Histoire et Identité : Les Arabes ont-ils conquis l’Algérie?

Le débat secouant la société algérienne sur la question cruciale de l’identité arabe ou berbère de l’Algérie nécessite un retour à la source de ce clivage. L’origine en est, bien entendu, l’expansion arabe en Afrique du nord.

Certains affirment que les Arabes n’ont jamais conquis l’Algérie, d’autres se revendiquent une origine arabe justifiant ainsi l’identité arabe de l’Algérie. Qu’en est-il en réalité? Afin de répondre à cette question, deux périodes, marquées par deux mouvements d’expansion majeurs, doivent être prises en considération : La période de la première expansion et celle ayant trait à la seconde, celle les Béni-hillals

Première vague: Période 700-973

Les Arabes, après avoir imposé leur dominations sur La Tripolitaine (Libye) et l’Ifrikiya (Tunisie) s’imposeront face aux Berbères (698) dirigés par Tarik Ibn-Ziad, les intègrent à leur armée et continuent leur expansion vers l’Ouest en suivant l’axe Biskra-Tlemcen et Tanger pour finalement conquérir l’Andalousie (711). Dans le cadre algérien, seul le Constantinois fera l’objet, de leur part d’une présence de type militaire, caractérisée, par ailleurs, par une forte méfiance vis-à-vis des populations locales. En effet, la région voit l’installation, sur son sol, de forteresses dans le Hodna et le Mzab qui montaient la garde face à l’Aurès et d’autres dans la région de Annaba contre la Kabylie, renforçant par là même l’enracinement des populations berbères dans les montagnes.

Les Arabes établiront avec les Berbères des relations distantes, marquées surtout par le désir de soumettre les habitants au payement de l’impôt (villes) ou du tribut (campagnes). Cette politique déclenchera de la part des communautés Berbères de nombreuses insurrections qui s’étaleront durant tout le 8ème siècle et créeront un contexte approprié à la naissance d’un mouvement d’opposition non- arabe: il s’agit du kharidjisme (700-799), qui est le premier mouvement de remise en cause de la présence ethno-arabe en Afrique du nord. Les révoltés berbères adhèrent, en effet, à ce mouvement, de type islamique, et l’utilisent comme idéologie de contestation et de mobilisation face au pouvoir arabe. Il se localisera dans le Mzab, et mènera, sous la direction de Ibn Rustum, émir de Tahart, la guerre contre les troupes arabes mais il ne réussira pas à s’étendre en dehors des régions sahariennes. Les troupes arabes, dirigées par le gouverneur du Mzab, Aghlab vaincront les Kharidjites, et les obligeront à s’engager à vivre dans leurs cités du Mzab.

Les Aghlab bénéficient, pour cette victoire du pouvoir au Maghreb. En effet en 800, le premier Aghlab obtient le titre Émir et il le lèguera à ses héritiers. La dynastie aghlabide règnera sur le Maghreb pendant tout le 9ème siècle (800-900). Elle concentra ses actions sur la Tunisie et le Maroc, régions riches et prospères et sources d’impôts et de tribut. Les Aghalabides ne s’intéressèrent pas au territoire proprement algérien car celui-ci n’offrait aucun intérêt économique. Même le Constantinois, proche du centre du pouvoir (Kairouan) est ignoré, car il brille, comparativement à la Tunisie, par sa pauvreté. Pauvre, la région est délaissée à elle-même, de sorte que les Aghlabides n’entreprirent aucune campagne pouvant aboutir à l’installation d’une population arabe dans cette contrée. Plus encore, ils établirent avec les populations un rapport basé sur la force et la distance, rapport symbolisé par les forteresses, comme mentionnées ci-haut. Cette marginalisation, dont étaient victimes les Berbères, en fera un terrain fertile pour les ennemis des Aghlabides, à savoir, Les Fatimides. Alliés du mouvement abbaside, les aghlabides vont, en effet, être la cible d’un deuxième mouvement de remise en cause de leur présence en Afrique du nord, entre 900 et 976. Il s’agit du chiisme. Adeptes de l’imam Ali, les chiites ou Fatimides, se posèrent en adversaires des Abbassides au pouvoir en Orient et au Maghreb. La contreverse portait sur la succession du prophète de l’Islam.

Une guerre entre les deux camps s’en suivit et le conflit se transposa au Maghreb. Les dirigeants arabes du mouvement, réussirent à convaincre certaines tribus berbères du Sud-constantinois de se joindre à leur lutte. Ces Berbères vont constituer la force de frappe de l’armée fatimide et participer aux assauts contre le pouvoir arabe en Afrique du nord. La guerre entre les deux tendances (Abbassides et Fatimides) s’est étalée de 902 à 946 pour finalement se conclure par la victoire des fatimides. Ce mouvement, dirigé par des Arabes avec des groupes berbères, comme supports, qui a eu comme champs d’action l’axe Tunisie-Sahara-Maroc mais non pas l’Algérie-nord (constantinois, Kabylie, Algérois, Oranie), n’eût pratiquement aucun impact sur la composition ethno-berbère de la population algérienne. Bien plus encore, sa victoire sur les Aghlabides donna lieu à un événement majeur qui allait faire chuter la présence arabe en Algérie au point zéro. Il s’agit de la décision du calife fatimide Al-Mu’izz, dernier suzerain arabe au Maghreb (Tunisie), de conquérir l’Égypte.

Cette action entreprise, avec l’aide d’une armée composée de 100 000 cavaliers Berbères (Kotamas,Sanhadjas), originaires en majorité du sud-constantinois, vit le départ des populations arabes d’Afrique du nord et la transmission du pouvoir à des Berbères islamisés(Zirides). Cette évolution aboutit à une disparition totale de l’élément arabe en Algérie de sorte qu’on peut dire que la première vague arabe ayant établi sa domination sur l’Afrique du nord, ne fut pas, dans l’espace algérien, une colonisation de peuplement. La présence arabe se localisa, en effet, en Tunisie, au Maroc et en Andalousie, en raison de leur potentiel dans les domaines agricole et abricole. L’Algérie fut essentiellement une zone de passage suivant l’axe Sud-constantinois-Biskra-Tahert-Tlemcen. Qu’en sera-t-il avec la deuxième vague, celle des Béni-hillal (1051) ? Sera-t-elle une colonisation de peuplement, ou bien un mouvement passager sans aucun effet sur le caractère berbère de l’Algérie ?

Seconde Vague : Les Béni-hillals (1051-1163)

Ces tribus arabes, ont migré en Afrique du nord en 1051. Leurs mouvements se sont inscrits par rapport à trois axes.

En premier la Tunisie. Les tribus arabes renversent le pouvoir central des Zirides et imposent leur domination. Chaque chef de tribu accapare une principauté, impose son autorité, soumet les habitants des villes à payer une redevance et les cultivateurs et arboriculteurs à donner une partie de leurs récoltes de blé, de dattes, et d’olive (un tribut), se charge du commerce ou bien le contrôle.

En deuxième, le Maroc. Leur avancée, dans un premier temps vers l’Ouest est stoppée nette par des tribus berbères (Zénètes), fidèles au pouvoir marocain, de sorte qu’ils ne conquérront pas le Maroc. Ils rebrousseront chemin vers la Tunisie, ou bien s’adonneront à la razzia, soit des villes limitrophes des hauts plateaux, provoquant ainsi la ruine de Tahert, soit à l’encontre des caravanes commerciales allant de l’Est à l’ouest entraînant ainsi un déplacement des routes commerciales traditionnelles vers l’intérieur du Sahara.

En troisième lieu, le Sahara:Une partie des tribus se retrouvent intégrées avec le temps dans le commerce transaharien sillonnant les régions sahariennes. Un commerce surtout autour de Sidjilmassa, zone ou les nomades allaient échanger la poudre d’or contre le sel, pour passer ensuite par vingt quatre oasis-escales, lieu de chargement des dattes et finalement pour se diriger vers l’Orient, l’Andalousie ou bien, le Maroc ou la Tunisie, une région qui par ailleurs a reçu le plus grand nombre de nomades arabes. Qu’en est-il, sur ce point de l’Algérie, en d’autres mots, les nomades arabes se sont-ils établis dans l’espace formant aujourd’hui l’Algérie ? Quatre zones, pouvant permettre de répondre à cette question, sont à distinguer : Le Constantinois, la Kabylie/Aurès, l’Algérois et l’Oranie. S’agissant du Constantinois, exposé à la Tunisie, il est marqué par une paix relative entre Arabes et Berbères pendant les cinquante premières années. Néanmoins, par la suite les Arabes poussèrent leurs incursions et les razzias vers cette région restée sous l’autorité des Hammadides, dynastie berbère. L’émir An-nasir, chef de cette dynastie, ébranlé par les attaques arabes évacua la région et reflua vers l’ouest, au-delà des montagnes de la petite Kabylie. Il fonda An-nasiriya (bédjaia), un lieu choisit car les montagnes, inaccessibles aux chameaux, moyen de déplacement des nomades, offraient une protection certaine contre les attaques arabes. L évacuation par l’émir du constantinois créa un champ libre pour les troupes arabes. Vont-elles l’occuper comme dans le cas de la Tunisie ? Le Constantinois qui donnait sur la Tunisie se composait, schématiquement, de trois régions:

a)- la plaine d’Annaba qui n’offrait pas de point d’ancrage, c'est-à-dire une économie agricole, en d’autres mots une paysannerie pouvant, comme dans le cas de la Tunisie, fournir un tribut ou un impôt. C’est une région parcourue par des éleveurs de moutons, vivant à la limite de la survie, refusant de payer des impôts ou un tribut. Les montagnes environnantes constituaient pour eux un refuge sûr face aux incursions arabes. De fait, la plaine d’Annaba ne constituait pas un fort attrait pour les nomades arabes. Ces derniers ne s’établirent pas dans cette région.

b)- Axe plaine d’Annaba-Sud constantinois. Cette zone qui allait de la plaine d’Annaba au sud-constantinois était une région boisée parcourue aussi par des éleveurs berbères, relativement pauvres, et qui, en cas d'attaques nomades, se réfugiaient dans les montagnes. Ils le firent d’ailleurs, fuyant les razzias arabes, donnant lieu ainsi à la naissance de villages encore présents aujourd’hui. Comme dans le cas précédent, les Arabes, impuissants à obliger les Berbères de cette région à leur fournir des moyens de subsistance, ne s’y établirent pas.

c)- La troisième région est le sud de Constantine, une région marquée par deux éléments ayant suscités la convoitise des tribus arabes (Athbej) : une activité agricole autour de la production de céréales qui soumit les paysans au harcèlement et aux razzias ainsi qu’une route empruntée par des caravanes venant du Sahara et se dirigeant vers le port de Bédjaia ou la Tunisie. Cette région qui était sous contrôle des hammadites devint le théâtre de batailles fréquentes entre les nomades arabes qui contrôlaient une bonne partie de la Tunisie et les Berbères.

Les nomades cherchaient à imposer leur domination aux paysans ainsi que leur contrôle sur cette nouvelle route caravanière allant du Sahara à Bédjaia, devenue port d’exportation. L’issue du conflit entre les deux groupes semblait incertaine quand une élément extérieur à la région allait précipiter les événements : La montée en puissance des Mouahidines (Almohades) au Maroc. Abdelmoumem, l’émir de cette dynastie, décida, en effet, d’organiser une expédition militaire afin d’imposer son autorité sur l’Ifrikiya ou les Hillaliens disposaient du pouvoir.

Une bataille qui dura quatre jours eût lieu en 1151 à Sétif. L’armée almohade fit face aux Hillaliens, les écrasa et les entraîna à fuir la région vers le désert tunisien et libyen. Les troupes almohades poursuivirent leur déploiement vers la Tunisie, dans le but de mettre fin définitivement au pouvoir des Béni-hillals : Début 1159, Tunis fut conquise, Mahdiya prise, ainsi que Sfax, Sousse, Gabès et Tripoli. Défaits et définitivement terrassés, les Arabes disparaîtront totalement comme pouvoir de l’ensemble de l’Afrique du nord. Ils se disperseront au point ou peut-être beaucoup d’entre eux retourneront vers l’Orient.

On n’entendra parler d’eux par la suite, dans les écrits de Ibn-khaldoun, que comme individus enrôlés comme soldats-mercenaires dans les armées marocaines. En ce qui a trait à l’Algérie, la plus grande des conséquences de cette victoire fût la disparition de l’ethnie arabe du Constantinois. Une disparition qui évita à cette région la même évolution que la Tunisie. Une situation que la Kabylie et les Aurès ont pu aussi éviter en raison de la topographie. Les montagnes furent en effet, une forteresse à laquelle les Arabes évitèrent de s’attaquer. En effet, ils n’y mirent jamais les pieds. Et pour cause, les nomades, ne sont à l’aise que dans le désert ou bien dans les plaines. Des régions qui ne les attirent que dans un cas: la présence d’une paysannerie qu’ils peuvent soumettre et exploiter à outrance. Une situation qui n’existe, par ailleurs, ni dans l’Algérois, ni dans l’Oranie et qui explique que ces deux régions n’aient pas été investi par les nomades arabes, n’aient pas connu de présence ou de conquête arabe. L’Algérois, région boisée, ne fut pas aussi une zone attractive.

Les plaines de l’Algérois étaient, en effet, boisées, non cultivées, relativement désertes. Il n’existait pas dans cette région, comme dans le cas de la Tunisie, une paysannerie pouvant susciter la convoitise des Arabes. L’Oranie offrait le même visage que l’Algérois. Plus encore, elle était non seulement boisée mais aussi couverte de marécages. Cela dit, si pour la Kabylie et les Aurès, le désintérêt des Arabes pour ces régions est évident du fait de leur inaccessibilité aux chameaux, leur principal moyen de déplacement, dont ils ne se séparent jamais, s’agissant de l’Algérois et de l’Oranie, les nomades auraient pu, dirait-on, occuper le sol et travailler la terre ou bien devenir éleveurs de bétails. La réponse est non car une telle situation est inimaginable et impossible et elle s’explique par la sociologie des nomades.

En effet les nomades ne se voient que dans le nomadisme qu’il pratique dans le désert à travers le convoyage des caravanes, le transport des marchandises, les razzias et l’élevage des chameaux. Activité noble par excellence. En dessous, vient la catégorie élevant le mouton, une situation dégradante. En dessous de ce dernier, l’éleveur de bœufs ou de buffles relève de la dernière catégorie, celle des affreux sédentaires. Le travail de la terre est étranger à la vie du nomade, une activité méprisante et dégradante, car le nomade rejette la sédentarisation. Il est toujours en mouvement.

Le seul compromis pour lui de se stabiliser dans un environnement précis est la possibilité, comme dans le cas de la Tunisie, de soumettre au servage une population paysanne, population qu’il exploite à fonds, poussant, par inconscience, les paysans à la ruine et à la fuite. Une situation, le ramenant à la vie d’éleveur et de nouveau au départ vers d’autres cieux. Un cycle signalé par Abdellah Laroui, dans son livre, Histoire du Maghreb. Une telle situation ne pouvait se réaliser dans l’Algérois et dans l’Oranie étant donné l’absence d’une économie agricole et arboricole (arbres fruitiers). Un cas de figure qui explique pourquoi les tribus arabes n’ont pas imposé leur domination sur l’Algérie. La présence arabe a été restreinte dans l’espace algérien, au Sahara (Mzab) t elle finira aussi par disparaître. En effet, le déclin du commerce transaharien autour de l’or de sidjilmassa, voies détournées par les Portugais arrivés par l'Océan, mettra fin à leur présence dans cette région.

Tous ces faits expliquent pourquoi le phénomène de la migration des tribus arabes en Afrique du nord n’a pas abouti à leur installation dans l’espace algérien. L’analyse de cet aspect sous l’aspect de la sociologie des nomades et de leur philosophie de la vie (nomadisme et mépris de la sédentarisation), la topographie algérienne (montagnes-forteresses), l’économie pratiquée (éleveurs de bétails dans le constantinois, absence de paysans), la géographie (plaines marécageuses et boisées), l’attrait du Maroc et la Tunisie, régions très prospères sur le plan économique et dirigées par des pouvoirs, notamment le Maroc, grands recruteurs, après 1151 (bataille de Sétif) de Hilaliens, comme mercenaires, permet de comprendre pourquoi l’Algérie n’a pas subi de conquête ou de colonie de peuplement arabe, et que, les Algériens, même ceux parlant l’arabe algérien ( en réalité un mélange de l’arabe classique et du berbère), sont dans leur totalité des Berbères.

ARISTOTE, (Y.S)

Plus d'articles de : Mémoire

Commentaires (324) | Réagir ?

avatar
Reda Nater

C’est totallement faux ça !!!

Vous falsifiez l’histoire !?

1/Les Aghlabites etaient bel et bien presents en Algérie (Ceux eux qui ont arabisé le mot amazigh "Dzayer" en nom arabe “Al-Djazayer” qui designe la ville d’Alger) et le nom de la ville “Al-Asnam" (Orleans)

2/Les Aghlabides n’ont pas regné sur tout le Maghreb, ils ont regné sur l’actuelle tunisie, la Tripolitaine (Ancien nom de l’actuelle libye) , la sicile, le Maghreb centrale (algerie) , Au Maroc, y’avait les idrissides

3/Les Banu-Hilal n’ont rien imposé comme vous le pretendez (Chaque chef de tribu accapare une principauté, impose son autorité, soumet les habitants des villes à payer une redevance et les cultivateurs et arboriculteurs à donner une partie de leurs récoltes de blé, de dattes, et d’olive (un tribut), se charge du commerce ou bien le contrôle) = ça c’est totallement faux, les banu Hilal etaient tout d’abord chassés des Abassides de la peninsule arabe, alors ils ont immigrés tout d’abord vers l’egypte puis une partie d’eux ont immigrés vers les pays du maghreb et se sont melangès avec certaines tribus berbers, ils pratiquaient les bracquages, ils restaient longtemps nomades jusqu’ils se sedentarisent vers les 16 eme siecle

3/Les Almohades n’ont pas pris la Tunisie, Les Almohades etaient au maroc et en Algerie occidentale surtout et un peu en Algerie centrale, en Tunisie et au Tripolitaines y’a aucune trace d’une presence Almohade !!

4/Les Banu hilal ont bien franchi le Maroc (Les Beni Mellal, les Abda..) (pas comme vous le pretendez qu’ils ont été arretés par les bereberes zenetes fideles au pouvoir du Maroc !!)

5/Les Noms “Zenetes” et “Sanhadja” ne sont que des mensonges pretendus !!, les amazighs n’étaient jamais appellés Sanhadja ou Zenetes ou Masmouda Nefzawa etc... ce n’est qu’une theorie pretendu d’un historien français, les ancetres des amazighs sont les "Getules" (Goddala) , les Romains les appelèrent "les numides", puis ils se sont divisés en Haut Moyen Age (14 et 15 eme siecle) en Matmata (Amazighs du sud tunisien et ouest libien) , Chaouia (Est algerien) , Mzabites (centre algerien) , Kabyles Zwawa (nord algeriens) , Ghommara et Jebala (nord maroc) , Filala (centre est maroc) , Chleuh (Sud Maroc)

Pour les noms (Zenata, Sanhaja, Houara, masmouda) ce n est que des noms de villages amazighs (et pas de tribus)

a-Zenata : commune de la wilaya de tlemecen en algerie occidentale aussi, nom d’une ville qui se situe à une vingtane de kilometres au sud de rabat (maroc)

b-masmouda : nom d’un village amazigh au sud du maroc (souss)

c-Sanhaja : nom d’une commune qui se situe à 15 km de l’ouest de Tunis (Tunisie)

d-Houara : village amazigh du nord ouest libyen et Haouaria aussi (nom d’une ville du nord est tunisien)

6/Armées Marocaines !?? : est ce que le Maroc existait à l’epoque de Ibn Khaldoun !??

avatar
Aguellidnz

@Jaafar,

Tiaret! Savez-vous ce que ce nom veut dire ?

Oran! Savez-vous ce que cela veut dire? (*)

Qu'était Tiaret au 6ème 7ème siècle ?

Vous êtes contents de l'avoir totalement „bâtardisée“ aujourd'hui ?

Vous êtes né en France!

À l'image de cet énigme de Farid Hamid: Pourquoi, l'âne...

... „ Deux questions philosophiques

01) Pourquoi un âne, avant de faire ses besoins par devant et par derrière, ressent-il toujours le besoin de sentir d'abord les vieilles crottes mouillées d'urine laissés par son semblable la veille?

02) Et pourquoi lève-t-il sa tête très haut, la bouche en l'air bien ouverte et montrant toute ses dents au ciel et tout cela juste pour faire ses petits besoins journaliers?... “

Ma réponse spontanée est celle-ci: Vous crottez (comme un animal), ou aroser le lieu avec votre pipi, pour marquer, avec votre empreinte, votre sceau et votre signature, votre territoire et tenter de le confisquer à vie si possible. C'est une autre façon de dire :“Ici c'est mon territoire, c'est ma zone,... c'est aussi valable pour „chasser“ les femelles“.

Vous êtes né en France, comme votre confrère, né, lui, en Afrique du nord, vous tentez de mener le même combat, le message mahométain aidant, pour accomplire votre sale corvée: que tout le globe, les 5 continents, devient musulmant, arabe et porte des noms arabes! Pas de Frédérique, pas de Olav, pas de Bruslee, pas de Mugadissu, pas de aznar, pas de Kurt, pas de Massinissa, pas de Uhaw, pas de Rudolf, pas de Olmert, pas Jugurten, pas de Lukas, pas de Ighilas, pas de Lourdes, pas de Andreas, pas de Tinhinen, pas de Valentina, pas de Sifaw, pas de Lalla, pas de Tinitrène, pas de Hanna, pas de Brigite, pas de Daniella, pas de Véronika, pas de Sofia, pas de Dihya, pas de Azerwel, pas de Bouâkkez, pas de Chadeli, pas de Ufqir, pas de Ufelliq, pas de Utefliqa, pas de l'Ghoul, Tou, Sellal, ... hen? Pour bien finir sans finir,... Sale bétise!

Je ne sais pas si vous demeurez encore une personne „fréquentable“! Alors, interrogez-vous, au fond de vous-même, pour quelle option optez vous ? Où imaginez-vous vous situer ?

1, berbère perverti par la bétise humaine,

2, Arabe ayant perdu les pédales entre une terre avec laquelle vous sentez des atachemens profonds,

3, la terre supposée de vos ancêtres (l'Arabie),

4, le terre qui vous a vu naître (la France),

5, ou bien... votre caractère de dispote qui n'a de respect pour aucune autre „peuplade“ sauf la votre (ou supposée être la votre).

Oran, tiaret, Tazmert, Kar'touffa, Tamedda, Aflou, ... (+), leurs habits (gandouras, abernous, taâmemt, leurs façons de se coiffer, leurs ch'laghem,... sans parler de leurs beautés et charmes dans l'ensemble) ;

Y a -t-il plus que cela pour comprendre et constater l'origine amazigh de ces populations ? Leur rendre justice finalement ?

Voyant l'état lamentable de ces contrées tristes et froides, ils devraient se réveiller pour se faire justice! S'attirer un monde, une sympathie,...

Sinon, vous êtes d'une liberté sans égale d'être arabe, en Arabie (ou je ne sais pas où dans quel monde arabe) comblés d'un bonheur fabuleux, fantastique: tout est en arabe, tous sont musulmans, tous sont arabes de souche, la nature aux alentours est aussi arabes (S. V. P), un peuple élu, saint, sacré, mandaté, vous ne serait manqués de rien! Cette terre existe encore jusqu'au jour d'aujourd'hui; allez y ! essayer d'en faire un paradis sur terre! Sachez que nous ne voulons pas vous forcer d'être berbère ! Ça, jamais !

Vous vous revendiquez Arabes? Soyez SVP! Ça n'est ni reproche ni injustice pour nous. Nos partagerons volontier des moment „isotériques“ et inoubliables avec vous, dans une ambiance purement arabe. Je vous encourage d'en être fieres, dignes. La monotonie n'est jamais bien; la diversité est une richesse. Même si la tente, le cheval, le chameau, les moutons, les chèvres, l'âne, la poule, ayazéd, aâtrus, ahelluf, font partie de notre monde à nous Amazighen ! Il faut y tenir kamim. C'est la cause d'existance de l'UNESCO pour la protection des patrimoines mondiaux. Pourquoi forcer l'Algérie, le Maroc, la Libye..... ou, la France à se travestir ?

Il sont très nombreux ces Africains du nord, Amazighs conscients ou inconscients, ayants choisi leurs moitiés françaises, allemandes, russes, suisses, scandinaves, américaines (nord-sud), espagnoles, italiennes, irlandaises (... j'ai oublié quelq'un ?) rien que pour l'amour d'un tout; à commencer par la culture et l'identité de sa bien aimée. L'échange et le partage sont d'autant plus harmonieux que chacun se sentant bien à l'aise dans son identité et sa culture. Pas de complexe.

Malheureusement, je n'ai de souvenir que de ces Arabes (ou fait Arabes par la dent de Dracula) qui bavaient la haine contre tous ce qui n'est pas arabes comme eux (je garde une porte ouverte pour ceux qui ne sont pas/ne se sentent pas concernés). Et,.... quand il y a désire „d'atteindre“ une âme amazigh, ce n'est, malheureusement, que, plutôt, par esprit de vengeance ou de domination que par une motivation purement d'amour; et rien que d'amour... (El'Herraz, hin ewsal l'Azemmour.... ah!).

Bien que je sois un amoureux du chaâbi, au fur et à mesure que mes yeux s'ouvrent contre la sottise et l'arnaque, j'adhère de moins en moins aux textes! (pas tous bien sur). Maâtooub a eu raison de reprendre la musique chaâbi/andaloux (considérant que c'est l'oeuvre des Imazighen) et composer ses propres textes.

(*) : Tiaret est la Tahert (la lionne) d'autre fois; Oran (Wahran) est le Aher (le lion qui veillait sur sa lionne, vue les invasions qui se faisaient par la voie des mers).

PS: Jaafar, à ce que je sache, est un prénom courant en Kabylie.

visualisation: 2 / 323