à l'intérieur du parti. Les logiques d'appareils, et les batailles pour le contrôle du pouvoir à l'intérieur du FFS, et plus largement  dans les autres partis, sont politiquement stériles dans un contexte général de privation des libertés fondamentales".

On se rappelle que Samir Bouakouir avait pris une position qui tranchait avec les mots d'ordre du parti concernant le déroulement et les résultats de l'élection législative. Alors que Bouakouir a dénoncé la fraude, la direction du parti s'est murée dans le silence. Cette dénonciation n'a pas plu au président du parti, Hocine Aït Ahmed qui s'est fendu d'une lettre comminatoire. Aït Ahmed a appelé la direction à prendre des "sanctions exemplaires". Ce après quoi, Ali Laskri a décidé de suspendre Samir Bouakouir et Karim Tabbou. Pourtant Samir Bouakouir reste convaincu que sa position est la bonne, dénuée d'une volonté de nuire au parti. "Mon unique objectif est de susciter le débat le plus large, et sans aucune exclusive, sur les orientations politiques de l'actuelle direction du FFS que je considère comme une grave dérive. C'est pourquoi, j'ai appelé à la tenue d'une conférence des cadres et des militants".

"En revanche, conclut Bouakouir, je refuse que ma démarche politique de rassemblement serve de prétexte à ceux qui veulent régler des comptes internes et par conséquent nuire au FFS ou de servir les intérêts de ceux qui veulent porter un coup fatal à la cohésion nationale.Si j'avais le sentiment que mon action constituerait un facteur d'implosion du parti, je la cesserai immédiatement".

Yacine K.

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Commentaires (4) | Réagir ?

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sami sahnoun

Thanks for the article

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Zak Akrour

Ait Boycot a perdu la raison, la veillesse oblige. Les produits chimiques donnent l'alzheimer très tôt surtout en Occident. Il doit consulter un bon psychiatre. Il y en a un bon tout indiqué: Said Sadi. Maintenant que ce dernier est guérri, après avoir subi les atrocités de l'APN dieu merci, il doit soigner Da Lho.

Quel Bled!

Zak

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