50 ans de l’Indépendance de l’Algérie : quand l’Empire contre-attaque…

Pas question de remuer le couteau dans la plaie pour Paris et Alger. Ici les harkis.
Pas question de remuer le couteau dans la plaie pour Paris et Alger. Ici les harkis.

La France semble plus concernée par le Cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie que ne l'est le pouvoir algérien.

Depuis l'investiture de Bouteflika, il a abandonné la ferveur commémorative des dates symboliques de son Histoire contemporaine... A cinq mois du Cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, l’Etat français multiplie des initiatives parlementaires par des propositions de lois ayant un rapport avec la guerre d’Algérie, tient des discours de prévenance à l’égard d’Alger sur les dérives éventuelles que les festivités de ce demi-siècle d’indépendance porteraient sur les relations algéro-françaises minées par ce vieux contentieux historique, dépêche des émissaires de premier rang à Alger et réactive sur le plan médiatique, une série de témoignages sur le drame vécu par les pieds-noirs et les harkis l’été 1962.

Autant de faits avérés par lesquels la France entend mettre sa griffe historique de l’ancien Empire colonial et de l’Etat de la Vème république de Nicolas Sarkozy sur la mémoire de cet événement sur lequel l’Etat algérien, le principal concerné, n’a pas dit mot, en tout cas ne semble pas manifester un intérêt quelconque à cet évènement qui le concerne, pourtant, de premier chef. De fait, le rapport de force dans la "guerre des mémoires" s’est-il inversé au profit cette fois d’une France qui semble décidée à court-circuiter Alger, à neutraliser ses revendications officielles sur la reconnaissance de ses crimes de guerre, la réparation de la mémoire et, ainsi, prendre l’initiative d’inscrire ce Cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie hors de ce "contentieux historique" ravivé, exploité par les uns et les autres à des fins électoralistes.

R. M.

Lire la suite ici : http://www.freealgerie.com/debat-du-jour/268-le-cinquantenaire-de-lindependance-de-lalgerie-quand-lempire-contre-attaque.html

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Commentaires (3) | Réagir ?

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Nassima Chaouech

Les grands harkis qui gouvernent l'Algérie 1962 étaient autrefois discrets, ils sont devenus plus démonstratifs ils affichent sans gêne leur positions anti-algériennes. Qui est Bouteflika, Boumediene, Ben Bella ? Que de valets serviteurs de la France? Ils ont exterminé les pionniers du nationalisme algérien par la liquidation, l'exclusion ou la marginalisation, ce sont eux les grands harkis qui ont chassé les petits harkis en métropole..... n'est-ce pas Boumediene qui a dit à Zbiri, nous avons une tarte qu'on doit bien la partager entre nous.

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mstfa yazid

Je crois que du côté régime algérien, la barre a été mise trop haut pour être atteinte et utilisée en pareille circonstance !

La principale chambre d'écho du régime : M. Belkhadem et le jeu félon de Ouyahia qui, selon des cercles, est l'initiateur du fameux projet de loi sur la colonisation, ont cherché et obtenu l'instauration d'un "desequilibre de la "terreur" entre l'Algérie et la France (au profit de la France) à propos de leur histoire commune. Belkhadem, cueillant la balle dans l'air, a foncé, tête baissée, dans ce piège tendu à la sérénité des relations algero-française. Ouyahia dont la raison d'être depuis trois ans déjà est de mener la vie difficile à la Présidence à chaque fois où ses "commanditaires" le veulent, a laissé la situation suffisamment pourrir pour échauder les français..... puis a repris le relais en envoyant le projet de loi vengeur aux callendes grecques... manifestant ainsi sa "loyauté et sa fidélité" à la France et donnant aussi un échantillon de sa capacité de nuisance dans le cas où les français auraient un autre candidat pour la succession (prochaine ?) de Mr Bouteflika.

Malgré son aspect burlesque, cette histoire permet quelques enseignements :

-le parlement algérien, qui était le théâtre de cette fumisterie, ne sort pas indemne : pour ceux qui doutaient encore sur son inutilité et sur suivisme, il a donné la preuve par quatre que comme toujours il s'est fait mener en bateau par le FLN et directement sur les récifs par Ouyahia.

-Ouyahia, qui par ses diatribes enflammées sur le nationalisme, la main et l'ennemi de l'étranger, n'a pas fait de la dentelle : le croque en jambe qu'il a fait à son associé, le FLN, semble avoir produit une invalidité interne permanente qui est actuellement en train de mettre sa survie en jeu

-le président Bouteflika semble avoir été plus victime de ces tartufferies.... à ce titre, lui aussi, ne sort pas indemne : lui qui s'est présenté comme le "sauveur" de l'Algérie, apparait maintenant comme un leste dangereux que tous veulent faire disparaitre.

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