Elle a eu lieu malgré les menaces de répression formulées par Abdelaziz Belkhadem ! Elle a eu lieu malgré la décision de la justice, qui a statué en référé, déclarant que l’appel à la grève lancé par les quatre syndicats (SNPSP, SNPSSP, SNMASM, SNAPY) était illégal.
elle a eu lieu et fut un immense succès :
la grève à laquelle a appelé la Coordination nationale des syndicats autonomes a été largement suivie, même dans le secteur de la santé. Le porte-parole du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP), Dr Yousfi, a affirmé que les syndicats autonomes de la santé sont en grève, et ce, à travers le territoire national. «Nous avons appris que le ministère de la Santé a saisi la justice qui a déclaré l’appel à la grève illégal, par voie de presse, et ce, au premier jour de la grève», a-t-il précisé. Et de regretter que la tutelle favorise encore une fois le recours à la justice au lieu de s’engager dans un débat franc et ouvert.
Pour sa part, le porte-parole du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP), M. Merabet, a confirmé de son côté que les travailleurs de la fonction publique du secteur de la santé sont en grève. M. Belhadj du Syndicat des maîtres assistants en sciences médicales (SNMASM) a évoqué, quant à lui, des perturbations dans certaines structures hospitalières. «Certaines administrations ont exercé des pressions sur le personnel médical», a-t-il indiqué en dénonçant l’utilisation du pouvoir de l’administration pour casser le mouvement de la grève. Au niveau de l’hôpital Mustapha à Alger, plusieurs services ont été paralysés, hier, par le mouvement de grève. A l’exception des services des urgences, où le personnel médical était sur place pour assurer la prise en charge des cas les plus urgents.
bref, une protesta réussie, le jour-anniversaire de la création de l’UGTA. Une protesta qui a fait réfléchir le pouvoir : hier, on apprenait qu’une première augmentation des salaires de l’ordre moyen de 5000 DA a été décidée pour avril prochain.
L.M.
