Par ses idées, souvent aux antipodes de la pensée ambiante, M. Boukrouh secoue, bouscule et interpelle les consciences pour provoquer ce qu’il appelle un « déclic national ».
À ceux qui veulent devenir « harragas », il démontre que partir n’est pas un acte de révolte, mais une « idée de fuite », tout en accablant les dirigeants du pays qui en « ont fait un paradis pour eux et un enfer pour les autres ».
Aux islamistes, il explique qu’un viol de la Constitution, un coup d’État ou une présidence à vie, est bien plus grave qu’une simple caricature sur le Prophète qui « pourtant, les indigne et les jette sur la rue par centaines de milliers ».
Et malgré son initiative, l’ex-candidat aux présidentielles de 1995, ne se pose pas en homme providentiel, en « zaïm ». Il dit souhaiter la réussite de son projet « révolutionnaire » mais que sa personne « importe peu » du moment que le but serait atteint.
Le Matin d’Algérie : Trouvez-vous que la jeunesse algérienne ne s’indigne pas assez, qu’elle n’est plus habitée par l’esprit de révolte ? Un peuple révolutionnaire peut-il perdre du jour au lendemain son âme révolutionnaire ? Si c’est le cas, pourquoi ? L’ignorance, l’inculture, l’illettrisme ?
Noureddine Boukrouh: Si on devait prendre des exemples concrets, on constaterait que la jeunesse algérienne est effectivement habitée par l’ »esprit de révolte », mais pas le même. Ni dans sa philosophie, ni par ses objectifs. Remontons le fil de notre histoire depuis l’indépendance, et arrêtons-nous aux événements les plus saillants.
1) Il y a eu d’abord octobre 1988 dont la facture a été de cinq cents morts. Vous souvenez-vous personnellement d’une revendication formulée, d’une banderole brandie, d’un slogan scandé, du premier mot d’un programme hypothétique ? A l’étranger, on l’avait appelée la « révolte de la semoule », et à ce jour on n’arrive pas à trancher sur la spontanéité et la nature véritable de cette « révolte » sans philosophie ni objectifs : haine du pouvoir, nihilisme, manipulation des « Services » dans le cadre d’une lutte de clans ?
2) Trois ans plus tard ce sont des centaines de milliers de jeunes qui manifestent dans la rue, exigeant l’instauration d’un Etat islamique. Prêts à en découdre pour cet « idéal » dont ils ne savaient absolument rien, beaucoup d’entre eux ont pris quelques mois plus tard les armes et le chemin du maquis dont des dizaines de milliers ne sont pas revenus, tombés dans cette « révolte » encore vivace puisque Ouyahia supplie les « derniers égarés » de revenir à la société en échange des avantages matériels prévus par la loi sur la « réconciliation nationale » toujours en vigueur.
3) En 2001, plus d’une centaine de jeunes Algériens sont tombés en Kabylie et à Alger sous les tirs des services de sécurité dans une révolte motivée par la défense de la cause amazighe et des idées consignés dans la « Plateforme d’El-Kseur ».
Presque personne ne s’est solidarisé de leur cause dans les autres wilayas, leur donnant l’impression de ne plus appartenir au même pays.
4) En 2011, dans le sillage des révolutions arabes, des révoltes disparates ont éclaté à travers le pays que les autorités ont vite circonscrites en faisant baisser en urgence le prix de l’huile et du sucre.
S’agit-il, dans ces quatre exemples, de la même jeunesse, du même « esprit de révolte », de la même philosophie et des mêmes objectifs ? Manifestement, non. Il ne s’agit donc pas de jeunesse lettrée ou illettrée, savante ou ignorante, cultivée ou inculte, mais d’homogénéité intellectuelle, culturelle, linguistique, sociologique et même ethnique du peuple algérien. En 1988 et 2011, on retrouve des facteurs socioéconomiques à l’origine des troubles. Mais l’Etat islamique (1992) et l’amazighité (2001) sont deux idées que presque rien ne rapproche, deux causes que presque tout oppose. J’ajouterai que ces deux causes existaient avant le déclenchement de la Révolution du 1er novembre 1954 et qu’elles ont juste été mises entre parenthèses pendant la guerre de libération puis sous le parti unique avant de réapparaitre simultanément à la fin des années 1970.
Une analyse qui ignore cette donnée fondamentale ou la masque comme l’a fait le pouvoir algérien depuis l’indépendance n’a aucune valeur et ne sert à rien. C’est sur cette diversité ethnique, linguistique, culturelle, qu’il faut construire le socle de la nouvelle Algérie. L’ancien schéma monolithique a conduit à l’impasse et ne permettra aucune solution viable, durable. Il faut sortir du blocage par le haut, en faisant en sorte que les Algériens de toutes les sensibilités puissent vivre à l’aise et en paix dans leur pays, à l’ombre d’un Etat garant, efficace, régulateur, moderne, démocratique et social.
La jeunesse algérienne exprime son indignation à chaque occasion : dans les stades, sur les réseaux sociaux, et récemment en boycottant massivement les dernières législatives ? La conscience collective est bien présente non ? Comment la canaliser, la drainer ?
Vous vous méprenez sur le sens de ces réactions qui n’évoquent pas la conscience collective, mais exactement son contraire. Ce que vous prenez pour de l’indignation en vous référant à la violence dans les stades n’est en réalité que du nihilisme. Quant au boycott électoral, je n’y vois pour ma part qu’une indifférence à l’intérêt général, de l’irresponsabilité en matière sociale et politique, une abdication devant le devoir collectif, une dérobade devant l’aiguillon de la conscience citoyenne, toutes choses qui renforcent le despotisme et le laissent faire ce qu’il veut de nous.
La notion d’« indignation » popularisée par Stéphane Hessel dans son fameux petit livre qui a ému le monde n’a pas partout les mêmes résonances, et encore moins dans un pays comme l’Algérie commandé au plan émotionnel par une philosophie sociale d’essence populiste et nihiliste et une religiosité bon marché qui ont joint leurs effets pernicieux pour donner un homme détaché de la marche du monde, errant dans un désert culturel et politique.
J’ai demandé, au moment de répondre à votre question, à un excellent arabisant de me donner les traductions possibles en langue arabe du mot « indignation ». Il m’a donné « ghadhab », « intifadha akhlakiy », « istinkar », « rafd », « tandid »… On voit bien qu’il y a un problème, un gap, que ça ne colle pas tout à fait, que nous sommes dans des sens voisins mais inaptes à restituer ce que visait Stéphane Hessel dans « Indignez-vous ! ».
Voulant pousser dans ses retranchements mon traducteur, je lui ai demandé de traduire « dignité » et il m’a répondu par « karama », « charaf », « izza », sentiments renvoyant à l’intériorité individuelle, au ressenti personnel, alors que l’indignation que cherche à provoquer Stéphane Hessel en appelle au sentiment collectif, à la sensibilité commune ; elle s’adresse au « Nous » commun et non au « moi » de chacun. C’est l’équivalent du « common sense » auquel appelait Thomas Payne les Américains du XVIIIe siècle pour se libérer du despotisme britannique dans son livre qui porte ce titre.
C’est exactement ce qui manque aux Algériens qui ont vécu côte à côte pendant des millénaires, très rarement les uns avec les autres ou les uns des autres, d’où leur histoire tourmentée et leur colonisation répétée. Il leur a toujours manqué un sens commun, une vision d’eux-mêmes et du monde commune, le sentiment d’être un « Nous » insécable, la connaissance des raisons et des buts du « Nous ».
Dans leur culture, tout est subordonné au prisme religieux issu non pas du Coran ou de la pratique du Prophète mais du « ilm al-qadim ». Ce que vous appelez « révolte » est rendu par « isyan » en arabe, et la connotation religieuse est donc la toute première à se présenter à l’esprit quand on utilise ce terme. Il est connoté négativement, comme quelque chose de « haram » plutôt que comme une incitation au meilleur, à la démocratie, à la liberté…
Il n’y a rien dans la culture islamique issue du vieux savoir religieux qui incite à disposer d’une Constitution politique (vous vous rappelez sans doute du slogan « la doustour, la mithaq, kala lah kal raçoul », brandi par le FIS), ou qui soit destiné à combattre le despotisme. Le gouvernant ne peut être contesté que dans un seul cas : s’il s’attaque frontalement à l’exercice de la religion. Or la culture islamique n’est pas le fait du Coran ou du Prophète, mais à 90% le fait du « ilm al-qadim » en application des orientations des despotes qui se sont succédé dans l’histoire de l’islam presque sans exception depuis Moawiya.
Une caricature sur le Prophète indigne, jette les gens dans la rue par centaines de milliers, prêts à tuer, mais pas le viol de la Constitution, pas un coup d’Etat, pas le despotisme, pas les affaires de corruption, pas la présidence à vie, pas la fraude électorale…
Peut-être que cette indignation pour exprimer ce mal-être, cette inertie, n’a pas encore trouvé dans notre pays une figure, une personne, un guide, pour la transformer en mouvement ? Pensez-vous incarner cette figure ? En avez-vous l’ambition ?
Une des leçons essentielles que j’ai retenue de l’enseignement de Bennabi c’était, entre 1969 et 1973 (date de sa mort), la différence existant dans leur définition et leur fonction entre le monde des choses, le monde des personnes et le monde des idées.
Les Algériens adorent suivre les guides, les « cheikhs », les « zaïms », les marabouts et, de nos jours, les charlatans et les guérisseurs. C’est ce qui les a perdus et les perdra encore. Pour eux, dans leur subconscient, les idées doivent être incarnées par des personnes qui doivent être imitées, suivies au doigt et à l’œil. Ces idées sont le bien de ces personnes et eux de simples exécutants. On voit, là encore, l’influence du prisme religieux dans leur montage intellectuel. Ne vaut à leurs yeux que ce qui est sacré, vénéré, mystique et mystérieux, alors que seul le rationnel, le méthodique, l’objectif, le mesurable et le reproductible peuvent les servir et les faire avancer dans l’Histoire.
Le mythique Djouha a été le premier à déceler l’aubaine dans cette disposition de l’esprit algérien et, depuis, il n’a cessé à travers les siècles, sous un nom ou un autre, sous une apparence religieuse ou politique, d’exploiter cet inépuisable gisement renouvelable d’astuces, de ruses et de diableries pour vivre aux dépens des pauvres Algériens. Jusqu’à ce jour, et avec les remerciements et la gratitude éternelle des bernés, des victimes, du « ghâchi ».
Ce n’est certainement pas moi qui vais me poser en « zaïm » ou en homme providentiel pour leurrer mes compatriotes.
Je leur parle d’idées en essayant de distinguer les bonnes des fausses (comme l’islamisme), je m’emploie depuis un demi-siècle à leur livrer à domicile, à travers mes écrits, les quelques idées que j’ai comprises afin qu’ils en tirent profit pour se hisser au rang de nation pacifiée, stabilisée, développée…
Que mes écrits suscitent de l’intérêt, je ne peux espérer mieux, mais ce que je demande à mes compatriotes c’est d’en adopter les bonnes pour les adapter au cas algérien, de leur donner corps, d’en faire des réalités sociales et politiques. Ma personne importe peu, elle n’est pas le but mais juste le support, le moyen, le véhicule. Je peux aider, je crois l’avoir fait substantiellement jusqu’ici, et je suis disposé à continuer jusqu’à mon dernier souffle. C’est ce que j’ai fait sans relâche depuis 1970 et continuerai à faire avec l’espoir de laisser quelque chose d’utile après moi. Bla mziya !
Le phénomène des Harraga (brûleurs, une forme de suicide), est-il l’ultime forme de révolte de la jeunesse algérienne ? Contrairement à ce qu’on peut penser, ce phénomène, n’est-il pas l’expression d’un profond amour pour le pays et ses habitants ? Les « Harraga » disent ainsi, « je préfère brûler les frontières et risquer de mourir que brûler le pays, comme se sont embrasées la Libye ou la Syrie » ? Êtes-vous d’accord avec cette analyse ?
Vous persistez dans vos définitions ? Je persiste dans les miennes : mieux que dans tout autre exemple, la « harga » n’est pas un acte de révolte, mais la meilleure traduction de l’idée de fuite. On fuit son pays parce qu’on n’y trouve pas son compte ; on le quitte parce qu’on n’y a pas de vie, de travail, de présent, d’avenir. Ce ne sont pas les « harragas » qui sont à blâmer, mais les dirigeants du pays qui en ont fait un paradis pour eux et un enfer pour les autres, en particulier parmi les nouvelles générations qui ont, notamment, le sentiment de faire des études pour rien.
Lorsque l’Algérie deviendra un Etat véritable, transparent, avec une Constitution servant l’intérêt de ses citoyens et non exclusivement celui de ses dirigeants, lorsqu’elle sera dirigée par des hommes compétents, propres, ouverts à ses enfants où qu’ils se trouvent dans le monde, alors il n’y aura plus de « harragas », ce sont ceux qui sont partis qui voudront revenir.
Le jour fatidique de la faillite du pays, le peuple n’aura que faire des problèmes moraux et d’une révolution citoyenne pacifique, l’urgence sera de survivre et à n’importe quel prix ? Il faudrait peut-être agir au plus vite pour que cela ne dégénère pas en violence ?
Oui, vous avez raison, le jour fatidique approche. Nous en sommes à fabriquer des billets de banque, à émettre légalement de la fausse monnaie pour payer les fonctionnaires et les députés. Si ce n’est pas cela la faillite, qu’est-ce que c’est ?
Nous sommes dans la situation de la victime de Barbe Bleue qui demande à sa sœur Anne si elle ne voit rien venir de son donjon, visant le monstrueux Barbe Bleue. Vous et moi sommes sur le donjon et voyons au loin l’ouragan se lever. Combien de temps mettra-t-il à arriver ? C’est l’unique question qui vaille. Il faut se préparer à contrer le choc, à lui résister, à survivre, à reconstruire ce qui aura été détruit.
L’initiative que j’ai lancée ne m’appartient pas, elle vous concerne autant que moi, autant que n’importe quel Algérien soucieux de l’avenir de son pays. Je continuerai de mon côté à l’alimenter comme annoncé et à recueillir commentaires et propositions. Elle est appelée à devenir l’affaire du plus grand nombre possible d’Algériens et d’Algériennes, et son contenu programmatique et organisationnel sera précisé étape après étape.
(À suivre)
Entretien réalisé par Hebib Khalil
Le "mouvement 80" que, visiblement le "chikh" boukrouh n'estime pas digne d'être cité dans son "inventaire à la Prévert" est bien plus porteur d'idéaux révolutionnaires et politiques que toute la litanie des "révoltes" vociférantes et chariesques post-indépendance. Désormais, la Kabylie a retenu la leçon : votre slogan d'une Algérie arabo-islamique, ce sera sans nous.
Bra…vo !!! waooww !!! quelle riposte !!.
Thanemitrh ithtyemats qui t'a mis au monde.
Boukrouh vient de commettre l' erreur fatale exatement comme Boumédienne il a rasé au sol l' ideologie authentique de la patrie des imazighene qui lui est tellement etrangère à sa culture arabo- islamique au point d ignorer le printemps Berbère au profit du printemps arabe duquel il s'est largement inspiré pour promouvoir son algerianisme taiwan.
ca serait plus simple de dire en deux mots que le mal du pays vient de l'ideologie arabo-musulmane et l'islam politique,Deux phenomeques qui faut banir parce que contraires a la modernité et a la cohabition pacifique entre ètres humains ,full stop ! !.
À Ur fane. Il est fort légitime de se poser la question sur l'oubli du printemps berbère par M. Boukrouh. Et le journaliste qui l'a interviewé a aussi failli à son devoir en ne le lui rappelant pas.
Pourtant loin d'être anodin, c'est ce printemps dont la crue a fait céder les solides digues du pouvoir despotique algérien. Sans lequel M. Boukrouh ni le journaliste n'auraient, aujourd'hui, droit à la parole. Peut-être nous dira-t-il pourquoi il n'en parle pas ?
Cela dit, ne tirons pas sur notre homme. Il a du mérite. Il faut maintenant espérer que son appel à la révolution ne restera pas lettre morte, car le péril qui guette le pays croît de jour en jour.
vous avez dit:
"Presque personne ne s’est solidarisé de leur cause dans les autres wilayas, leur donnant l’impression de ne plus appartenir au même pays."
Ce jour la de l' an 2001, les kabyles n 'ont pas eu seulement une impression ya Sidi Boukrouh.Inon non, vous vous foutez de notre gueule ,ce jour la ,ya Sidi Boukrouh ont a eu la preuve par 9 (neuf) que nous avons touché le fond de l océan et que désormais entre berbères et arabes les jeux étaient faits et que…………
L'EAU PURE DOIT SE SEPARER DEFINITIVEMENTDE LA BOUE .
Vous avez dit aussi :
"Une caricature sur le Prophète indigne, jette les gens dans la rue par centaines de milliers, prêts à tuer, mais pas le viol de la Constitution, pas un coup d’Etat, pas le despotisme, pas les affaires de corruption, pas la présidence à vie, pas la fraude électorale…"
Ya si Boukrouh c est depuis 1949 que les berbères sont dans la rue pour demander a Messali puis au pouvoir arabo-musulman de corrignotre histoire identitaire et la constituion . Arrêtez vos amnésies avez vous oublier la revolte du FFS en 1965 contre la constitution arabophile improvisée en catimini dans un cinema qu ont fait vos freres arabo-bathistes pour empêcher la promulgation d'un bout de papier chiffon appellé constitution qui a illegitimement etabli que de 1962 a ce jour sous les yeux d un peuple de bedouins consentant et appaudisssant dés l'aube de l'independance et jusq pour laquelle sont tombés des milliers de vrais IRGAZENE IMAZIGHENE a l'instar des heros Abane, Ben Mhidi
Ben Boulaid Amirouche
@ Mr boukrouh .
Vous avez dit :
"Presque personne ne s’est solidarisé de leur cause dans les autres wilayas, leur donnant l’impression de ne plus appartenir au même pays."
Ya sidi Boukrouh,ce jour la ,un jour de l 'an 2001 tous les les berbères du monde et pas seulement les kabyles n'ont pas eu seulement une impression comme vous dites , ce jour la , ya sidi Boukhouh ;
Tah smaa 3ala djebel Djerdjer,Djebel Akfadou wa Djebel Aures.
Ce jour la ,
la rupture a été consommée ,la fatwa arabo islamine a été prononcée à haute voix par la majorité absolue des khouroutous de votre espèce indus occupants de la patrie de Jugurta que vous avez omis de nommer dans vos discours mieleux .
Ce jour la ,
comme aussi lors les jours (pour pas dire des mois ) ou a eu lieu Tasfouth Imazighene de " l' an de grace 1980 " quand les bicots de Bab el oued lancaient des cailloux sur(des millions DE KABYLES discriminés et méprisés dans leur pays ) qui avaient envahi pacifiquement alger pour se demarquer de la constitutionalisation de l'arabisation et de la falsification de l'identité amazigh du pays qu' ils venaient à peine de liberer des jougs du colonialisme français.
Cejour la,
les berberes du monde entier ont compris definitivement qu' il fallait passer a autre chose. et que l 'heure n'etait plus aux supplications et déclarations d'intention .
Ce jour la.
comme ausi le jour ou Ben Bella ,le marocain hurlait a tue tête depuis l'aéroprot de Tunis que nous algeriens Amazighs étions par sa volonté et pur faire plaisr a Nasser des arabes des arabes ,des arabes arabes pas n importe quels arabes mais des vrais arabes d' arabie, les fils de Jugurtha et Massinissa ont pris leurs responsabilités et depuis LE MAK
est né ,le RPK son dauphin aussi.
Ces dignes heritiers du FFS historique se passent de vos voeux pieux de revolution pacifique .
Ce n'est pas vous qui allait nous donner des leçons sur la manière de combattre les colons arabes de Tamzgha .Dites plutot a vos freres ou amis de corriger le préambule de la constitution qui définit faussement l'Algérie comme terre arabe,chose que ni vous ni vos amis biougnoules n'ont jamais contesté et qu'ils feignent d'ignorer depuis 1962 parce qu ils en sont fiers en braves et orgueilleux colonaltistes dominateurs, terroristes de nature et hogarines de premiere categorie.
A vrai dire Mr Boukrouh vous êtes en train de préparer un autre imbroglio electoral ala manière arabo musulmane pour 2019 .
Vous essayez de maquiller la future republique islamique DZ de votre immagination, en pseudo republique algerianiste democratique .
Vous êtes un chargé de mission pour le compte de vos maitres medio orientaux a cet effet. Mais 4a ne passera pas .Parole de kabyle !! Tab tab sid l' hadj fakou .
Voila une drole de façon de casser le mouvement de liberation independantiste et autonomiste qui a déja le vent en poupe en Kurdistan en Catalogne et biensure et surtout lä ou cela gène vous et vos amis ,en terre Amazigh (Algerie, Maroc, Tunisie , Lybie).
Pour les berberes vosu napporez rien dans vos projets arano-islamiquecar 'heure n'est pas aux reformettes a fleure de peau
Il n y aura pas d' Algerie libre sans la reconnaissance de sa vraie identitté et la réécriture de son histoire identitaire , politique,culturelle religieuse et civilisationelle .
"Mon peuple ira dans le sens de sa libération"
Non pas dans le sens indiqué par Boukhrou.
Incroyable mais vrai, 26 ans après, un arabisant du système Boutef évoque le massacre des 126 kabyles en 2oo1 .. ä des fins electorales biensure . !! Il faut rassembler le "ghachI" et le caresser dans le sens du poil.
Avant aucun homme du système n'en avait pipé un seul mot.
Il est vrai que les temps sont en faveur des peuples qui s'autonomisent et se libèrent.Rien n'est du a hasard
Le fait terrible de conséquences désastreuses pour ce pays séquestrée par la maffia politico militaro flno prédatrice se produira lorsque LA BULLE IMMOBILIERE ECLATERA!
Les revenus d hydrocarbures ne seront plus à même d'assurer "généreusement"la continuité des versements des salaires et de la paix sociale entrentenue …
L'effet domino sera inéluctable ,lorsque les 100 milliards de dollars seront dilapidés comme les plus de 800 milliards SANS GENERER aucune infrastructure perenne industrielle,agricole et technologique qui prendra les relais des paiements des millions de salaires de la fonction publique et de la sphére du privé
Ces "voyous" qui ont pris en ôtage ce pays pour le dépouiller de ses richesses et de sa rente d hydrocarbures non renouvelables n'ont aucune conscience pour AVOIR UN SEUL REMORD D 'AVOIR DETRUIT L'ALGERIE!
Mille mercis à lce président,à sa terrible fratrie ,à son clan et à ses généraux souteneurs!
Boukrouh est un kabyle jijelien, élevé à alger LA BERBERE ;des kabyles jijeliens elhadra, comme ils disent, comme le fût, avec une rare violence amazighophobe, boukharouba mohamed, dont les parents étaient originaires de jijel, la kabylie elhadra!
Boukrouh fait son mea culpa de "harki du systéme, , c 'est bien. Il n y a que les imbéciles qui ne changent pas d avis.
Mais mass boukrouh l algerie arabe et amazigh n 'existe pas.
L'algerie amazigh multilangue oui!
L'algerie amazigh est partout où votre regard se tourne :
-POUR VOIR SA FAUNE, SA FLORE, SES RELIEFS ET SES PAYSAGES de vignoble, de l olivier et du palmier dattier africains du nord en méditerranée amazigh occidentale
L'algerie amazigh est, également, partout où votre oreille se dresse pour entendre sa langue:
Dans le sud algérien, dans ses oasis et ses remparts, dans le titerri, dans la mitidja, dans toutes les regions de l ouest, en kabylie, dans le constantinois, à jijel, dans toutes les régions de l est et de ses contreforts, les babords, les aures… dans tout l algérois et ses banlieues….. enfin partout où une oreille se dresse dans ce vaste pays on entend cette langue amazigh que les colonisations successives ont essayé de faire disparaître, mais en vain…. !
le boycott massif des dernières législatives ?"pour ma part qu’une indifférence à l’intérêt général, de l’irresponsabilité en matière sociale et politique,…"
"…il manque aux Algériens ""Il leur a toujours manqué un sens commun…"
"Je peux aider, je crois l’avoir fait substantiellement jusqu’ici"(sic)
etc…etc…etc… tout le texte serait a mettre entre guillemets pour faire resurgir d une part l indignation que je ressens a lire ce texte commis par un si grand penseur-ponceur- qui continue a essentialiser et a se mettre tellement au dessus de la mêlée de nous autre plèbe qu il n ose dire "nous" mais "les algériens"…"eux"…
me suis arrêté au milieu ! le reste ne "présente aucun intérêt "comme disent les echéphiles en fin de partie télécommandée ! et dire que cette inteview va encore continuer ! bon courage !
@urfane
Je suis exactement de votre avis, éliminer le printemps berbère de 1980, qui était pratiquement le seul grand moment où le mur de la peur a été brisé, en presque 20 ans d'indépendance, face au parti unique et aux services de sécurité dirigés d'ailleurs par les mêmes barons depuis. S'agit il d'un oubli involontaire de M Boukrouh? j'en doute. A l'époque sa plume était déjà au service du régime dans Algérie Actualités. Zappé des manifestations aussi importantes pour la liberté, et la démocratie car il faut savoir que c'est a partir de ce moment que l'idée de la ligue de la défense des droits de l'homme a commencé son cheminement. M Boukrouh fait exactement ce qu'il dénonce, à savoir cette façon sélective de faire recours à l'histoire récente. Est ce parce qu'il avait dénoncé ces manifs en leur temps, comme dans le Journal El Moudjahid et traité les manifestants de dangereux séparatistes?
En 2001, lors des massacres qui ont fait 130 morts et plus de 1200 blessés, M Boukrouh était membre du gouvernement de Fakhamatou 1er, qui au plus fort des massacres s'est rendu en Afrique du sud pour participer à une réunion sur le SIDA. A t' il démissionné de son poste de ministre comme l'ont fait certain du RCD, s'est il au moins indigné, l'a't on entendu dénoncer les crimes NON. Il est, à mon avis, très mal placé pour reprocher aux Algériens leur manque d'indignation.
il parle comme spectateur d'événements pour lesquels il n'était qu'une marionnette,
il ose même parler des morts de 2001 en feignant d'oublier qu'il était ministre donc responsable de ces morts, et lui aussi n'a pas soutenu les revendications des kabyles mais il reproche ça au ghachi,
la même année 2001 il eu les inondations de bab eloued et il ne s'est pas déplacé sur les lieux en tant que personnalité politique chef (ou ex) d'un parti politique et ministre,
ce type est un faux, il fait dans le blabla et point final,
si sa personne importe peu et qu'il ne veut que le bonheur de ce pays et ses habitants et bien qu'il rembourse les salaires de ministre qu'il perçoit indument chaque mois et sans retard, depuis 11 ans,
il cite 88, 92, 2001, 2011 et il passe sur 98, pourquoi, il est à l'origine de la démission de zeroual et la venue de son maitre qu'il accuse maintenant de malade mental,
il ne cite pas aussi la fermeture du journal le matin en 2004 et l'emprisonnement
de son directeur justement pour des écrits, ni le journal ni son directeur ni les écrits en cause n'ont eu le soutien de ce prétendu intello et homme politique mais c'est vrai qu'il était ministre de son maitre,
fermer un journal n'est il pas déjà en 2004 le signe de la folie du chef supréme, mais c'est vrai qu'en 2004 boukrou occupait un poste de ministre et il n'avait pas toutes ses capacités intellectuelles pour réfléchir normalement, donc il est aussi malade mentalement que son maitre,
y a pas plus fou que celui qui obéît à un malade mental,
non ce n'est pas le chef supréme qui est malade mais la clique de fous qui lui tourne autour depuis 1999, et dont boukrou est membre important,
boukrou est membre d'une secte satanique comme bhl et il ne cherche que le sacrifice d'innocents,
finalement la plupart deviennent raisonnables,
y avait trop de vote négatif,
correctif : lire, constitution qui a etabli illegitimement que l'Algérie etait terre arabe de 1962 à ce jour sous les yeux ….etc
-( Algérie: la lente agonie d’un système )
-Noureddine Boukrouh,
-Mène une campagne de Dénigrement contre l'Algérie,
-Retournant son Arme contre ses Anciens Maîtres du Régime,
-Allant jusqu'à s'accaparer le droit de qualifier les gens de Mécréants selon lui par ce Verset du Coran qu'il appuie,
-( « Et certes, tu les trouveras les plus attachés à la vie d’ici-bas, pire en cela que les mécréants. Tel d’entre eux aimerait vivre mille ans. )
-Et de pourparler de Dieu,par ce Verset Toujours selon lui, :
( Mais une pareille longévité ne le sauvera pas du châtiment » (Coran, al-Baqara, 96).)
-Apres avoir Qualifié le Peuple Algérien de ( Ghachi ),
-Voilà qu'il Qualifie ses Hôtes qui lui tendent la main de ( Kouffars ),
-( Quand le Prophète est tombé malade……..il ne s’est pas fait transporter chez les « kouffars » pour qu’ils lui rendent la santé. )
-Pour ce qui est de :
-( Quant aux autres Français, ils pensent pour beaucoup d’entre eux (à tort) qu’il vient se soigner chez eux « à l’œil », alors qu’ils sont en crise, et n’apprécient pas les désagréments qu’il occasionne, ne serait-ce que la fermeture d’une ruelle ou la perturbation de la circulation devant la clinique de Grenoble.)
-Sache Monsieur Boukrouh,
-Que c'est grâce aux Africains en Général,
-et aux Maghrébins en particulier que
-Qui ont faits de la France,de l'Europe toute entiére,
-et de leurs Populations
-ce qu'ils sont Aujourd'hui
-Verdun et Monté Cassino,
-Témoignent jusqu'à nos jours,
-de la Bravoure des Anciens Combattants,
-et du 3 éme Régiment des Tirailleurs Algériens
-Au moment où ces Français,
-ces Européens et leurs Semblables
-Fuyaient tels des Rats,
-et Chiaient dans leurs Culottes,
-et Pantalons devant l'Artilleries Nazis,
-et déclaraient leurs Villes,
-Villes Ouvertes l'une après l'autre
( -VIDÉO :
-À la mémoire des héros du 3e Régiment de Tirailleurs Algériens
https://youtu.be/gJV2t2Q0de8 )
( -AVANT L'AFRIQUE ÉTAIT À EUX,
-AUJOURD'HUI LA FRANCE ET L'EUROPE SONT A NOUS !
https://i.skyrock.net/7438/16147438/pics/1650225224.jpg )
-Selon Boukrouh,
-( L’ Algérie n’a pas un président malade, elle a un malade pour président. )
-( Je ne sais pas si le président est conscient de l’image humiliante, tant pour lui que pour nous, qu’il donne au monde. )
-il arrive à un Aigle comme Abdelaziz Bouteflika,
-de tomber aussi bas qu'une Poule,
-Mais il n'arrive Jamais à une Poule,
-comme Noureddine Boukrouh de Voler aussi qu'un Aigle,
-( signer la fin de l’Algérie !)
-Sache bien que ce sera bien ta Fin avant celle de l'Algérie !
@Abdelaziz DJABALI
Quelles que soient les erreurs que l'on peu reprocher à M Boukrouh, par exemple son manque de courage politique jusqu'a aujourd'hui, il demeure toujours, à travers ses analyses et ses sentences, comme un visionnaire. Ce qui n'est pas le cas des flagorneurs invétérés qui ne sont là et n'interviennent que pour flatter l’ego démesuré de leur maîtres. Bouteflika un Aigle, c'est la blague du siècle.
A Arwal. En guise de réponse à ta réaction, je t'invite à lire ce que j'ai écrit (sous l'hyperlien ci-après) au sujet de Boukrouh et de son appel à la revolution http://www.lematindz.net/news/25356-noureddine-boukrouh-appelle-les-algeriens-a-la-revolution.html
Vous pourrez vous foutre le doigt dans l'oeil car vous ne parlez d'amazhighs que lorsque vous voulez les amener nulle part et ni la chaouis, les mozabites, les targuis ni les arabes ne vous entendent de cette orEIlle pour la seule raison L'ISLAM NOUS A UNIS et personne ne pourra s'en défaire sauf vous ou notre grand écrivait MaDaNi mi figue mi raison.
vous avez été et vous etes toujours des séparatistes et votre langage a été toujours le meme ;diviser l'Algérie à la moindre faille dont vous pensez déjà que cette occasion à votre portée mais vous oubliez tout un peuple qui se dressera contre vous et ne dit-on pas qui vivra verra.
Nous séparons comme nous avons toujours separer le bon grain de l'ivrée que sont les bicots comme toi. Cela est dans notre culture de ne pas faire la khalouta :Ta3ribou toukhribou !
je serais d 'accord avec toi quand Boukourh fera un rectificatif de sa decalration en y incluant un chapitre de notre histoire qui est le socle et la fondation de toute tentative de construire un pays stable fort et moderne en terre amazigh(pseudo algerie). j endoute qu il le fasse car pour moi il est un element du peril qui guette l 'Algerie. Vu que tu es coupé de la realité kabyle voici un rappelle ecoute isefra de lounis Ait menguellat il te dira long sur le destin de ce pays .
https://www.youtube.com/watch?v=rR-jX2D0KJA
Oct 88 n'a été ni plus ni moins une manipulation orchestrée …
MERCI BIEN
merci bien
Et malgré son initiative, l’ex-candidat aux présidentielles de 1995, ne se pose pas en homme providentiel, en "zaïm". Il dit souhaiter la réussite de son projet "révolutionnaire" mais que sa personne "importe peu" du moment que le but serait atteint.