Ferhat Mehenni à Paris : "Nous donnerons des consignes de vote en France au 2e tour"

Les partisans du MAK-Anavad ont marché à Paris pour commémorer les printemps berbère et noir. Photo archives Siwel.
Les partisans du MAK-Anavad ont marché à Paris pour commémorer les printemps berbère et noir. Photo archives Siwel.

Le leader des indépendantistes Kabyles, Ferhat Mehenni, a tenu un long discours, aujourd’hui à la place de la République de Paris, à l’occasion de la marche que son mouvement a organisée pour commémorer les événements du printemps berbère et du printemps noir en Kabylie.

Devant une assistante de plusieurs milliers de personnes, Ferhat Mehenni a annoncé que le MAK donnera des consignes de vote pour la communauté kabyle pour le deuxième tour des élections présidentielles en France. "La France doit reconnaître le droit des Kabyles à l’autodétermination. Nous allons inviter, le 27 avril prochain, les deux candidats à la présidentielle qui seront élus pour le deuxième tour, pour un dîner républicain en présence d’environs 300 Kabyles. On verra leur réaction et nous allons donner après des consignes de vote pour le deuxième tour", a-t-in annoncé. Puis de préciser : "Plus d’un million de Français d’origine Kabyle votent en France et nous avons un poids important lors de ces élections.

Reste juste à savoir si les candidats à la présidentielle française répondront à l’invitation du président du MAK-Anavad. De juste, ce dernier veut alors jouer la carte de la communauté kabyle en France. Il a regretté, en substance, que les autorités françaises soient toujours de connivence avec le régime algérien, qualifié "d’autoritaire" par le président du MAK-Anavad. "Il est temps pour les Kabyles de sortir de leur silence et de s’imposer", a conseillé un autre cadre du MAK. Les indépendantistes Kabyles veulent ainsi profiter de la conjoncture politique en France dans l’espoir de se faire entendre.

Par ailleurs, Ferhat Mehenni est revenu aussi sur les persécutions des chrétiens en Kabylie, notamment l’arrestation et la condamnation de son "ami" Slimane Bouhafs. L’orateur n’a pas aussi raté cette occasion pour interpeller une nouvelle fois les autorités algériennes pour libérer le docteur Kamel-Eddine Fekhar, qui croupit derrière les bardeaux et en grève de la faim depuis plus de 100 jours.

En revanche, Ferhat Mehenni n’a soufflé aucun mot sur la crise qui a secoué le MAK au début de cette année et le retrait de Bouaziz Aït Chebib de la direction de son mouvement. Le Mouvement semble avoir tiré un trait sur cette affaire.

Abdenour Igoudjil

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msilaDSP DSP

vive l’Algérie

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Rabah IBN ABDELAZIZ

Monsieur Sami, je n'ai jamais accordé une importance au racistes et au clan au pouvoir depuis mon départ de ce pays. Mon grand père est né à Tizi, et moi à Youzlaguène ou Ouzla guène, il y à 71 ans. Alors, Kabyle ou arabe = toujours un bougnoule c'est comme çà que nous autres algériens nous sommes taxés ?. Pensez ce que vous voulez vous rester toujours un bicot point barre. Pour ma part : je suis un algérien point final.

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