Le général-major Djamel Kehal Mejdoub condamné à trois ans de prison ferme

Le général-major Djamel Kehal Mejdoub
Le général-major Djamel Kehal Mejdoub

Et de deux. La justice militaire vient de condamner un deuxième général à la prison ferme.

Le tribunal militaire de Constantine a jugé, mercredi, dans l’affaire des tirs dans la résidence présidentielle de Zéralda le général-major Djamel Kehal Mejdoub. A l’issue d’un procès à huis clos, l’ancien patron de la protection présidentielle a été condamné à trois ans de prison ferme, a-t-on appris de sources proches de la famille du condamné. Nous avons par ailleurs appris que ses avocats ont introduit un pourvoi en cassation.

Le général-major Djamel Kehal Mejdoub, ancien patron de la Direction de la sécurité et de la protection présidentielle (DSPP) a été limogé et remplacé par le colonel Nacer Habchi suite à l’affaire de coups de feu dans la nuit du 16 juillet dans la résidence du chef de l’Etat à Zéralda. Quatre de ses subordonnés, des officiers supérieurs, ont également été inculpés et maintenus en liberté provisoire dans le cadre de l’extension des poursuites décidées par le juge d’instruction, selon El Watan.

Le général-major Djamel Kehal Medjdoub a été refoulé, le 18 octobre dernier, de l’aéroport d’Alger et empêché de quitter le territoire. Un autre général, M'henna Djebar, du DRS a lui également été refoulé à l'aéroport il y a quelques mois.

Cette affaire de Zéralda dont les contours précis restent secrets a entraîné, mine de rien, une série de limogeages d’officiers supérieurs et des interdictions de quitter le territoire national. Outre Djamel Kehal Medjdoub, le chef de la Garde républicaine, le général-major Ahmed Moulay Meliani et le patron de la Direction de la sécurité intérieure, le général-major Ali Bendaoud ont fait les frais de cette énigmatique affaire de tirs. Le directeur de la justice militaire, le général Ahmed Guendouz, et l’inspecteur de la même institution, Ahmed Zerrouk ont eux aussi été limogés dans la foulée.

Un premier procès concernant cette affaire de Zéralda a donné lieu à la condamnation à trois ans de prison d’un lieutenant qui était de service cette nuit du 16 juillet. Cependant, le parquet militaire ne semble pas avoir clos les investigations. Des rebondissements sont à prévoir.

Jeudi dernier, c’est le général Hassan qui a été condamné, par le tribunal militaire d'Oran, à cinq ans de prison ferme. Un troisième général, Hocine Benhadid est toujours en prison en attendant son procès. En l’espace de quelques mois, ce sont trois généraux ayant exercé à des postes de responsabilités très importantes qui sont au prise avec la justice militaire.

Yacine K.

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Commentaires (4) | Réagir ?

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rabah Benali

Bonjour

C'est comme dans le raffinage hydrocarbures, lorsque la pression monte de manière incontrôlée dans un équipement donné quelconque on purge. Généralement, par mesure de sécurité vers la torche (pour être brulé). En "raffineurs avertis", la secte "Boutcheftchifa" purge et repurge dans leur royaume. Le problème, c'est de simples purges même répétives ne peuvent à elles seules restabiliser le process et éviter l'explosion. C'est juste une question de temps. Rabah benali

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Mehdi marekchi

Quant on condamne pareille personne, le fait est grave et l'heure est grave. Assassinat ou coup d'état

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