Saïd Bouteflika et Haddad ont quitté ensemble El Alia: on ne touche pas à mon pote!

Une image qui en dit sur notre "repoublik"
Une image qui en dit sur notre "repoublik"

Lors des obsèques de Rédha Malek, ce n’est ni l’émoi ni le recueillement qui se lisait sur le visage de Saïd Bouteflika, mais la revanche. Il a pris le grand soin de s’afficher aux côtés de ceux que l’on croyait damnés pour toujours : Saïd Bouteflika est l’ami d’Ali Haddad et il voulait apparemment que ça se sache.

Humilié que fut Abdelmadjid Tebboune dans le cimetière. Esseulé, au piquet, la face décomposée et la mine cadavérique à vouloir s’enterrer vivant.

Ali, Abdelmadjid (l'autre inamovible de l'UGTA) et Saïd font vraisemblablement de la nécropole d’Al Alia, une aire de lancement de ce qui ressemble à une guerre des clans. C’est l’empire qui contre-attaque. L’empire du pire; où l’argent et le pouvoir font bon ménage et où le chef des prolétaires n’est qu’un vulgaire bourgeois.

Même les caméras de l’ENTV, qui évitent habituellement de le mettre en scène, ont insisté cette fois sur l'apparition du spectre Saïd, comme pour perpétuer la légende qui veut qu’il ne surgisse, le plus souvent, que d’entre les morts : mauvais présage!

| Lire aussi : Said Bouteflika et Ali Haddad rigolent à l'enterrement de Redha Malek

Chiche M. Tebboune, démissionnez !

Des images d’El Bilad Tv montrent une scène qui résume à elle seule la détermination de Saïd Bouteflika à soutenir ostensiblement son "pote" Ali Haddad. Au moment des adieux, le conseiller du président insiste pour que Haddad embarque avec lui. Une manière de dire que les deux sont dans la même barque, et que c’est eux (pouvoir et bourgeois) qui font la loi (voir vidéo plus bas).

Tebboune, qui ravalait sûrement sa morgue, a dû quitter en catimini avec au-dessus de sa tête, (comme au-dessus des nôtres d’ailleurs) un gros point d’interrogation sur la schizophrénie qui règne dans les crânes des décideurs. Pourtant, le même Premier ministre avait reçu, nous dit-on, des ordres de la part du chef de l’État (le vrai?), afin de sévir "contre ceux qui ont dilapidé l’argent du peuple!" Mystère.

Le désaveu public du sieur Saïd au Premier ministre de son frère Abdelaziz retentit comme un rappel à l’ordre, un tracé qui montre les lignes rouges à ne pas franchir. Tant que Saïd aura des grandes ailes, assez puissantes pour protéger qui il voudra, ça sera lui le maître des cieux. Tant qu’il planera libre et en toute quiétude au-dessus des lois de la république, ça sera lui et les siens qui souffleront le chaud et le froid.

La "Tebbounemania" qui s’était emparée de la toile algérienne au lendemain des charges gouvernementales éphémères contre les "hot-spots" de la décadence, montre sinon la naïveté du peuple algérien, du moins ses attentes absurdes envers un messie sorti tout droit des entrailles de la bête. Si Abdelmadjid Tebboune veut passer pour le crucifié de l’empereur, il n’a qu’à porter la croix en présentant sa démission.

Il fera ainsi d’une pierre deux coups : couper quelques plumes aux puissantes ailes de Saïd qui précipitera sa chute et celle de ses protégés, et montrer à son tour son refus de marcher dans la combine. Toute autre attitude prouvera, si besoin est, que Tebboune n’est qu’un piètre acteur dans cette mise en scène de "la grande purge" interne.

Aux dernières nouvelles, le Premier ministre aurait décidé de partir en vacances pour une petite semaine. Sept nuits entières pour lui porter conseil.

Hebib Khalil

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Commentaires (18) | Réagir ?

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ishaq aiche

Nice article I found it very helpful, thanks for the article I am very interested

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algerie

merci bien pour les informations

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