Le bel exemple d’Aokas

Contrairement à ce que la plupart des auditeurs ont cru, la phrase n’était même pas la sienne ; il l’avait empruntée à une réplique d’une pièce théâtrale de Hanns Johst : « Wenn ich Kultur höre … entsichere ich meinen Browning !. » (« Quand j’entends parler de culture… je relâche la sécurité de mon Browning ! »).

Cette haine de la culture est en réalité une peur !… Parce que le nazisme, comme toute autre idéologie visant la domination totalitaire, sait parfaitement que son pire ennemi, son obstacle le plus redoutable est la connaissance des citoyens, donc la culture.

Partout et toujours, tout régime basé sur la domination a besoin de la garantir par l’absence, l’élimination de toute culture authentique, au sens le plus large du terme : cela va de l’archéologie à la peinture à la poésie et aux romans, jusqu’aux ouvrages de sociologie, en passant par ceux d’histoire et de philosophie. Seules resteront et seront encouragées une conception asservissante en matière spirituelle (religion sinon « morale » dans les pays non religieux, tels l’Allemagne nazie ou l’U.R.S.S. stalinienne) et une présentation ridiculement folklorisante et abrutissante du « patrimoine » national.

Bref, tout ce qui suscite la pensée citoyenne, donc la capacité libre et autonome de raisonner est combattue par les régimes qui ont besoin, pour exister, de l’obscurantisme le plus noir, le plus dense.

Pour y parvenir, les régimes totalitaires ont la solution du culturellement faible, parce que incapable d’affronter les idées par les idées, parce que les siennes sont inconsistantes : l’interdiction, la matraque, le « revolver » !

Il reste, alors, aux citoyens de relever le défi, en bravant le risque de répression. D’une manière pacifique et intelligente. C’est ce qu’ont fait les citoyen-nes d’Aokas, en Algérie. Et ils eurent la géniale idée de marcher en brandissant des… livres. L’ »arme » du savoir !

Et notons-le bien : cette initiative n’a pas eu lieu dans la capitale, ni dans une grande ville, mais dans une petite agglomération, et en Kabylie. Et l’initiative ne fut point celle de la « crème » de l’ »élite » mass-médiatique du pays, mais de simples citoyens-nes.

Citoyens-nes d’Aokas, vous avez écrit une très belle page du livre de l’émancipation culturelle du peuple algérien ! Je vous suis infiniment reconnaissant.

Je pense que ce 29 juillet 2017 restera une date dans l’histoire de l’émancipation sociale du peuple algérien. Je souhaite, ou, plutôt, j’appelle les compatriotes de tout le pays à faire de cette journée, désormais, un jour de commémoration annuelle. Que chaque 29 juillet, dans toutes les agglomérations du pays (villes, villages, douars), une marche citoyenne pacifique soit organisée, un livre à la main. Avec des slogans du genre : « Que vive la culture ! », « Un peuple sans culture est un peuple sans dignité ! » Ou, peut-être, même pas de slogan. Qu’y a-t-il de plus clair et significatif comme slogan que celui de brandir des livres en tout genre ?

N’est-ce pas la plus belle démonstration de liberté, de culture, de citoyenneté ? Avec le plus bel impact sur l’ensemble du peuple ?

Et que l’on ne se masque pas l’enjeu réel : l’activité culturelle authentique, autrement dit citoyenne libre et autonome, vise toujours, d’une manière ou d’une autre, l’émancipation sociale du peuple de toute forme d’aliénation, d’oppression, d’exploitation, pour encourager la liberté solidaire. Partout et toujours, les changements sociaux significatifs ont été préparés par des actions culturelles citoyennes. Voilà pourquoi tout pouvoir totalitaire recourt au « revolver » pour les conjurer, et pourquoi les citoyen-nes, soucieux-ses de dignité, chérissent la culture comme moyen pacifique de libération sociale.

Kaddour Naïmi

Courriel : [email protected]

29 réflexions au sujet de “Le bel exemple d’Aokas”

  1. @ Mr NAIMI, ce que vous augurez là : Que chaque 29 juillet, dans toutes les agglomérations du pays (villes, villages, douars), une marche citoyenne pacifique soit organisée, un livre à la main" peut très bien se produire après l'ère des généraux, mais la question est : de quelle livre s'agit-il?

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  2. Je voudrais exprimer toute mon admiration à l'endroit des hommes et femmes d'AOKAS qui ont osé – bravant la répression – marcher pour imposer le droit à la culture ! C'est, indéniablement un très bel exemple ! Je souhaiterais qu'il soit suivi par d'autres initiatives pacifiques pour imposer le droit de choisir librement ses représentants ou responsables de la commune à la magistrature suprême.

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  3. .
    Hanns Johst — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Hanns_Johst
    Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2013). Si vous disposez d'ouvrages … Johst écrit en 1933 une pièce intitulée Schlageter (de), expression de … Il s'agit d'une hagiographie héroïque du martyr « pré-nazi » Albert Leo … La phrase « quand j'entends le mot culture, je sors mon révolver », souvent prêtée …
    Vous avez consulté cette page 2 fois. Dernière visite : 30/07/17
    Citation : Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver.
    citations.webescence.com › Hanns Johst
    Cette phrase est souvent attribuée à Goebbels , Göring ou à d'autres dirigeants nazis. Elle est issue d'une pièce de théâtre de Hanns Johst , "Schlageter".
    Qui a dit " Quand j'entends le mot "culture ", je sors mon …
    https://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20080911042826AAzCM3I
    11 sept. 2008 – Je considère comme de mon devoir de la conduire d'une manière dure … allemand, Hanns Johst (1890-1978), lui-même national-socialiste, qui … comme réplique d'un personnage de l'une de ses pièces de théâtre … bobane · il y a 9 ans … Wenn ich Kultur höre… entsichere ich meinen Browning » (Quand …
    Quand j'entends le mot "culture", je sors mon revolver ! – Histoire-fr.com
    http://www.histoire-fr.com/mensonges_histoire_culture_revolver.htm
    Quand j'entends le mot "culture", je sors mon revolver !… mensonge! … à l'occasion de l'anniversaire d'Adolf Hitler[5], fut jouée une pièce de théâtre intitulée Schlageter. Ce drame, rédigé par l'auteur nazi Hanns Johst, était consacré à Albert Leo … d'étudier, affirmant : Wenn ich Kultur höre… entsichere ich meinen Browning …
    « Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver ! » (Hermann …
    http://www.tatoufaux.com/quand-jentends-le-mot-culture-je-sors-mon-revolver-hermann-g...
    17 juil. 2006 – La citation et l'auteur sont faux et rarement même une citation a été aussi … Quand j'entends le mot revolver, je sors ma culture ! » etc., la liste n'est pas limitative… … un des protagonistes de la pièce de théâtre Schlageter de Hanns Johst, … Wenn ich Kultur höre… entsichere ich meinen Browning » (Quand …

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  4. durant l'été 1954 et pour le préparatifs de la guerre de libération de l'algérie il n' y avait que quelques hommes, femmes et enfants, pour faire cette guerre pour mettre fin au colonialisme, au racisme, à l'apartheid, au nazisme, à l'esclavagisme à la française,
    et boudiaf était obligé de dire nous ferons cette guerre même si on doit fair appel aux singes de la chiffa, et ça veut tout dire,
    la france coloniale avait l'habitude de mobiliser dans ses armés des algériens par centaines de milliers, des colonisés enrôlés pour faire la guerre à d'autres colonisés, tous les héros algériens qui ont voulus combattre le colonialisme ont eu en face d'eux plus d'algériens que ceux qui étaient avec eux, de l'émir adelkader dés 1832 à boudiaf en 1954.
    pour la seconde guerre mondiale 250 000 algériens mobilisés (et pas de force comme le raconte certains sinon les français sont des fous d'armer des gens qui sont contre eux) et en 1954 il n'y avait pas 2500 hommes armés avec le FLN/ALN, soit 1% par rapport au mobilisés pour la france,
    c'est un phénomène naturel apparemment dans ce pays, si tous les algériens étaient nationalistes soit 9 millions, l’algérie aurait était indépendante dés 1956,
    l'élite nationaliste algérienne n'a pu mobiliser plus de 1000 hommes -l'équivalent du nombre d'habitants d'un petit village- pour la guerre de libération depuis l 'ENA en 1926 soit , c'est incroyable
    et ce n'est pas aux kabyles-ni d'aokas ni d'ailleurs- de mourir et de se sacrifier pour les autres,
    les autres sont des colonisés nés,
    les autres des morts nés
    ce n'est plus aux kabyles de mourir ou de perdre une jambe ou un bras pour les uatres,
    le kabyle qui aime lire les livres il les lira seul chez lui,
    le kabyle qui aime débattre, ne peut d"battre qu'avec un autre kabyle
    depuis 1926 et l’avènement de l’étoile nord africaine ça fait 91 ans de lutte démocratique et de sacrifices fait par les meilleurs algériens et qui ne donne rien parce que ce peuple est colonisé de lui même,
    il est temps que les kabyles se reposent et dorment comme tout le monde ou font semblant de ne rien comprendre parce que ça ne sert à rien de tenter de réveiller les zombies, les morts-vivants,

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  5. Je suis content que vous soyez favorable à cette initiative des habitants d'Aokas. Si vous ne pensez pas que c'est un danger pour l’unité national vous êtes déjà éveillé.
    Parce que le gouvernement fasciste d'Alger affirme que ce n'est pas la culture qui est visée mais plutôt le MAK. Et j'ai comme l'impression que cette réponse réconforte une large partie des citoyens Algériens.
    On ne va pas se raconter des histoire Mr Kaddour Naimi. le Peuple Algérien, n'est pas cultivé dans son ensemble, les députés n'ont jamais ouvert un livre dans leurs vie, mis à part les livres scolaires obligatoires à l’école . et c'est connu à chaque sortie d'un nouveau livre, l'auteur se précipite en Kabylie pour la vente dédicace. Et le gouvernement raciste d'Alger sort les blindés pour tabasser la population locale assoiffée de savoir et de culture.
    les statistiques nous montrent c'est quoi les livres vendus à l’échelle national. en dehors de la Kabylie, les livres de cuisines et de la religion occupent la première place. C'est mieux que rien.
    mais ce manque de lecture on le vois pendant les discussions, dans la rue ou sur les réseaux sociaux, l'insulte et l'injure dominent, c'est comme de la ponctuation.
    vous avez, vous même écrit un article pour essayer de soigner les mots utilisés pour rester toujours dans le respect et la discussion constructive.
    Je veux juste attiré votre attention, Mr Naimi sur votre souhait de voir les grandes villes suivre le cas d'Aokas : et bien si seulement si, la ville d'Alger uniquement à elle seule, fera une manifestation, la dictature Algérienne tombera sur le champs.
    Voila pourquoi nous sommes fâchés nous les Kabyles, depuis 1962 nous opposons à ce régime fasciste. et on nous prend pour des traitres. il suffis d'un 5 octobre 1988 pour faire plier la dictature de Chadli. mais hélas nous n'avons pas les mêmes objectifs avec le reste de l’Algérie.

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  6. À Mr. Urfane,

    votre question est pertinente. Cependant, il me semble que le contenu de ma contribution suggère clairement le genre de livre à tenir en main, quand je conclus : « la culture comme moyen pacifique de libération sociale. ». En outre, à cette question, j’ai déjà répondu dans une contribution précédente.

    K. N.

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  7. À Mr. Urfane,
    P.S. S’il faut attendre la fin de « l’ère » dont vous parlez, où est, alors, la valeur de la démarche citoyenne que nous admirons justement ?… N’est-ce pas plutôt elle qui devrait permettre la venue d’une société plus libre et solidaire ?
    K. .N

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  8. Un seul livre le Coran et une seule culture l'Islam quand aux hommes qu'ils écrivent ceux qu'ils veulent et qu'ils lisent ce qu'il veulent quand à vouloir nous imposer autres culture qui n'est pas notre nous la refusons ainsi que par son écriture qui n'a aucun alphabet et dont l'académie de cette invention nous vient de Paris.

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  9. Ces questionements, les miens, sont authentiques et non la critique pour la critique, etc." – Sans pour cela, diminuer ou insinuer que le sujet, ici, est d'une importance moindre. A mon avis, il finira comme tant d'autres, dans celui de la tolerence et ses limites et … la tolerence de l'intolerence et vis versa, c.a.d. l'intolerence de la tolerence… – et eventuellement "a qui le droit de tolerer ?"

    Je cite:

    (1) " … Partout et toujours, tout régime basé sur la domination a besoin de la garantir par l’absence, l’élimination de toute culture authentique, au sens le plus large du terme : cela va de l’archéologie à la peinture à la poésie et aux romans, jusqu’aux ouvrages de sociologie, en passant par ceux d’histoire et de philosophie. Seules resteront et seront encouragées une conception asservissante en matière spirituelle (religion sinon "morale" dans les pays non religieux, tels l’Allemagne nazie ou l’U.R.S.S. stalinienne) et une présentation ridiculement folklorisante et abrutissante du "patrimoine" national.

    Question: Qu'est-ce que c'estla culture? Les gens qui ne s'adonnent pas dans ces activite's de "collectives", SONT-ILS PRIVE'S DES INCULTES C.A.D. SANS CULTURE ?

    REPONSE: Non, biensur. Il s'agit donc, de culture UTILETILE, – comparaison souvent presente'e en termes de SUPERIEURE | INFERIEURE.

    Vous remarquerez, votre propre qualification de culture d' "AUTHENTIQUE".

    QUESTION: Y a-t-il correlation entre authentique et Superieure/Inferieure, c.a.d. l'authenticite' est-ce une mesure legitime, pour une population qui se dit partager une ensemble d'histoire, tradition, pratiques et croyances ?

    Finalement, definissez la notion de Citoyen/nne, et revisez ce qui suit… c.a.d. "la citoyennete' emerge-t-elle d'une culture ou est-ce l'inverse ? " – Je suggere, que Oui. La culture Kabyle par example a donne' naissance a la Citoyennete' Kabyle (qu'on la reconnaisse en le MAK ou pas, et non l'inverse. C'est tout le probleme du regime-bidon auquel vous faites reference: Le temps … Ils vont defaire 11 000 (onze mille ans) d'histoire ?. Une fois l'anne'e derniere, dans un debat de petit groupe sur la migration Mexicaine, un boorikoo d'ici(usa), a lache' "ils faut qu'ils apprennent(les Mexicains et autres) a parler, lire et ecrire l'Anglais" – Comme on dit ici "IMPOSSIBLE !" – L'anglais n'est pas une langue … La reponse d'un pote d'origine Espagnole: Il faudrait alors publier l'Alphabet Anglais, etc. ou "peut-etre Irlandais", c.a.d. celui de l'idiot qui a pete' de sa buche !
    Bref, tout ce qui suscite la pensée citoyenne, donc la capacité libre et autonome de raisonner est combattue par les régimes qui ont besoin, pour exister, de l’obscurantisme le plus noir, le plus dense.

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  10. Je ne parlais pas du contenu de votre contribution mais de la réalité sociétale algérienne qui ne s'y colle guère. Je ne suis pas très optimiste, j'espère me tromper…

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  11. à Mr. Derafji Nair,

    merci pour votre commentaire.
    Vous êtes bien entendu libre de choisir le livre qui vous convient. Mais où avez-vous la preuve que les personnes qui choisissent de lire également d’autres livres ont l’intention de « vouloir nous imposer » ?… Ne savez-vous pas que les amateurs de bons livres aiment ceux qui défendent la liberté de choix, et jamais l’imposition. Cette dernière est manifestée uniquement par les fascistes de toutes tendances, religieuses ou laïques.
    Quant au refus que vous exprimez, je vous invite à réfléchir davantage à cette attitude méprisante (pour ne pas dire colonialiste) pour une partie de vos compatriotes.
    Dois-je préciser que je suis linguistiquement arabophone et que je respecte toutes les langues populaires du monde, dont le tamazight fait partie, quelques soient ses carences ?

    K. N.

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  12. À Mr. Urfane,
    voudriez-vous m’indiquer les motifs de votre manque d’optimisme ? Eentuellement me dire votre âge et votre profession ?
    Ces indications m’aideraient à mieux comprendre la réalité de notre pays.
    K. N.

    Répondre
  13. Ce n'est pas mon âge, profession ou sexe qui vous fera comprendre la réalité de ce pays ya si Keddour! Référez-vous plutôt à la Fetwa que vient de brocarder chikh Derradji (bien plus représentatif de cette plèbe). Quand à votre réponse pour ce dernier je cite "Dois-je préciser que je suis linguistiquement arabophone et que je respecte toutes les langues populaires du monde, dont le tamazight fait partie, quelques soient ses carences ?" Une vraie pépite!! En gros, vous respectez même tamazight, en tant que langue popupulaire du monde. Vraiement-vraiement-là monsieur est trop bon…

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  14. à Mr. Urfane,

    à propos d’âge, de profession, de sexe et de région, je reste persuadé que connaître celle des commentateurs m’est utile, toutes et tous sans exception, et pas seulement celle de Mr. Derradji.
    Venons au tamazight. Allons, allons ! J’ai évoqué « même le tamazight » comme forme de réponse à Mr. Derradji. Vue cotre réaction, j’aurais peut-être dû ajouter « et l’arabe algérien » qui est ma langue maternelle. Mais je répondais au commentateur.
    Je ne fais absolument aucune différence entre toutes les langues populaires du monde, et je prête bien entendu une attention particulière à celles du peuple où je suis né. Vous savez comme moi que l’arabe algérien, ma langue maternelle, est encore plus maltraitée en Algérie que le tamazight. Certes, elle est parlée, on ne l’a jamais interdite, comme ce fut le cas du tamazight.
    Mais, pour sa promotion, elle n’a pas des défenseurs de la trempe et de la conviction de ceux du tamazight. Evidemment, je m’en réjouis, et j’espère que les compatriotes linguistiquement arabophones en prendront exemple pour la promotion de leur langue populaire.
    Bien que je comprenne parfaitement votre sensibilité à la question du tamazight, je vous prie de ne pas voir de mauvaise intention partout. Comme réponse de votre part, j’aurais aimé celle-ci : « Et l’arabe algérien, vous avez oublié de le citer ? »
    On ne sortira pas de l’auberge de l’obscurantisme tant que les diverses composantes du peuple ne s’uniront pas contre leur dominateur commun. C’est ma conviction. L’histoire me l’enseigne.
    K. N.

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  15. à Mr. Zwen,
    je comprends votre description de la situation du peuple en ce qui concerne la lecture. Mais est-ce uniquement sa faute ?… N’est-ce pas plutôt celle de ceux qui l’ont mis dans cette situation pour le dominer à leur aise ?
    Quant à ce que vous considérez la différence d’objectifs entre le peuple de Kabylie et celui du reste du pays, ne croyez-vous nécessaire que les compatriotes kabyles devraient agir également au sein de leurs compatriotes non kabyles pour les sensibiliser ?…
    Je ne crois pas qu’il est trop tard ou que c’est impossible. Il me semble qu’il y a assez de compatriotes kabyles hors de la Kabylie, qui vivent et travaillent. Ne devraient-ils pas en profiter pour expliquer leur situation aux autres compatriotes et, ainsi, créer une solidarité réciproque, certainement utile à tous, sans exception ?
    Je suis un exemple d’Algérien linguistiquement arabophone qui a été sensibilité aux problèmes de mes compatriotes kabyles par des camarades kabyles. Vous me direz : « D’accord ! Mais tu es l’exception ! »
    Certes, en consisérant l’ensemble du peuple, c’est difficile. Mais où donc l’action populaire pour la liberté solidaire entre les diverses composantes d’un peuple a été facile dans ce monde et dans son histoire ?
    K. N.

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  16. à Mr. Oziris Dzeus,
    d’abord, ma contribution ne dit en aucune manière que les gens d’Aokas devraient faire ailleurs ce qu’ils ont admirablement fait chez eux. Mais simplement que leur exemple soit imité ailleurs, par les gens là où ils vivent.
    Quant au reste de votre commentaire, je suis désolé de constater votre pessimisme très fataliste. Permettez-moi de vous dire qu’il est exactement le reflet en miroir de ce que une partie des Algériens arabophones pensent des Kabyles.
    Dans ces conditions, il ne vous reste que la guerre civile où vous vous massacrerez réciproquement. Au profit de ceux qui vous ont conditionnés à ce phénomène, vieux comme le monde : diviser les opprimés pour les dominer.
    Vous citez des faits historiques. Ne prouvent-ils pas que les compatriotes conscients furent de toutes les composantes de notre peuple, et les aliénés (utilisons les mots correctement), également, de toutes les composantes ?
    L’histoire (du nazisme à la Yougoslavie, aux Tutsis et Hutus, aux sunnites et chiites, etc.) n’enseigne-t-elle pas ceci : la DIALBOLISATION d’une ethnie et la SANCTIFIFACTION de l’autre (ce que vous faites, me semble-t-il), sur base etthnique, a toujours été une attitude FASCISTE, suscitée par une caste manipulatrice d’une ethnie, dans le but de la dominer puis former une nomenklarura privilégiée. Et le regrettable dans ce genre de contraposition, c’est que la personne qui accuse les autres d’aliénation est, à son insu, conditionnée par la même forme d’aliénation. En effet, où est la différence entre un Arabophone qui traite les Kabyles de tous les défauts, et un Kabyle qui traite les Arabophones des mêmes défauts ?… N’avons-nous pas affaire au même INTÉGRISME, autrement dit FASCISME, dans notre cas à la mode algérienne ?
    Aussi, permettez-moi de vous inviter à mieux réfléchir aux solutions les plus justes, quelque soit l’injustice considérée et la partie de citoyens qui en est victime.
    K. N.

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  17. @Urfane ,

    C’est inacceptable ! ce que vous faites là, c’est tout simplement de l’irrévérence à un une sommité dont l’humilité n’a d’égale que sa suffisance et qui ne s’accoquine parmi vous que parce qu’il est divinement missionné.

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  18. Errare humanum est!

    Urfane ,
    c’est inacceptable ! ce que vous faites là, c’est tout simplement de l’irrévérence à un une sommité dont l’humilité n’a d’égale que sa suffisance et qui ne s’accoquine parmi vous que parce qu’il est divinement missionné alors qu’il aurait pu vous vouer aux gémonies.

    Vous lui faites dire ce qu’il n’a pas dit effectivement.
    Je trouve que quand un homme de la trempe de Monsieur Naïmi vous fait le chène d’échanger avec vous vous devriez pour le moins lui témoigner, sinon de l’admiration, un peu de reconnaissance.

    Il eut fallu d‘abord comprendre qu’étant linguistiquement arabophone et culturellement suédois ou de la race de Thor, il n’est absolument pas obligé de condescendre si bas.
    Il a tout simplement voulu expliquer à un de ses con-génères qu’il n’était pas taillé dans le même bois que lui que Lui Naïmi il n’avait pas besoin d’être raciste à l’égard des Kabyles puisqu’il peut être méprisant.
    « Dois-je préciser que je suis linguistiquement arabophone et que je respecte toutes les langues populaires du monde, dont le tamazight fait partie, quelques soient ses carences ?

    Il y a d’abord le mot « populaire » : c’est juste parce qu’il ne connait pas votre sexe , votre profession, et votre niveau qu’il n’a pas dit « langue vernaculaire » . Il y a langue populaire ou plus précisément populeuse et langue académique ou élitaire.

    Ensuite, comme si cela ne suffisait pas, il a ajouté « quelques soient ses carences » pour ne pas dire « ses tares ».

    Rendez donc grâce à sa magnanimité, ne serait-ce que parce qu’il n’a pas voulu vous accabler.

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  19. y en a d'autres, dates, qui montrent que les autres -sans êtres manipulés- ont des préjugés et des arriérés pensées en vers les kabyles,
    -1949 crise dite bérbériste alors que le mouvement de libération armé était enclenché, et c'était la même année de l'attaque de la poste d'oran,
    -1954 guerre de libération natioale, les kabyles mourraient par centaines et subissaient la répression la plus féroce de la part des armées françaises et ses suppliants algériens de toutes composantes, et les autres avaient peur que les kabyles prennent le pouvoir une fois l'algérie indépendante, ce qui implique finalement qu'ils préféraient la colonisation, et durant 7 années la wilaya kabyle étaient sous embargo de la part des autres,
    -1962 prise de pouvoir par les embusquées des frontières et pour quelle raison? et les héros de la guerre de libération morts ou vivants sont devenus de traitres,
    -1963 les kabyles sont diabolisés et accusés d’êtres des séparatistes à la solde de la france,
    -1980 les kabyles sont toujours des séparatistes, des traitres à la solde de la france,
    -1990 les élections démocratiques, les kabyles sont diabolisés accusés d’êtres de mécréants et des amis de la france,
    -2001 les kabyles sont accusés de toutes les saloperies qu'on peut imaginer, ils étaient des millions à alger pour une algérie démocratique libre indépendante et forte pour tous les algériens et malgré la répression et l’assassinat prémédité et organisé de 120 jeunes et d'autres centaines de blessés à vie parce que peut être les kabyles considèrent que ce sont des sacrifices nécessaires pour toute l'algérie et tous les algériens, ils étaient des millions et rien ne pouvait les arrêter ni empêcher de prendre alger s'ils étaient des traitres
    et ce ne sont pas les kabyles qui déclencheront une guerre civile -dont rêve les autres- les kabyles malgré tout vont défendre l'algérie et leurs actions depuis toujours en sont la preuve,
    les autre ne peuvent pas faire comme les kabyles car ils n'ont pas la culture du sacrifice pour leur pays,
    c'est tout de même bizarre de parler d'arabophones et de kabyles, ça colle pas et indique clairement des préjugés et des arriérés pensées
    c'est en kabyle qu'il y a le plus de morts, de blessés d'anciens prisonniers, de veuves d'orphelins pour l'indépendance de l'algérie,
    donc ce n'est pas aux kabyles de continuer à mourir et souffrir à la place des autres,
    les kabyles sont démocrates, et libres dans leurs esprit et c'est suffisant pour eux,
    et ce que veulent les autres ce ,n'est pas le probléme des kabyles, et les autres ne veulent pas de ce que veulent les kabyles, en matière de démocratie, de libérté de justice , de gestion et le fonctionnement de l'état,
    si le prophète était kabyle les autres ne le suivrait pas c'est comme ça et point final,
    les autres considèrent que les kabyles sont un mauvais exemple à suivre
    donc les kabyles doivent cesser toute protestation envers le pouvoir en place pour réclamer la démocratie, la justice, la liberté d'expression ou tout autre droit humain,
    les kabyles doivent restés en vie comme le font si bien les autres,

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  20. @ mister Naimi : L'arabe algérien comme vous dites n'est pas tout à fait le titre approprié, car, de Langue, il n'en est rien, c'est tout juste un "patois" dérivé de thamazighth et de l'arabe : "zaouali" "djebana" et d'autres et d'autres mots sont d'origine amazigh et si vous cherhez plus loin, l'arabe ne sert que de liaison et de couverture religieuse. Une langue se matérialise par une étymologie du vocabulaire (c'est a dire un espace et une temporalité) , une construction grammaticale et une conjugaison normées par ses locuteurs, sans compter la poésie qui la mystifie et à cet égard, l'arabe de même que thamazighth, sont des langues. Par contre "l'algérien", aussi respectable soit-il, n'en est pas une. Alors, de grâce mr Naimi, si vous voulez être audible et crédible, cessez de noyer le poisson… Sans rancune.

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  21. Thoura ya3ni isk jipaldrwa de sortir mon flingue quand je lis une grandissime inanité comme celle-là « dont le tamazight fait partie, quelques soient ses carences » ?

    Décidément notre Suffisance ne craint pas l’absurde. Lwi il pousse à l’exaspération et même au crime ga3, mais onapaldrwa de sortir nos flingues ! A thakhna a Chikh wila hadi hia zyara !

    Bessah atanssyou, jipadi kJe ne suis linguiste ni psychologue ya llatif allah yesteurna, et que Dieu m’en garde. Mais avec l’autorisation de Claude Allègre je peux digresser autant que Sa suffisance Naîmi.

    Pour lui la situation de tamazight n’est pas une situation subie mais intrinsèque congénitale et irrémédiable. Sans être linguiste on peut observer que certain peuple qui ont des langues qui ne sont parlé que par eux et à l’intérieur de leur territoire sans exclure les langues dominantes n’ont rien à envier aux peuples dont la langue est internationale. Langue grecque qui peut être considérée comme la mère des langues n’est plus parlée en dehors de la Grèce, le latin a quasiment disparu, et la langue des pharaons n’existe plus. Ne dit-on pas chez les spécialistes une langue est un dialecte qui a réussi. La langue française est une pure invention de l’académie qui a été imposée par la force et les brimades au dépend de la langue d’Oil et de langue d’Oc, du breton, de l’alsacien et une flopée de patois. Idem pour la langue anglaise ! Ni un anglais d’aujourd’hui ni un français ne sont capable de comprendre les vielles langues anglaises et française et encore moins les anciens dialectes qui les ont données. Ces deux langues n’existaient quasiment pas, dans leur état actuel, il y a quelques siècles. On peut dire la même chose de la langue arabe qui au départ n’était qu’une langue barbare de quelques tribus du Moyen Orient ne doit son expansion qu’à l‘islam et non par une quelconque supériorité intellectuelle qu’elle ne doit qu’à la contribution de savants venu d’autres peuples. Et quelques soient leur supériorité intellectuelle, ce sont des codes plus simples qui font fonctionner les ordinateurs.

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  22. Au diable la rétention !

    Iporkwa je ne pisserais pas du vinaigre si je veux hein ? Sikhouna naîmi il chie sa science infuse carrément, non?

    J’allais rajouter avant que je ne me retienne tout seul que la langue arabe actuelle a été imposée depuis 62 par la force et la dictature, si on avait fait la même chose pour thamazigh, pour la langue des chiens ou des ânes on brairait ou on aboierait tous aujourd’hui ! Loukane il a dit qu’on est des arbres , on est des arbres , on est des arbres, c’eût été kifkif barikou. Même que sa Suffisance plutôt que d'afficher son outrecuidant mépris en serait fier.

    Mais comme sa Sainteté Naïmi n’aime pas les blasphèmes ,blarebbi que je vais le rajouter kamim !

    Qala sidna Marx el 3adhim , radhia allahou 3enhou fi kitabihi el3aziz. Apipiri, apipri kane : dans toute société la langue dominante c’est celle de classe dominante.

    Hassoun, inna lillahi wa illayhi radji3oun.( en kabychou : thimlilith awggni lkhendaq.

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  23. à Mr. Urfane,
    merci de votre réponse.
    Dommage que mon essai intitulé « DEFENSE DES LANGUES PUPULAIRES : le cas algérien » n’est malheureusement pas encore publié. J’attends la décision d’un éditeur algérien. Vous constaterez combien ce que vous dites sur l’arabe algérien manque d’informations.
    J’espère la publication de l’essai bientôt et il en sera rendu compte sur ce journal.
    De mon coté, également, sans rancune -:)
    K. N ?

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  24. à Mr. Ana Lfabite,
    sachez simplement ceci : deux de mes frère sont mariés à des femmes kabyles, l’une native d’Oran, l’autre des monts de Béjaia, que leurs enfants parlent à la maison l’oranais et le kabyle sans aucun problème.
    Sachez également ceci: je suis et demeure un enfant du peuple, et je m’efforce de dialoguer avec les gens du peuple, dont je fais partie. Parce que l’expérience m’a convaincu que le peuple a quelque chose à m’enseigner, comme moi à lui. Et par peuple, j’entends toutes les ethnies de cette planète, et pas seulement celles du pays où je suis né.
    Sachez enfin ceci, que je reprends d’Antigone: “Je ne suis pas né pour haïr, mais pour aimer”, donc pas pour mépriser (je l’ai été moi-même trop longtemps) mais pour comprendre et estimer (parce que je souhaite que les autres agissent de la même manière envers moi).
    Sachez enfin ceci : un philosophe grec de l’Antiquité se rendait régulièrement dans le quartier malfamé de la ville. Pourquoi ? Pour se faire insulter et cracher dessus. Aux gens qui lui demandaient le motif de ce singulier comportement, il répondit: “Ainsi, je fais mes exercices pratiques pour apprendre à ne pas etre troublé par la méchanceté humaine”. J’ajouterai: laquelle se trouve hélas ! parmi toutes les ethnies de la Terre.
    Ceci dit, comme dirait Mr Urfane, sans rancune -:)
    K. N.

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  25. Monsieur Naïmi, C’était une plaidoirie pour vous défendre et pas un réquisitoire, parbleu !
    Je suis ravi d’apprendre que les enfants de vos frères parlent « à la maison » kabyle Sans aucun problème », malgré les risques encourus.

    « sachez simplement ceci : deux de mes frère sont mariés à des femmes kabyles, l’une native d’Oran, l’autre des monts de Béjaia, que leurs enfants parlent à la maison l’oranais et le kabyle sans aucun problème. »

    Quelle défense en effet : avec un une parade comme celle-là, j’arrête de requérir. Monsieur Naïmi. Moi j’ai arrêté d’être raciste quand j’ai connu l’épagneul breton de mon frère et le berger allemand de ma sœur.
    Expliquer-moi donc bien ce qu’est une langue populaire ? Et si c’est le sort que vous réservez à Thamazight ?
    Et , au fait, êtes-vous pour la défense de la biodiversité et la réintroduction des espèces disparues ?

    Sans rancune , moi aussi !

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  26. Avant, bessah c’était avant. On parlait de la "saisie au kilomètre". On tape son texte d’abord puis on procède à sa mise en forme après. Mais je vous avoue que je préfère les textes bruts de décoffrage , ils sont plus francs et honnêtes.

    Bessah atansyou dhaghène jipadi que mes textes sans fautes sont malhonnêtes.

    C’est que mon putain de cerveau n’est jamais d’accord avec mes tripes. Et comme c’est lui qui conduit il leur nike leur niya à mes tripes.

    Daghène difwa jipalta pour le corrigeage.

    Hassoune voumavi kompri si lissancyèle.

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