Le câble de WikiLeaks qui n’a été publié nulle part en Algérie : la corruption va jusqu’aux frères de Bouteflika

Le câble de WikiLeaks qui n’a été publié nulle part en Algérie : la corruption va jusqu’aux frères de Bouteflika

«Les frères du président Abdelaziz Boutflika, Saïd et Abdelghani Bouteflika, sont de véritables rapaces» C’est ce qu’on lit dans le dernier câble de WikiLeaks daté du 16 décembre 2010, dévoilé hier soir par le quotidien espagnol El Pais, et qui a curieusement été «ignoré» en Algérie.

Tout est parti d’une confidence, le 25 Janvier 2008, de Bernard Bajolet, ambassadeur de la France en Algérie (2006-2008), à son homologue et ami des USA, Robert Ford, avec lequel il est très lié depuis une expérience commune à Bagdad. «La corruption a atteint le sommet le plus haut, en Algérie, et va jusqu'aux frères de Bouteflika. Elle touche désormais de nouveaux pics jamais atteints dans la hiérarchie du pouvoir et interfère avec le développement économique qu’elle menace désormais".

Ford et Bajolet ont évoqué la publication, dans le journal El Khabar, en septembre 2007, d'un article sur le scandale Khalifa dans lequel étaient impliqué deux (Said et Abdelghani) des trois frères de Buteflika et ont conclu que cette parution n’aurait pu se faire «sans la promesse de protection (...) du service d'intelligence algérien ". Si les deux frères sont «authentiques rapaces», les ambassades à Alger ne croient pas, par contre, que le président est «spécialement corrompu».

Télécharger le document Wikileaks

Plus d'articles de : Actualité

Commentaires (30) | Réagir ?

avatar
IRIS SAMY

Pour être plus complet voici la suite du Malien DESERTEUR, EL MALI. Un vrai imposteur, voleur.

Né le 2 mars 1937, Abdelaziz Bouteflika milite très tôt pour la cause nationale ; il achève ses études secondaires quand il rejoint L’armée de Libération Nationale (ALN) en 1956.

Il est chargé d’une double mission de contrôleur général de la wilaya V en 1957 et 1958. Officier en zone 4 et en zone 7 de la Wilaya V, il est ensuite attaché au PC de la wilaya V, puis, successivement, au PC du «COM Ouest», au PC de l’état- major «Ouest» et au PC de l’état- major général de l’ALN. En 1960, le Commandant Abdelaziz Bouteflika est affecté aux frontières méridionales du pays pour commander le «front du Mali » dont la création entrait dans le cadre des mesures visant à faire échec aux entreprises de division du pays de la part de la puissance coloniale; ce qui lui vaudra le nom de guerre de Si Abdelkader El Mali.

L’auteur, Mohamed Benchicou, journaliste et directeur du quotidien Le Matin, soumis, depuis plusieurs mois à un harassant harcèlement judiciaire, s’est interdit, écrivant, la « démesure » d’un coup de gueule. Il a « fouiné », re-convoqué l’histoire dans ce qu’elle a consigné comme témoignages véraces pour faire s’écrouler, irrésistiblement, l’icône - une illusion - que Bouteflika a ou s’est fait, jusque-là, habillement ériger. Le Larousse aurait dû, avant que n’écrive Benchicou, s’enrichir d’un vocable plus fort que « imposture » pour illustrer, dans son exacte acceptation, la préoccupation, maladive chez Bouteflika, à continuellement usurper tout, y compris à se fabriquer une notoriété de bravoure révolutionnaire quand, en vérité, son apport à la guerre de libération n’était que successifs manquements aux engagements. « Curieusement, les historiques seront les premiers à douter du passé guerrier de Bouteflika. A l’évocation, ils se trouvent même un accent méprisant. « Le commandant Abdelkader est une invention, tout comme la légende d’« Abdelkader El Mali ». « L’itinéraire de Bouteflika au maquis se résume à deux désertions dont on n’a jamais voulu parler », écrit Benchicou, reprenant le commandant Azzedine (p. 60).

Bouteflika, une imposture Algérienne de Benchicou

« Bouteflika, une imposture algérienne ». Voilà un livre, effort intellectuel abouti, une exploration approfondie mais aussi et surtout lucide, qui disperse cette sorte d’encre de seiche dont Bouteflika s’entoure soigneusement et constamment pour ne pas avoir à apparaître et, donc, s’assumer dans sa véritable dimension.

dimanche 15 février 2004.

L’auteur, Mohamed Benchicou, journaliste et directeur du quotidien Le Matin, soumis, depuis plusieurs mois à un harassant harcèlement judiciaire, s’est interdit, écrivant, la « démesure » d’un coup de gueule. Il a « fouiné », re-convoqué l’histoire dans ce qu’elle a consigné comme témoignages véraces pour faire s’écrouler, irrésistiblement, l’icône - une illusion - que Bouteflika a ou s’est fait, jusque-là, habillement ériger. Le Larousse aurait dû, avant que n’écrive Benchicou, s’enrichir d’un vocable plus fort que « imposture » pour illustrer, dans son exacte acceptation, la préoccupation, maladive chez Bouteflika, à continuellement usurper tout, y compris à se fabriquer une notoriété de bravoure révolutionnaire quand, en vérité, son apport à la guerre de libération n’était que successifs manquements aux engagements. « Curieusement, les historiques seront les premiers à douter du passé guerrier de Bouteflika. A l’évocation, ils se trouvent même un accent méprisant. « Le commandant Abdelkader est une invention, tout comme la légende d’« Abdelkader El Mali ». « L’itinéraire de Bouteflika au maquis se résume à deux désertions dont on n’a jamais voulu parler », écrit Benchicou, reprenant le commandant Azzedine (p. 60).

La seule fonction retenue de Bouteflika durant la guerre de libération est celle de contrôleur au niveau de la wilaya V. « La fonction de contrôleur était propre à la wilaya V, explique le commandant Azzedine. C’était la seule wilaya dont la direction était installée au Maroc et qui, de ce fait, avait besoin d’agents d’inspection et de sensibilisation pour s’informer des troupes activant en Algérie ou aux frontières. » C’était entre 1957 et 1958. « Cette période fut la seule dont on peut dire qu’elle fut celle du maquis pour Bouteflika », témoigne, de son coté, Cherif Belkacem. Bouteflika n’avait que le grade de capitaine. Il ne sera décoré commandant que grâce à la « générosité » de Boumediene. Un grade de complaisance, en somme. « Bouteflika n’est devenu le commandant Si Abdelkader qu’au printemps 1962, à trois mois de l’indépendance. Rien ne l’y disposait, sauf Boumediene qui l’aurait imposé. »

« Azzedine mettra quarante-deux ans pour avoir la clé de l’énigme de la bouche d’un ami intime de Bouteflika : le fugueur vivait à Tanger, où il avait une relation sentimentale. » Deux fugues de suite, donc. Ceci, pour le passé. Revenu aux affaires en 1999, Bouteflika continuera à projeter une image de sa personne sous un prisme totalement déformant. A commencer par ce qu’il a cultivé comme image d’opposant à Chadli Bendjedid. Il n’a jamais été proche de Chadli comme durant son émigration à l’étranger. Il s’intéressa même à une des filles Bourokba (la belle-famille de Chadli) dont il apprit qu’elle était encore célibataire. « Il me chargea d’en savoir plus sur la demoiselle et je crois qu’il prévoyait de sérieusement faire alliance avec les Bourokba en y prenant femme », écrit Benchicou, citant Dehbi. Bouteflika se mariera, sans que personne ne le sache, en 1990. Bouteflika se maria un vendredi d’août 1990 dans un appartement de la rue Duc -des- Cars, à Alger. Il épousa Amal Triki, fille du diplomate Yahia Triki, alors premier conseiller à l’ambassade d’Algérie au Caire » (lire les détails de ce mariage en extraits). Benchicou, qui a plongé au-delà des apparences trompeuses de Bouteflika, nous éclaire aussi sur ce neveu « disparu du président ».

« Ce neveu disparu rendu célèbre par le président est en vérité le fils du demi-frère de Bouteflika, Mohamed. Ce dernier, né d’un premier mariage de la mère de Bouteflika, n’a jamais été accepté par la fratrie, qui l’a déshérité. Mohamed décédera sans que l’injustice ne fut réparée, et c’est en venant à Alger pour en savoir plus sur l’affaire que son fils, le fameux ‘neveu disparu’ de Bouteflika, trouvera la mort. De mauvaises langues de militaires aigris suggèrent d’orienter les recherches vers le jardin de la villa familiale des Bouteflika, à Sidi Fredj

avatar
IRIS SAMY

Corruption : l’Algérie, mauvais élève du classement Transparency international

Le rapport annuel de l’ONG le classe à la 92ème place

mercredi 24 septembre 2008 /Une mauvaise note : 3, 2 sur 10. Une mauvaise place : 92ème sur 182 pays. Au classement général des pays les plus corrompus de la planète, l’Algérie fait toujours mauvaise figure. Le pays traîne toujours le pas dans la lutte contre la corruption. Une réalité qui lui vaut une place peu honorable dans un classement où plusieurs pays d’Afrique se trouvent au bas de l’échelle.

notre correspondant en Algérie

L’ONG Transparency International positionne l’Algérie à la 92ème place dans son classement annuel sur la corruption. Avec une note de 3, 2 sur 10, l’Algérie reste à la traîne, même dans le monde arabe où elle occupe la 10ème position sur 18 pays arabes classés, derrière la Tunisie, 62ème (4, 4/10, en recul d’une place par rapport à 2007) et le Maroc, 80ème (3, 5/10, en recul de 8 places).

Pour la sixième année consécutive, l’Algérie, pays producteur de pétrole, enregistre des scores qui témoignent du mauvais fonctionnement de l’Etat à tous les niveaux. L’administration est l’objet de toutes les critiques : la lenteur, l’incitation à la corruption sont autant d’éléments accablants qui freinent toute tentative d’avancée à l’heure où les autres pays se conforment de plus en plus aux exigences mouvantes du monde moderne.

Le niveau de corruption qui affecte les administrations publiques et la classe politique est au rouge depuis déjà plusieurs années. L’Algérie s’est classée, l’année passée, à la 99e place, alors qu’en 2006 elle occupait la 84ème place (sur 163 pays). Une mauvaise performance qui compromet l’avenir d’un peuple qui cherche fébrilement ses marques.

La lutte contre la corruption au point mort

Dans ce pays d’Afrique du nord, les budgets alloués par le gouvernement aux secteurs des différentes régions du pays ne sont jamais dépensés par les administrations locales sans qu’elles ne prélèvent un bon pactole. Les élus locaux censés veiller à la bonne gestion des budgets assistent impuissants à la dégradation de la situation, ce qui qui compromet la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Le manque de volonté politique afin d’endiguer le phénomène de la corruption reste important en Algérie où la répartition de la richesse demeure inégale.

D’autres pays, sur le continent africain, se retrouvent mal classés dans le calcul de l’indice de corruption de Transparency international. La corruption continue de faire son nid en Afrique. L’ONG signale une nette dégradation de la situation au Burundi. Le Soudan, le Tchad, la Guinée et la République Démocratique du Congo sont également mal placés, se partageant le haut du tableau. Le Nigeria, régulièrement cité comme l’un des pays où la corruption est endémique, a fait des progrès significatifs au cours de l’année écoulée. Le pays perçu comme étant le moins corrompu en Afrique est le Bostwana. La Somalie avec l’Irak, la Birmanie et Haïti est classée parmi les plus corrompus au monde.

Les meilleurs de la classe des pays « propres » présentés dans le rapport Transparency international sont le Danemark, la Suède et la Nouvelle-Zélande. chacun un indice de 9, 3 points, suivis de Singapour, avec 9, 2 points.

avatar
Rabah IBN ABDELAZIZ

Ce mafieux n'à pas tirer une seule balle contre les Français, c'est un imposteur, manipulateur, escroc, voleur, assassin, et il finira dans les poubelles de l'histoires comme étant le plus pourri des pourris ?. Dehors la vermine ?.

visualisation: 2 / 28