Alors que la France est sous le coup d’une menace d’Aqmi de tuer les quatre otages français, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a réaffirmé jeudi que le gouvernement français apporterait «un soutien logistique» à une éventuelle intervention militaire dans le nord du Mali.
Il s’agira d’envoyer « du matériel mais pas des hommes, du soutien indirect à l’opération« . Même si Aqmi menace nos otages ? « Nous disons très clairement que nous voulons sauver nos otages, et que les moyens sont mis en oeuvre pour le faire« , a répondu le ministre interrogé sur i-Télé.
Comme on lui demandait s’il jugeait « sérieuse » la menace lancée mercredi par Aqmi, le ministre a estimé que la situation dans cette zone du Sahel n’était « pas acceptable » et « nous ne pouvons pas laisser faire ça« . « Nous ne laisserons pas faire l’évolution (…) qui aboutit à la constitution d’une espèce de sanctuaire terroriste par des bandes organisées se réclamant d’Al-Qaïda au Mali« , a-t-il dit. Selon lui, « c’est notre sécurité qui est en jeu à moyen terme« .
« C’est aux forces africaines de s’organiser »
Cette possible initiative armée, a poursuivi Jean-Yves Le Drian, « revient d’abord aux Africains mais manifestement c’est en cours de gestation« . Et le ministre de rappeler que le président du Mali a fait appel à ses voisins regroupés dans la Cédéao (Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest, ndlr) pour qu’ils l’aident à reconquérir le nord du pays. « Il y a une légalité», a-t-il insisté en référence à la résolution de l’Onu. « Il faut maintenant que les forces africaines s’organisent, déterminent une feuille de route, le fassent en collaboration avec les autorités françaises et nous appuierons logistiquement cette démarche« .
