Abdeslam Bouchouareb veut déjà exporter des véhicules Renault !

L'Algérie passera du rang d'importateur à celui d'exportateur grâce à Bouchouareb !
L'Algérie passera du rang d'importateur à celui d'exportateur grâce à Bouchouareb !

A peine quelques milliers de voitures commencent à arriver sur un marché déjà tendu que le ministre de l'Industrie tire des plans sur la comète.

Abdeslam Bouchouareb n'est jamais avare de déclaration à l'emporte-pièce. C'est d'Oran qu'il est parti dans des spéculations sur l’exportation des véhicules Renault produits à l'usine de Oued Tlélat. Leur exportation "est envisageable", a-t-il lâché devant la presse. "Nous sommes appelés à produire pour le marché national, mais nous tablons également à destiner une partie de cette production à l’exportation. Et c’est notre objectif", s'enflamme Abdeslam Bouchouareb. Donc une fois la production aura atteint les 100 000 véhicules, une partie de production prendra le bateau. Pour quel pays ? Alors que le tissu des sous-traitant est à inventer, le ministre se voit en fournisseur de l'Europe en véhicules.

Le taux d’intégration dans l'usine d’automobile de Oued Tlélat serait entre 42% et 46% d’ici 2019, promet le ministre. Soit cinq après sa mise en service. Actuellement il est exigé le modique taux d'intégration de 15% dès la troisième année. Une paille ! Cette risible "exigence" a produit le scandale Tahkout et son histoire de véhicules Huyndai presque entièrement finis à l'importation. L'homme d'affaires se serait en effet conformé au cahier des charges très avantageux établi par le ministère de l'Industrie. Ce qui a fait dire que le taux d'intégration est proche de 0% durant les deux premières années ! Suggérant par là que l'usine fait plus dans l'importation de véhicules que de la production.

En février dernier, Adel Bensaci, président du cluster mécanique de précision, déclarait au Forum d’El Moudjahid que "le montage automobile SKD n’est pas viable si l’on n’arrive pas progressivement à un taux d’intégration nationale de 40%, car au dessous de ce taux, il est plus rentable d’importer des véhicules que de les monter en Algérie". Et dire que le gouvernement a réduit drastiquement l'importation des véhicules sous couvert d'économie, créant une tension sans précédent sur le marché de l'automobile dans le pays.

Le ministre Bouchouareb ne s'arrête pas là. Il en remet une couche sur les projections à venir. Il soutient que le pays projette une capacité de production entre 400.000 et 500.000 véhicules par an à l’horizon 2022. Très optimiste. Le ministre ne nous dit pas si ce sont des véhicules électriques !

La rédaction

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Commentaires (6) | Réagir ?

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sami sahnoun

merci

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algerie

merci bien pour les informations

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