Voilà pourquoi les gouvernants algériens n’ont ni regrets ni remords

S'il leur restait encore une once d'amour du pays, ils auraient reconnu leur erreur et demandé à partir.
S'il leur restait encore une once d'amour du pays, ils auraient reconnu leur erreur et demandé à partir.

Tous les jours, à la télévision, à la radio, dans les journaux ou lors de leurs visites de travail, les gouvernants algériens parlent avec emphase, sans éprouver le moindre regret, ni remords, vis-à-vis du fiasco occasionné.

Ils ne regrettent rien, surtout pas le fait d’avoir mené l’Algérie là où elle est, parce qu’ils n’ont pas peur du ridicule et que la médiocrité demeure leur première qualité. Et quand on sait ce qu’une étude des plus sérieuses a démontré sur les médiocres, l’on comprend alors le pourquoi et le comment d’une telle absurdité.

Cette étude a démontré, en effet, que les médiocres ne se sentent pas médiocres ; ils pensent qu’ils se débrouillent plutôt bien. Et c’est ainsi qu’on a pu entendre régulièrement des énormités de la bouche de hauts responsables algériens.

Des exemples ? En veux-tu, en voilà ! "L’armée algérienne ne fait pas de politique", dixit le vice-ministre de la Défense, Ahmed Gaïd Salah, qui voudrait peut-être nous faire croire qu’Abdelaziz Bouteflika est encore au pouvoir grâce à une force extraterrestre. "Celui qui veut arriver au pouvoir sur un char se trompe", a dit Amar Ghoul, sans rappeler toutefois sur quoi il était arrivé, lui, aux différents ministères dans lesquels il avait été parachuté. Mais la palme revient à Seddik Chiheb qui s’étonne de ne pas voir Noureddine Boukrouh sous les verrous. Heureusement que Seddik Chiheb n’est pas le procureur de la République territorialement compétent !

S’ils n’étaient vraiment pas des médiocres, les gouvernants algériens auraient pu mesurer l’étendue des dégâts occasionnés ; ils auraient pu ensuite demander pardon au peuple algérien et partir dignement. Mais nos gouvernants voient les choses autrement, à leur manière. Une manière dénuée de jugement, assurément.

L’histoire retiendra, en tout cas, qu’après quatre mandats successifs, les gouvernants algériens sont revenus à la case départ, plus précisément à la planche à billets, avec tout ce que cela comporte comme risques pour les générations actuelles et futures. Le hic est que nos gouvernants persistent et signent dans leur fuite en avant.

Il serait donc inutile de continuer à tirer la sonnette d’alarme. Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre !

Ahcène Bettahar

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Commentaires (14) | Réagir ?

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tahar foli

merci bien pour les informations

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sami sahnoun

merci bien pour les informations

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