Université de Sidi Bel Abbès : l'heure est grave !

L'université Djillali Liabès de sidi Bel Abbès.
L'université Djillali Liabès de sidi Bel Abbès.

Le syndicat des enseignants du supérieur Solidaires (SESS) nous a fait parvenir l'appel ci-après sur la grave situation qui prévaut au sein de l'université de Sidi Bel Abbès.

Depuis la fin du travail syndical revendicatif organisé, l’université algérienne en général et l’université de Sidi Bel Abbès en particulier ne cessent de s’enfoncer chaque jour un peu plus dans des problèmes de plus en plus complexes et insolubles. L’université algérienne a vu : - Des moyens colossaux engloutis sans résultats palpables - Ses diplômes non reconnus par les universités étrangères, malgré le principe de mobilité de l’étudiant dans le système, mondialisé, LMD. - Les franchises universitaires et la liberté de travail bafouées. - Une régression alarmante du droit d’association ; des enseignants se font tabasser pour leur appartenance syndicale. - Le principe du dialogue et de la négociation pour la prévention ou la résolution de problèmes est banni. - Les enseignants décriés, malmenés et même assassinés.

La liste n’est pas exhaustive et elle est bien plus longue.

A l’université de Sidi Bel Abbès, le tableau est aussi bien noir.

- L’absence d’un partenaire social a fait que la gestion, plutôt la non-gestion, se fait en vase clos. - Cette administration a perdu toute légitimité et toute crédibilité. Elle n’est plus capable de garantir un libre exercice de l’acte pédagogique. - La gestion de la scolarité est tributaire des humeurs d’un logiciel payé à coup de millions. Comment accepter cette situation alors que l’université dispose de tant de moyens matériels et humains (un département d’informatique). - Une gestion sociale et populiste de la pédagogie. - Les décisions irréfléchies prises sans concertations aucune, font perdre un temps précieux et obligent cette administration de revenir dessus. - La gestion des carrières des enseignants est chaotique, les régularisations des différentes situations ; administratives et pécuniaires ; sont remises aux calendes grecques. - Les stages à l’étranger sont utilisés pour discréditer un peu plus l’enseignant aux yeux de la communauté universitaire et de la société. Leur gestion est des plus opaques. - Sur le plan social, la situation de l’enseignant à l’université de Sidi Bel Abbès ne cesse de se dégrader.

Les statuts des logements, arrachés par de très hautes luttes, sont toujours inconnus après près d’une vingtaine d’années. - La gestion des œuvres sociales a été de nouveau mise sous scellé par le présent recteur. L’organisation d’élections d’une nouvelle commission est refusée, malgré que les bilans moral et financier soient approuvés par l’assemblée générale. L’absence de commission a permis à l’administration de « bloquer la dernière dotation » ou ; suivant d’autres rumeurs; de « la verser au profit d’une une autre entité » : Pourquoi ce détournement, sachant que la COSEU possède un compte propre ?

D’autres opérations, passibles du pénal, ont pu avoir lieu en l’absence de la COSEU. Cette administration s’est arrogé le droit de ponctionner les salaires de certains enseignants sans leurs consentements et à leur insu. L’heure est grave et notre silence fera de nous des complices. Tous les enseignants de l’université de Sidi Bel Abbès doivent réagir à cet état de faits. Une réaction appropriée de l’ensemble des enseignants doit être organisée pour arrêter cet décente aux enfers de l’université.

Une assemblée générale sera organisée pour entreprendre les actions adéquates et nécessaires.

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Commentaires (402) | Réagir ?

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adil ahmed

merci

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Le Matin d'Algérie

merci pour partager cet article

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