Le constat est accablant. Malgré les milliards engloutis par le système éducatif, 22% d’Algériens ne savent ni lire ni écrire leur nom.
Selon une étude rendue publique jeudi, environ six millions d’Algériens ne savent ni lire ni écrire en Algérie, soit un taux d’analphabétisme de 22%, selon les résultats. Malgré toutes les campagnes d’alphabétisation menées à grand renfort de publicité, les résultats sont affligeants, en ce sens où la courbe de la population penche depuis au moins deux décennies vers la jeunesse.
« Le nombre de personnes analphabètes en Algérie a été estimé à 6 millions en 2008 soit 22% de la population« , a déclaré un expert du Centre national d’analyses pour la population et le développement (Ceneap), Hocine Tahar. Pour cause de manque de moyens de transport et de pauvreté, les zones rurales sont très touchées par ce phénomène.
M. Tahar s’exprimait mercredi à l’occasion de la présentation des premiers résultats d’une étude sur la lutte contre l’analphabétisme depuis l’indépendance du pays en 1962, réalisée pour le compte de l’association d’alphabétisation Iqraa, selon les journaux.
En 1962, le taux d’analphabétisme était de 85%, selon cette étude.
Optimiste, la présidente de l’association Iqraa, Aïcha Barki, a estimé que le taux d’analphabétisme devrait baisser à 10% à l’horizon 2015.
L’Algérie, qui célèbre cette année le 50e anniversaire de son indépendance compte actuellement plus de 37 millions d’habitants, selon des statistiques officielles.
Yacine K./AFP
