Suicide de deux étudiants algériens en France : Adra tire la sonnette d’alarme

Les étudiants algériens vivent souvent dans des conditions difficiles en France.
Les étudiants algériens vivent souvent dans des conditions difficiles en France.

L’association Adra a réagi à la mort des deux étudiants algériens en France que nous avions rapporté dans un des précédents papiers.

"Ils sont nés en Algérie, y ont vécu jusqu’à l’âge de la majorité. Et sont venus en France avec le rêve de devenir des cadres experts éminents ! Hélas la réalité est toute autre et nos étudiants confrontés à de nombreuses difficultés, découvrent que la France n'a rien à voir avec l’eldorado tant espéré.

Désormais, livrés à eux -mêmes, ils doivent faire face aux lourdeurs administratives et à des lois inadaptées qui les asphyxient… Ils finissent malheureusement par sombrer dans la solitude, la dépression et la déchéance ! Cette semaine encore, l'association ADRA a été informée de nouveaux cas de désespoirs aboutissant à des actes irréparables, deux étudiants ont mis fin à leurs jours, bouleversant toute la communauté estudiantine algérienne en France. Un de ces étudiants était connu, suivi et aidé par ADRA.

Deux pertes de trop qui s'ajoutent à la dizaine de cas de suicides déjà recensés l'an dernier, sur les 26 000 étudiants algériens en France. Jusqu’à quand ? Aujourd'hui en France, la plupart de ces étudiants se retrouvent dans une précarité extrême, les locations d'appartement sont inaccessibles, la crise économique frappe de plein fouet toute l’Europe et le marché du travail est saturé, s'ajoute à cela une législation défavorable et discriminatoire à l'égard de l'étudiant algérien. En effet les accords du 27 décembre 1968 ne leur permettent pas de travailler plus de 17 heures par semaine.

Nous déplorons également le sort réservé aux défunts sans famille et sans ressources. La diaspora algérienne compte plus de 7 millions de ressortissants. Le problème du rapatriement des dépouilles mortelles d'Algériens décédés à l’étranger reste toujours d'actualité malgré la loi de finances 2015 ait été amendée. Alors que les Tunisiens et Marocains sont pris en charge par leurs Etats respectifs, pourquoi l’Etat algérien ne s’implique-t-il pas pour aider ses ressortissants à l’étranger ? Nous dénonçons les autorités algériennes pour leur passivité et leur laxisme face aux problèmes auxquelles la communauté est confrontée.

Nous réclamons un passage à l'action et la nécessité de renforcer les accords de coopération avec la France.

De ce fait, nous demandons au gouvernement algérien de dégager rapidement des fonds pour le rapatriement des dépouilles mortelles en application de la loi de finances 2015, en attendant le dispositif de soutien en préparation. Nous demandons à ce qu'une loi d'aide à l’autonomie de 200 euros pour les étudiants non-salariés soit votée par les parlementaires, ce qui représenterait un soutien immense pour leur vie quotidienne."

L’Association ADRA

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Commentaires (6) | Réagir ?

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louab MAKLOUFI

En effet il n'y a pas de solidarité entre les algériens il n'existe aucune association dans la diaspora algérienne c'est dommage... nous souhaitons tous qu'il y est une organisation qui puisse venir en aide à ces étudiants ou autre algériens il y a des sans papiers aussi en difficulté Alors pour tout ces algériens les jeunes désespérés ils n'ont pas de perspective d'avenir en Algérie ils choisissent l'exile à tout prix. Mais quel gâchis de savoir qu'une élite algérienne est au service d'un pays qui naguère nous détruisait. Je suis meurtri de voir une forme d'abandon de l'identité algérienne..

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Raveh Aksel

Il est vain de chercher une solidarité qui n'existe même pas en Algerie !! Avec le parasitage de ceux aiment voir le je-m’en-foutisme régenter tous les rapports entre les gens, il est illusoire d'attendre une solidarité qui n'existe même pas en Algerie; si c’était pour la Palestine....

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