Hamza Amarouche fait revivre Tahar Djaout à Helsinki

Tahar Djaout
Tahar Djaout

Dans la lointaine ville finlandaise, Hamza Amarouche donnera une conférence sur le journaliste, poète et romancier Tahar Djaout.

La soirée littéraire du mois de mai de l’Institut français de Finlande a comme sujet l’écrivain francophone algérien Tahar Djaout. L’écrivain sera présenté par Hamza Amarouche, journaliste et traducteur littéraire d’origine algérienne résidant en Finlande. La présentation de Hamza Amarouche est basée sur des témoignages des copains et des collègues de Tahar Djaout. M. Amarouche met en avant l’expérience et le parcours créatif de Tahar Djaout. A travers cette soirée littéraire, basée sur des témoignages des ex-copains et collègues de Djaout, Hamza Amarouche essaye de mettre à cette occasion l'expérience et le parcours créatif de Djaout ainsi que ses sacrifices pour la vérité et la justice en Algérie.

D'origine kabyle, Tahar Djaout (1954-1993) était un écrivain, poète et journaliste algérien d'expression française. Il a notamment longtemps travaillé à Algérie Actualité avant de créer Ruptures, un hebdomaire de grande qualité qui ne lui a pas survécu. Il fut l'un des premiers intellectuels victimes de la "décennie du terrorisme" en Algérie. Un récital de poésie de Djaout sera présenté pendant la soirée en son honneur.

C.P.

Soirée littéraire à la mémoire de Tahar Djaout à l’Institut français jeudi 22 mai à 18h

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Commentaires (2) | Réagir ?

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Khalida targui

l'Algerie a renié ses meilleurs enfants et les pays etrangers leur font honneur, houchma et top, ils le font avec sincerité et sans interet, ouf ! alors que les maffieux de la houkouma sont soutenus par les etrangers que parce qu'il y a le gaz et le petrole fi bled, la rente est cachée chez eux come les bijoux en or des Algeriennes

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uchan lakhla

Hélas, c'est triste de voir les Hommes qui ont fait la fierté de l'Algérie, qui se sont levés et dressés avec courage et détermination, contre l'islamisme barbare avec comme seul arme les mots, la mémoire de ses Hommes est conservée et honorée par les autres pas l'Algérie leur mère patrie, l'Algérie préfère promouvoir les Antar Zouabri, les Hatab, quelle ironie du sort, dans l'un des ses magnifiques textes Matoub l'autre oublié et banni par le système algérien disait :

Lorsque les ténèbres engloutissent la clarté avec la hargne et la boulimie de la bêtise, et que l’on assiste amer au greffage morbide de l’identité millénaire, alors le mythe devient réalité.

Et ces démons nous agressent à chaque instant.

Nous refusons de plier.

Le greffons ne veut pas prendre et les bourgeons éclosent plus bas avec la rapidité de la force de la vie qu’on étouffe.

Nous n’aurons de paix que lorsque nous vivons avec nous mêmes et que nos ancêtres cesseront de se retourner dans leur tombe.

La négation nous offusque à en mourir.

Les tréfonds de notre âme en sont martyrisés.

MATOUB Lounes, tu chantes tout haut ce que tes frères ressentent tout bas.

Victimes que nous sommes d’un système où le mot liberté veut dire : liberté des uns à disposer des autres. Que même lorsque l’on perd son sang l’atavisme se régénère. Y a-t-il loi de la nature plus belle ?

La confiscation de notre liberté par ces gueux qui nous gouvernent a fait de notre peuple un troupeau malade où les meilleurs ont disparu, isolés ou vaincus, et les médiocres ont pris des allures d’astres scintillants. Pleurez, ô vestales.

Chante-leur, Lounes que la démocratie a été le premier goût dans nos bouches, que nous l’avons tétée au sein de nos mères.

Chante-leur notre soif de justice et de réparation.

Chante Matoub, chante !

Un poète peut-il mourir ?

La réponse est décidément NON.

Reposez en paix les Hommes de ce pays appelé l'Algérie, nous oublierons jamais, même Alzheimer n'aura pas le dernier mot de nos neurones où vous avez eu lieu domicile, jusqu'au dernier souffle.