Majorité et minorités ethniques en Algérie ?

Jusqu'où ira le pouvoir pour effacer l'identité profonde l'Algérie ?
Jusqu'où ira le pouvoir pour effacer l'identité profonde l'Algérie ?

Dans le feu de l'action pour la campagne électorale et les violences condamnables de Ghardaïa, Abdelmalek Sellal a déclaré à Illizi : «Il n'existe pas de problème de minorités en Algérie. Tous les Algériens constituent un seul peuple et croient en un destin commun».

L'ancien premier ministre a en partie raison et en partie tort. Il est nécessaire de clarifier les choses, en dehors de toute surenchère.

L'Algérie présente une unité ethnique et culturelle indiscutable. Les 38 millions d'Algériennes et d'Algériens sont amazigh de sang et de culture, qu'ils soient amazighophones ou arabophones. Contrairement aux idées reçues, il n'y a pas d'axe de segmentation entre "Arabes" et "Kabyles", concept longtemps véhiculé par les orientalistes coloniaux et les nationalistes arabes.

Les Kabyles, les Touaregs, les Chaouias, les Mozabites, les Chenouas, les amazighophones de Tlemcen, de Chréa, de Tissemsilt, de Sougueur etc., ne sont que des spécificités linguistiques d'une même langue amazigh, éclatée par suite de l'avancement de l'arabe dialectal dans les plaines et les cités construites après la colonisation française. D'ailleurs, les algériens arabophones sont, dans leur grande majorité, bilingues arabe-amazigh.

Cependant, il existe en Algérie des minorités éthniques dont on ne parle pas, par calcul politique, et pour entretenir le flou pour des desseins inavouables.

La venue des populations arabes depuis le Hedjaz à partir du 11e siècle a modifié partiellement l'homogénéité ethnique des autochtones, mais ces populations arabes se sont dispersées au cours des siècles et progressivement dissoutes dans le monde amazigh.

Il existe cependant des groupes ethniques qui sont restés à la marge des grands mouvements. C'est le cas notamment des tribus issues des Banou Hilal et des Banou Souleyman, dont la tribu Chaâmbas établie à Metlili. La grande majorité de ces tribus arabes sont installées sur les hauts Plateaux (Djelfa, Ain Bessam, Messaâd, etc.). Ces populations, qui ne représentent pas plus d'un million, sont algériennes et personne ne leur conteste aujourd'hui leur algérianité.

Si les citoyens algériens sont aujourd'hui maintenus dans l'ignorance par l'État National, dans sa politique suicidaire «arabo-islamique», plusieurs États «qui veulent du bien» pour l'Algérie ne se refusent aucun moyen pour la destabilisation de notre pays.

Les ingérences multiformes de l'Arabie Saoudite, du Koweit, du Qatar... tentent de s'appuier sur « leurs frères de sang » pour diffuser le wahabisme et le salafisme afin de destabiliser notre pays.

Sous couvert de chasse à l'outarde, à la gazelle et aux autres espèces protégées sur les hauts plateaux, ces populations arabes sont officiellement utilisées comme pisteurs pour satisfaire les plaisirs des princes. Mais, des observateurs avertis notent la convergence d'actions et de comportements qui présagent le pire pour notre pays :

• La récurrence et l'amplification des agressions des populations mozabites à Ghardaïa par les Chaâmbas,

• L'inaction et parfois la complicité des services de sécurité (gendarmerie et police nationale) chargés normalement de la sécurité de tous les citoyens,

• Le secret entourant les cargaisons des gros avions Qatari et Koweitiens qui atterrissent sur les aéroports du sud. L'exemple de Benghazi (livraisons d'armes aux séparatistes de l'est libyen par le Qatar) devrait alerter les autorités algériennes.

Il y a plusieurs années, Boumediène avait fabriqué "une république arabe sahraoui" avec la population amazigh Regueiba, qui est devenue aujourd'hui un obstacle sérieux pour réaliser l'unité des peuples d'Afrique du Nord.

L'État algérien envisage-t-il la création demain d'un khalifa arabe dans la zone "Hassi Rmel – Hassi Messoud - Ghardaïa" afin de transférer les richesses du pays vers le Golfe ?

Les Algériens laisseront-ils faire ce forfait ?

Merci à Monsieur Sellal et aux stratèges du pouvoir d'apporter un démenti à notre inquiétude.

Aumer U Lamara

Physicien

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Commentaires (7) | Réagir ?

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Khalida targui

en Algerie il n'y a que des Algeriens qui sont tous des khorrotos

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Massinissa Umerri

J'ai rencontre' pas mal de monde de differentes regions d'Algerie et des environs, et dans une langue et un pays neutres, j'ai remarque' que le rejet de l'identite' Amazigh pour insister sur celle nationale post-coloniale, c. a. d Algerien, Tunisien Marocain, etc. est essentiellement due au complexe d'inferiorite' et la honte de paraitre meconnaisseur de soi-meme, c. a. d. un domine'. Du coup, ce virement se fait renforcer par affiliation islamique accomode'e de la langue Arabe, pour completer le decor. Le tout presente un SEMBLANT de congruance et d'equilibre. Cela construit la forme fonctionnelle (dans la societe), mais avec un fond superfloux sinon vide.

La langue Amazigh aurait biensur servit de circuit de connection psychologique entre personnes et communaute's qui ne melerait pas la religion et les croyances dans les rappports Humains - Ce qui est le cas avec mes potes, avec qui soit la religion, la geographie ou la nationalite' ne colle pas, c. a. d, la fraternite' se rtrouve a defaux, qui remet en cause la confiance et au-dela les perspectives de projets interessants et serieux.

La societe' se construit sur des projets, et les projets reposent sur la communication d'agreements/accords definis et develope's dans une langue. Ainsi, les Algeriens entre eux et avec les les populations des pays voisins ont realise' plus de concret, au lendemain de l'independance que maintenant. La question est pourquoi ?

Ma reponse est la langue Arabe en Algerie. Celle-ci marche pour les Arabes entre-eux, mais pas ailleurs. Tous les pays Musulmans qui se sont reapproprie's leurs langues comme socle de leur identite' nationale, sont arrive's a construire des societe's congruantes, capables au minimum de developement economique de quelconque niveau (selon leurs ressources), contrairement aux pays et societe's nord-Africaines - A l'Image des Turks, Iraniens et autres en Asie.

L'Hebreux et l'Arabe sont intimmement lie's aux religions qu'ils expriment, c. a. d. les concepts et croyances. Tout s'y retrouve relativise' et conditionne'. Dans les autres langues, les concepts et concepts religieux cessent d'etre des croyances et sont traite'es comme des ide'es, projete'es dans une perspective, et donc soumises a l'interpretation sous la loupe de la logique. Avec un peu de recul et avec un peu de realisme, c. a. d. histoire, le Christianisme et l'Islam, ne sont que des perspectives et interpretations de la meme Tora Hebraique. Une de Jesus et ses potes et l'autre Mohamed & Co. Bref, des cousins germains, petit-enfants de Mr. Brahim.

A titre de reference, pour nous autres a l'Ouest, le nom recurrant est Gaya - On le retrouve dans l'Histoire lointaine des 2 cote's de la Mediteranne'e, tant en Italie qu'en Numidie. Plus on remonte, plus l'Atlas, l'Atlantique s'impose dans notre passe'. Ces retours dans la passe' qui introduisent la geographie, nous menent necessairement a des realite's materialles indiscutables qui precedent les conceptions Orientales de la vie et la nature, et fait apparaitre un autre denominateur commun, l'Evolution Humain dans le naturel, c. a. d, la culture vue d'une autre perspective. Cette autre perspective etablit donc une autre reference pour comparaison. Des comparaisons qui necessairement qui remettent en cause les perspectives Orientales.

Des alors, ces perspectives et la culture qui s'en sont develope'es en croyances (Abrahniques) qui sont remises en causes etc'est toute la notion de religion qui se retrouve redefinie comme Philosophie, c. a. d. sujet a la critique et la raison (Kant). L'Arabe comme l'Hebreux, sont incapable, par la contrainte de la logique, de construire des perspectives fideles a la nature.

La science qui verifie et le contre-nature entre les perspectives religieuses et les realite's historiques locales requiere alors une autre langue comme support fidel, toute langue capable d'accomoder l'environnement naturel local.

Les langues autochtones et les cultures qu'elles vehiculent seretrouvent ainsi cibles prefere'es pour destruction, accompagne'e du renforcement de conceptes, perspectives et cultures etrangeres.

D'un point de vue economique/materiel c'est du colonialisme et au-dela, c. a. d. culturel, c'est du fachisme - c. a. d. l'imposition par la force de la superiorite' d'une culture et population sur une autre. Le moyen pour ce faire est l'argent et ce que l'argent peut acheter.

Les orientaux sont arrive's a se construire un communautarisme sur leurs perspectives qu'ils defondent contre tout dont ils imposent le respect absolut, et il nous revient de faire de meme pour remettre en cause ces croyances et imposer notre realite' naturelle. La mise a jour, le developement a travers l'enseignement et la pratique de notre langue-mere sont pour cela necessaires. Ceci ne peut se faire sans la prise de controle des ressources communes, c. a. d. l'autorite' gouvernemental - la societe' et ses ressources naturelles et culturelles - Acommencer par propre progeniture. La reside l'interet pour la chose politico-sociale. Et, c'est pour cela que je m'oppose aux ide'es socialistes (chez nous) qui ne font que conditionner les populations et les rendent dependantes d'une providence artificielle plutot que de leur efforts et intelligeance.

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