Mort d'Albert Ebossé : assassins !

Albert Ebossé tué par un supporter à Tizi-Ouzou
Albert Ebossé tué par un supporter à Tizi-Ouzou

Albert Ebossé, vingt-cinq ans, avant- centre de la JSK, meilleur buteur du championnat de l'exercice 2013-2014, beau gosse, enthousiaste, jouissif même vient d'être assassiné.

Le crime a été commis dans un stade sous les yeux d'une vingtaine de milliers d'âmes. Un peuple ! Une ville ! Ebossé qui venait de marquer un but a concédé une défaite contre l'USMA.

Quoi de plus normal qu'un match perdu en football ? Le foot est un jeu. Un stade n'est pas une arène où s'affrontent des gladiateurs. Albert était un avant-centre, pas un esclave.

Pourquoi l'a-t-on tué ? Qui l'a tué ?

Jamais, nous ne pourrons trouver les mots pour expliquer les ravages commis par le déséquilibré qui a perpétré l'ignoble acte qui a coûté la vie à Ebossé. Un grand joueur, un jeune homme qui était sur le point de devenir un lion indomptable. Qui allait représenter l'Afrique, ce continent si tourmenté...

Que s'est-il passé dans la tête de celui qui l'a tué? Peut-il s'imaginer ce fou; l'ampleur des dégâts qu'il a commis aujourd'hui? En Algérie; Au Cameroun; en Afrique, dans le monde?

Sait-il combien d'hectolitres de larmes, il a fait couler ?

A-t-il bien dormi, bien mangé, hier soir ? La bêtise n'a pas de frontières, n'a pas de de limites; bien sûr.

Le fou, le criminel qui a tué Ebossé ne doit pas être conscient du fait qu'il a mis le football algérien; le sport algérien, l'Algérie à terre.

Tous les exploits réalisés par l'équipe nationale au Brésil sont, désormais, vains. Tous les efforts consentis par la fédération et la ligue de football sont à terre!

Surtout; tout ce qu'a fait la JSK, Mohamed Chérif Hannachi; tout ce cœur qui tente de résister face à l'incurie générale est mis à genoux.

On n'a pas le droit de tuer dans les stades. L'issue d'un match est toujours aléatoire. On joue. On gagne. On perd. On fait la fête. Le foot est un jeu de ballon, les stades ne sont pas des arènes faites pour les joutes politiques. Le combat pour les libertés démocratiques se mène dans la rue. Dans les livres.

Avec le peuple camerounais, je pleure, aujourd'hui, la mort d'Albert Ebossé. Avec la JSK que j'aime et respecte, avec toute la famille du football algérien, j'exprime ma honte.

A Mohamed Raouraoua, à messieurs Hannachi, Kerbadj et Gourcuff, je demande, en hommage à Albert, ce magnifique jeune qui nous a aimés et qui nous faisait confiance de suspendre immédiatement toute compétition de football, notamment le championnat professionnel de ligue "une". Il ne sert plus à rien de se mentir. Ce peuple ne mérite pas les réjouissances.

Il doit s'étaler sur un divan de psychiâtre.

Meziane Ourad

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Commentaires (10) | Réagir ?

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tahar foli

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algerie

merci bien pour les informations

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