Algériens, soyons à la hauteur de ceux qui nous ont précédés

La mise ne place d'une front de l'opposition forte est une urgence pour sauver l'Etat national des prédateurs.
La mise ne place d'une front de l'opposition forte est une urgence pour sauver l'Etat national des prédateurs.

Le Mouvement Démocratique et Social-Oran nous a fait parvenir la déclaration suivante

Soyons à la hauteur des sacrifices de ceux qui nous ont précédés dans le combat pour une Algérie de progrès, démocratique et sociale ! Plus d'un demi-siècle après la longue guerre d'indépendance initiée par de jeunes militants nationalistes dans un mouvement de rupture avec la classe politique nationale de l’époque en crise profonde alors, notre patrie et la survie de notre peuple se retrouvent de nouveau devant de grands dangers.

Dans un contexte politique et militaire régional instable et dangereux soumis aux tensions du repartage du monde entre les centres militaro-financiers de l’ultralibéralisme mondial et aux pressions de l’islamisme armé, la crise profonde de l’Etat pris en otage par le système rentier corrompu pourrissant s’aggrave pour prendre des formes inédites menaçant dangereusement la cohésion nationale déjà largement fragilisée.

La crise de l’économie rentière et informelle dominante va atteindre des seuils imprévisibles avec la baisse des prix et de la production d’hydrocarbures, seule ressource du pays. La société, profondément affectée par la corruption, une criminalité ascendante, l’intégrisme, l’irrationnel, la "bigoterie religieuse" et leur cortège d’intolérance et de marasme social et culturel n’assume plus son vivre ensemble. Le "déchirement" national laisse même émerger des revendications franchement scissionnistes. Tandis que les potentiels modernes et de progrès de la société tendent à s’effondrer du fait de leur empêchement de s’organiser et d'agir librement ou de leur étouffement quand ils sont déjà organisés, l'hydre intégriste revient et revitalise son alternative réactionnaire à la crise avec la bénédiction du pouvoir en place.

L’Etat national, frappé par une crise non résolue depuis des décennies du fait des stratégies politiques biaisées du pouvoir et de son "opposition", est mené aux tensions limites par des luttes intestines aventureuses pour le contrôle du pouvoir dans cette phase de succession où les représentants médiocres d’un "nationalisme déclaratif ", ne pouvant masquer l’origine malhonnête de leur accumulation, ne cachent plus leurs visées prédatrices sur les centres de décision. Le pouvoir, qui a régenté le pays par accaparement et redistribution rentière interposée, démontre aujourd'hui, menaçant, sa capacité à gérer les tensions par la répression. Chancelant, il ne cache plus ses choix d’alliance avec les islamo conservateurs, les religieux fondamentalistes et les forces de l’argent sale. Alliance que le projet de Constitution annoncée risque fort de renforcer.

Quant à la classe politique actuelle dans sa globalité, elle est, malgré ses contradictions, largement discréditée auprès de la société du fait de son allégeance au système, de son engluement dans les seules luttes de sérail et de son incapacité à initier ne serait-ce que des éléments d'une alternative moderne et démocratique de solution à la crise qui mine notre pays.

Cette situation de grande fragilité du pays dans un contexte international aussi défavorable ne laisse à la société et à ses forces encore vives qu'une seule issue pour échapper au chaos et se sauver de la dislocation. Celle de l'incontournable urgence d'œuvrer au déploiement, sur une base nécessairement autonome du système et de ses satellites, d'un

Large et profond Mouvement social autonome, démocratique et nécessairement pluriel

Un mouvement qui impulsera une dynamique de résistance, de mobilisation active, de solidarité et de coordination dans les luttes économiques, sociales, culturelles et d’idées, en lien avec les aspirations des forces saines, honnêtes et non corrompues qui échappent au contrôle de l’intégrisme islamiste et aux tentations de la corruption, des larges couches de la jeunesse algérienne, des travailleurs et cadres honnêtes qui continuent d'assumer convenablement leurs fonctions dans des conditions difficiles, des hommes et des femmes de l'économie productive, la culture et du savoir, des cadres supérieurs de l’Etat restés honnêtes, etc.

Un mouvement dont émergeront inévitablement de nouveaux leaders et personnalités et de nouvelles organisations non entachées du discrédit général qui frappe la classe politique actuelle dans son ensemble et que nous pouvons déjà commencer à esquisser autour d'une plateforme fondatrice à élaborer mais dont les premiers éléments nous unissent déjà (respect de l’expression démocratique et pacifique des particularismes par un état démocratique largement décentralisé, promotion des droits humains dans l’égalité des hommes et des femmes, respect de toutes les libertés, notamment d'association, de conscience, de culte, d’expression, de création artistique, etc., respect de l'inaliénabilité de la propriété publique des rentes minière et énergétique et reconnaissance du droit des générations futures sur ces richesses, développement d’une économie productive hors hydrocarbures, etc.)

Un mouvement qui se dotera, à sa maturité, de ses propres moyens organiques et matériels pour se poser en force politique incontournable, peser dans les rapports de force, opérer les changements nécessaires et mettre enfin le pouvoir politique au diapason des exigences d’un nouveau Contrat National Démocratique Social pour une d’une Algérie progressiste, prospère, juste et capable d’une contribution active à la dynamique humaniste et de progrès de l’humanité dans les conditions de ce nouveau siècle.

Un mouvement dont nous tous aujourd'hui – nous qui sommes encore debout malgré les vicissitudes à travers nos collectifs politiques, nos associations, nos organisations syndicales, nos initiatives créatrices même individuelles, etc. – pouvons en devenir le socle premier pour peu que nous fassions tous l'effort pour sortir de notre état de dispersion, d'atomisation, de vain attentisme et de fatalisme inhibiteur en faisant converger nos actions, nos luttes et nos actes de solidarité et d'entraide vers notre constitution immédiate, selon des conditions à concerter, en un

Large Front national Patriotique et Républicain

Un Front qui ira se renforçant au fur et à mesure du développement du Mouvement démocratique de la société qui le portera. Un front qui permettra aux forces encore vives de la Nation de pouvoir affronter les dangers qui pèsent aujourd'hui sur la Patrie sans céder à la pression du chantage à la stabilité du pays que le système ne conçoit pas hors de lui-même.

Sauvons notre pays du chaos et notre société de la dislocation en édifiant activement le Mouvement autonome et démocratique de la société et le Front patriotique et républicain!

Le MDS-Oran

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Commentaires (2) | Réagir ?

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Algerie Algerienne

oui... allons y, n ayons pas peur. descendons tous dans la rue... nous 40 millions ! pour dire a nos Chouhadas que nous aussi nous sommes la... qu ils peuvent compter sur nous pour sauver notre beau pays !

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Bachir Ariouat

Si, je devais me référé à tous que j'écrivais sur cette rubrique, je pourrais que félicité ces gens qui descendent dans les rues.

Mais, comme je suis quelqu'un qui fonctionne à mon intuition, je n'y crois pas à cette manifestation ni aux organisateurs.

Et puis, c'est pas une manifestation comme celle-ci qui changera grand chose.

Pour espérer qu'il y'est un changement, il que cela soit l'ensemble du pays qui se décide toutes les populations du nord au sud, de l'est à l'ouest, ensemble dans les rues des villes et des villages, campagnes, les mafieux ne pourront rien faire, ils seront déborder par le peuple.

C'est bien, mais j'ai l'impression que cela a été fait pour répondre aux manifestations organisés par le R. C. D., c'est une raison supplémentaire de se méfier de ces genres de manifestation.

C'est la pays qui doit s'organiser pour descendre tous et toutes dans les rues, pas seulement quelques aventuriers ou manipulateurs à la solde du pouvoir pour faire de la provocation, et puis se terrer dans les jupons de leurs femmes, au premier signale d'alerte.