Oran : deux enfants décédés dans une cave

Un quartier d'Oran.
Un quartier d'Oran.

Deux enfants d’une famille composée de sept personnes ont trouvé la mort avant-hier dans une cave d’un immeuble menaçant ruine, situé au niveau du de la rue Sari Mohammed, du quartier de Monte-Carlo. Il a été découvert que le père Slibat Houari, âgé de 42 ans, son épouse Samira, âgée de 30 ans, étaient dans un état comateux et leurs enfants : Meriem, âgée de six mois et Amine âgé de neuf ans, étaient déjà morts.

Les seuls rescapés découverts par les éléments de la protection civile étaient leurs enfants Ali, âgé de onze ans et sa grand-mère découverts dans la cuisine ainsi que leurs deux autres enfants Halima et El Hadj. Cet étonnant scénario a été remonté en ce début d’année par les éléments des services de la sûreté et leurs homologues de la protection civile. Selon le témoignage des riverains, la famille Slibat, en quête d'un toit, a élu domicile dans une cave de cet immeuble menaçant ruine et inhabité. Elle a été victime d’une décision d’expulsion à l’instar de 19 autres familles et n’a pas trouvé mieux que d’occuper cette cave sachant que le père de cette famille est un enseignant. En outre, il faut noter que les deux enfants ont trouvé la mort jeudi dernier et découverts uniquement avant-hier soir.

Les premiers éléments de l’enquête ont révéléc que ces deux dernières personnes ont été évacuées vers les urgences de l’hôpital d’Oran. Par ailleurs, il faut noter que plusieurs lectures ont été faites à cet état de fait : il y a ceux qui ont évoqué un suicide collectif, en attendant les conclusions du médecin légiste. Enfin, nous avons appris que l’état de santé de la mère s’est amélioré, à l’inverse de celui du père toujours dans un état jugé grave.

Medjadji H.

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Commentaires (1) | Réagir ?

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Notproud

Combien de fFamilles sont dans la précarité total ? Je pense que cette malheureuse famille n'est pas la seule à souffrir jusqu'à la mort, elles sont des milliers de familles dans ces conditions, je comprends ceux qui essaient de fuir sur des radeaux de fortune vers des terres plus clémentes, mais de nos jours des terres clémentes n'existe plus, ce n’est qu’un leurre !

C'est aussi une sonnette d'alarme pour les futures générations : on ne peut plus se permettre de faire entre 7 et 10 enfants, on ne peut plus les nourrirent ni en prendre soins ; c’est d’autant plus dramatique. Ce n’est pas possible, ce n’est plus possible. Les mentalités en le devoir de changer, les conséquences sont là et elles sont désastreuses comme en le constate à travers ce tragique fait divers.

La prospérité en l’a perdu après le 5 juillet 1962 !

Paix à leurs âmes