Le Matin d'Algérie

Karim Djoudi rassure : l’Algérie pratique une gestion sécurisée de ses 110 milliards de dollars de réserve de change

L’Algérie disposait fin 2007 d’un matelas de réserves de change de 110 milliards de dollars, placés en actifs publics, dont 40% en euros, a indiqué le ministre des Finances dans une déclaration dimanche à l’AFP.

Les placements sont notamment effectués en dollars auprès du Trésor américain et en livres sterling auprès du Trésor britannique et en yen japonais, a précisé Karim Djoudi. « Les risques sont nuls parce que ce ne sont pas des risques de marché et que la Banque d’Algérie pratique une gestion sécurisée de ces réserves », a-t-il dit. « Ces placements assurent à l’Algérie des liquidités qu’elle peut investir ailleurs à tout moment », selon lui.

La capacité d’absorption de l’économie algérienne étant encore faible, l’injection brutale d’une telle manne aurait généré une très forte inflation préjudiciable à la croissance, souligne le ministre, en réponse aux critiques d’experts défavorables à ces placements.

Les réserves actuelles représentent plus de quatre ans d’importation, contre moins de quinze jours en 1992-93, lorsque l’Algérie était menacée de cessation de paiement du fait d’une chute brutale des prix du pétrole sur le marché international.

L’Algérie bénéficie depuis trois ans de la flambée des prix du brut, qui flirte avec les 90 dollars le baril en moyenne. « L’Algérie dispose d’une surface financière qui assure une fiabilité à la mise en œuvre de sa politique économique », a souligné M. Djoudi.

La dette publique externe a été ramenée à 900 millions de dollars en 2007 –contre plus de 25 mds USD en 1993-94– et la dette publique interne doit être divisée par deux et ramenée à moins de 500 mds de dinars (5 mds euros environ) en 2008, selon les prévisions officielles.

Par AFP

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