Les Chinois vont rénover une raffinerie de Sonatrach pour 380 millions d'euros

Les documents de l’accord ont été paraphés par le directeur du pôle raffinage de Sonatrach, Tahar Cherif Zerrar, et le directeur général de CPECC Algérie, Liu Chun Lin, en présence du ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, du P-dg de Sonatrach, Amine Mazouzi, ainsi que de l’ambassadeur de Chine à Alger, Yang Guangyu.

Le contrat, qui devra être réalisé dans un délai de 21 mois prévoit la construction de nouvelles unités qui permettront à la raffinerie de produire des essences à des spécifications identiques à celles en vigueur en Europe, a précisé le groupe. Sonatrach accuse un déficit énorme en matière de raffinage et le retard pris par la réhabilitation de cette raffinerie est de cinq ans. A fin des travaux la capacité de raffinage de cette entité augmentera de 35%.

La rénovation de cette raffinerie avait été confiée en 2010 au groupe d’ingénieurie français Technip pour 880 millions d’euros. Mais le contrat avait été résilié en juin 2015 à la suite d’une bataille de procédures entre Sonatrach et Technip.

Le groupe français s’est rendu compte après la signature du contrat que les canalisations devaient être totalement refaites, et non juste réhabilitées, selon la presse algérienne. Depuis, l’affaire est portée devant les tribunaux internationaux. Sonatrach sera amenée à défendre cette rupture de contrat.

La raffinerie de Sidi R’zine à Alger a été construite en 1964, elle produit actuellement 2,7 millions de tonnes de pétrole par an.

L.M.A avec agences

5 réflexions au sujet de “Les Chinois vont rénover une raffinerie de Sonatrach pour 380 millions d'euros”

  1. A quoi servent les ingenieurs qui sortent de l'IAP , Polytechnique et autres si on ne sait meme pas changer les canalisations d'une usine et peut etre quelques stations de controle!!!! Pouqruoi des Chinois savent le faire et nous on ne sait pas . L'Algerie , une fois de plus , confirme que on ne sait rien faire . A ce rythme la il faut fermer les universites qui produisent apparemment des ignares.

  2. Bonjour,
    La raffinerie de sidi R'zine (Baraki/Alger) n'a pas été construite en 64.
    Elle est entrée en production en 62 déjà . C'était Fafa qui la construite pour traiter initialement un (01) million de tonnes de pétrole par an et produire des carburants (essences et diesel principalement). Elle était tellement bien dimensionnée que sa capacité de production à pû être doublée durant les années de guerre civile sans modifications significatives. Elle ne produit pas 2,7 millions de tonnes de pétrole par an. Elle traite moins de 2 millions de pétrole par an pour produire toujours des carburants seulement (essences et diesel notamment). Jusque là, s'était les principaux mensonges de votre article. Ce qu'il faut par contre aussi porter à la connaissance du "Ghachi" Algérie est le suivant: En 73/74 la première raffinerie disont "Algérienne" est entrée en production à Arzew. Elle a été construite par JGC (les japonais). J' y ai participé comme ingénieur de production. Il faut noter que JGC est à ce jour présente et active en Algérie. Elle "assiste" Sontrach à pomper gaz et pétrole. (quelle honte !!). A la même époque, la raffinerie de Hassi messaoud, semblable à peu près à celle de Sidi R'zine, elle aussi coloniale, a pû doubler aussi sa production. L'enc…lé Bourourou, dans le cadre de son projet révolutionnaire d'industrie industrialisante a fait réaliser une raffinerie de 15 millions de tonnes/an à Skikda. Raffinerie qui a asssuré les entrées de devises dépensées à l'époque H'lima/Chadli durant la disette des années 80. (prix du brut au plancher d'où export obligatoire de produits raffinés de Skikda). A l'époque, sans la raffinerie de de Skikda, faute de devises pour le tube digestif, la révolte de "85" aurait été bien plus avant. Une raffinette à Ain Amenas est venue s'ajouter à cette quincaillerie de raffinage. Quincallerie qui dèjà à l'époque (début des années 80), était dépassée en termes de capacité de production et de diversifications produits. Pour toute une autre histoire, Ain Amenass n'est jamais entrée en production. Une raffinerie de 15 millions de tonnes à été mise en projet. 90 % des équipements (Les équipements d'une raffinerie de pétrole sont spécifiques et ne s'achetent pas chez l'arabe du coin) ont été dimensionnés, spécifiés, achetés les aanglais, payés et transportés d'Europe jusqu’à Arzew pour finir abandonnés sur les plages de Bethioua. C'était les équipements de la fameuse raffinerie de Bejaia. 81/82, l'emprise de l'axe Tlemcen/Mosta/Saida à la tête de Sonatrach s'affirmait et se généralisait. Régionalisme acèrbe aidant, le ministre de l'énergie de l'époque et toute sa fraterie, justifiant l'annulation pûre et simple de ce projet réalisé en termes de budget à plus de 60 %, par le fait qu'il était; Je cite, "dangereux de mettre du savoir faire pétrolier entre les mains des Kabyles". A l'époque, il y a eu l'histoire Cap Sigli, printemps bèrbere, les caisses du pays vides, la mafia de l'axe et H'lima/Chadli embourbés dans les programmes imports/imports "anti-pénuries". Sur les frontons des mairies, la devise était; "Pour une vie meilleure". Les barbus agitaient leurs gandouras et aiguisaient leurs couteaux dans les mosquées. L'Algérie glissait doucement dans l'horreur. Aujourd'hui, la raffinerie de Bejaia aurait couvert largement les importations de carburants effectuées depuis maintenant plus d'une décénnie.
    Carburants acquis en europe à 0,8 – 1 USD / le litre hors taxes (chippa comprise!!??) et cédés à la pompe à moins de 30 cts TTC le litre. Carburants qui alimentent aussi la contrebande des frontières (les fameux H'llaba trafiquants de carburants). Pour revenir à la raffinerie de Sidi R'zine, à présent, c'est au tour des chinois de se sucrer à leur tour et d'essayer de produire les carburants aux normes requises. (essence sans plomb notamment). Qualité de carburants réclamés par les contrebandiers H'llaba. C'est cela le vrai visage de l'Algérie de Boutchftchifa et de sa fraterie. Rabah Benali

  3. @ Massine Ait Ameur, Bonjour.
    Pour votre information, en 85 déjà, plusieures équipes d'ingénieurs et techniciens de la division engeneering et développement de Sonatrach et le très mince tissu industriel disponible de l'époque étaient, malgrés la buraucratie infernale débile qui sevissait, étaient totalement capables de rélaliser haut la main ce qui est aujourd'hui confié aux chinois "hachakoum" concernant cette raffinerie. A l'époque, je faisais partie d'une de ces équipes Sonatrach. Equipes qui avaient chacune deux à trois réalisations d'installations pétrolières derriére elles. (raffineries, usines GNL, GPL, Installations de stabilisation, pipes etc…). Soit entre 15 et 20 ans d'experience de terrain. Il faut aussi préciser que nous étions tous de la génération non "lakoul fondamentale". Nombreux parmis nous étaient de formation internationale. A l'époque, nous avons tous, sans exception aucune, cru au "miracle". Nous étions tous bercés par les sirènes de la propagande falacieuse des "révolutions multiples". En 81/82, l'emprise de l'axe Tlemcen/Mosta à la tête du secteur de l'énergie en général et de Sonatrach en particulier s'affirmait et se généralisait. Les cinq divisons de Sonatrach de l'époque, déjà dirigées en majorité par "l'axe" ont été saucissonnées en une multitudes de sociétés (Naftal, Naftec etc…etc.). Le but n'était pas de restructurer la compétence disponible pour plus de performance. La manœuvre était en fait le recadrage et la démultiplication des postes à responsabilités sur une base purement clanique et régionaliste. Au fond, c'était la préparation des années de pillage par les généraux et satelites d'abord et par les Boutcheftchifa / Khelil et fraterie ensuite. Le reste est connu. Cette politique clanique et régionaliste des années 80 déjà et le climat d'horreur créé par la suite par les barbus ont contribué à pousser la grande majorité de ces équipes dans les bras des sociétés pétrolières étrangères. Notamment au moyen orient, USA / Canada et industries pétrolière offshore. Nombreux de mes anciens collègues ont fini leurs carrières dans ces contrées à la grande satisfaction de leurs employeurs. Aujourd'hui, les installations pétrolières algériennes ne peuvent fonctionner sans l'assitance étrangère. Même les cartering des bases de vie du sud sont assurés par des sociétés telles que Ardis. Cette situation tragique n'est pas due à la qualité des ingénieurs et techniciens de l'école algérienne. C'est hélas, l'environnement socio-politique dans lequel ils sont appelés à évoluer qui est lourdement pollué et malsain. Rabah Benali

  4. Bonjour Monsieur BEN ALI, je vous remercie des précisions que vous apportés.C'est la stricte réalité , je pense sincèrement quand se connaissent tout les deux ,moi aussi j'ai bossé dans cette boîte SONATRACH, à l'époque de Sid-Ahmed GHOUZALI PDG. , j'ai quitté SONATRACH , pour bossé en Europe ,vu l'encadrement régionalistes de l'époque et toutes les petites tracasseries des ignards , qui savaient tout et qui ne font rien sauf nous emmerdés (Hachak).
    J'ai bossé en France chez TOTAL, jusqu'à ma retraite . Bon courage et bonne journée à vous. Rabah.

  5. la raison est simple : ce n est pas que nos universitaires qui ne veulent pas ou ne peuvent pas savoir faire de belles choses ,mais nos dirigeants qui veulent nous abrutir ,et nous coller et acrocher ,a l exterieur ,et par la meme favoriser au maximum, l import-import ,et les bakhchiches et commissions ,et le gonflement des factures ,au detriment de ce peuple qu ils ,ont rendu dépendant en tout de l etranger ,a tel piont que meme les ignards des pays du golf ,nous considerent aujourd hui ,comme des sous humains ,en se permettant ,de se comporter comme des chiqueurs chez nous , avec l asentiment de nos "chefs" et la protection,de nos differents services ( police ,gendarmerie ,douanes …)

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